Arrêt Maladie & IJ CPAM 2026 : Indemnités Journalières, Maintien de Salaire et Congés

⚠️ Information Juridique (RH & Paie)

Les informations fournies sont basées sur la législation en vigueur. Le droit du travail est complexe. Ce contenu ne remplace pas les conseils d'un expert-comptable ou d'un avocat.

Vous venez de recevoir un arrêt de travail et vous voulez savoir combien vous serez payé, qui verse quoi (CPAM, employeur), et combien de temps cela va durer. Ce guide vous donne les règles 2025 et des exemples chiffrés pour lire votre fiche de paie sans surprise.

En bref

Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur : Arrêt maladie & IJ CPAM 2025 : indemnités journalières, maintien de salaire et congés. Ce guide complet vous détaille les points essentiels, les démarches à suivre et les conseils pratiques pour vous accompagner.

⚡ En bref

  • Conditions : être affilié à la Sécu, avoir travaillé/cotisé un minimum et envoyer l'arrêt dans les 48 heures.
  • IJ CPAM : environ 50 % du salaire brut (plafonné au PASS), après un délai de carence de 3 jours pour la plupart des salariés.
  • Complément employeur : souvent un maintien partiel du salaire (jusqu'à 90 % puis 66 %) selon l'ancienneté et la convention collective.
  • Congés payés : selon les situations, une partie de l'arrêt compte ou non pour l'acquisition de congés (voir cas pratiques).
  • Outil pratique : utilisez la calculatrice d'indemnité journalière pour simuler votre net pendant l'arrêt.

Sommaire

  1. Conditions pour être indemnisé par la CPAM
  2. Calcul des indemnités journalières maladie (IJ CPAM)
  3. Complément employeur et maintien de salaire
  4. Arrêt maladie, congés payés et ancienneté
  5. Cas particuliers : temps partiel, multi-employeurs, longue maladie
  6. Questions fréquentes

1. Conditions pour être indemnisé en arrêt maladie

Pour toucher des indemnités journalières (IJ), il ne suffit pas d'avoir un arrêt : la CPAM vérifie plusieurs critères.

1.1. Conditions d'activité et de cotisation

  • Être salarié du privé ou assimilé (CDI, CDD, intérim, apprentissage...).
  • Être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 1 an dans la plupart des cas.
  • Avoir travaillé au moins 150 heures sur les 3 derniers mois ou avoir cotisé sur un salaire d'au moins 1 015 fois le SMIC horaire sur les 6 derniers mois (seuil indicatif 2025).

1.2. Démarches à respecter

  • Faire constater l'arrêt par un médecin (CERFA d'arrêt de travail).
  • Envoyer les volets CPAM dans les 48 heures (ou télétransmission directe par le médecin).
  • Prévenir votre employeur et lui transmettre son volet d'arrêt dans les délais prévus par le contrat ou la convention.

En cas de retard important, la CPAM peut réduire ou refuser les IJ sur la période concernée.

2. Calcul des indemnités journalières maladie (IJ CPAM)

Le calcul suit une logique en trois étapes : salaire journalier de baseapplication du tauxplafond et carence.

2.1. Salaire journalier de base (SJB)

  • On additionne vos 3 derniers salaires bruts avant l'arrêt (hors primes exceptionnelles).
  • On limite chaque mois au plafond mensuel de la Sécurité sociale (PASS, autour de 3 900 € en 2025).
  • On divise par 91,25 pour obtenir un salaire journalier brut.

Exemple : salaire stable de 2 400 € brut/mois sur 3 mois :

  • Total 3 mois = 7 200 € brut.
  • SJB ≈ 7 200 / 91,25 ≈ 78,95 €.

2.2. Application du taux CPAM

En maladie simple, l'IJ CPAM est, en principe, de 50 % du salaire journalier de base.

  • IJ brute journalière ≈ 78,95 × 50 % ≈ 39,48 €.
  • Des cotisations sociales (CSG, CRDS, éventuellement cotisation retraite) sont prélevées pour obtenir l'IJ nette.

2.3. Plafond et délai de carence

  • Les IJ sont plafonnées : au-delà d'un certain salaire, vous ne toucherez pas plus que le plafond d'IJ fixé par la Sécu (quelques dizaines d'euros par jour).
  • En maladie, il existe un délai de carence de 3 jours : la CPAM commence à payer à partir du 4e jour d'arrêt (sauf rechute ou ALD dans certains cas).

Beaucoup d'entreprises ou conventions suppriment ce trou de 3 jours via un complément employeur : c'est ce qui explique que votre salaire ne chute pas brutalement dès le 1er jour.

3. Complément employeur et maintien de salaire

En plus des IJ CPAM, l'employeur verse souvent un complément de salaire qui permet de limiter la perte de revenu pendant l'arrêt. Ce complément combine les règles légales du Code du travail et, très souvent, des dispositions plus favorables prévues par la convention collective ou un accord d'entreprise.

3.1. Règles légales minimales

  • Ancienneté d'au moins 1 an dans l'entreprise (sauf dispositions plus favorables).
  • Justifier l'arrêt (avis médical, envoi dans les délais) et ne pas exercer d'activité professionnelle pendant celui-ci.
  • Ne pas être dans un statut exclu du dispositif légal (par exemple certains travailleurs à domicile ou intérimaires, qui relèvent de règles spécifiques).

En pratique, la loi prévoit un maintien partiel de la rémunération pendant une certaine durée : une première période proche de 90 % du brut, puis une période à environ 66 %, avec une durée qui augmente avec l'ancienneté. Ces montants viennent en complément des IJ versées par la CPAM.

3.2. Comment cela apparaît sur la fiche de paie ?

  • Une ou plusieurs lignes de déduction pour absence maladie, qui retranchent le salaire correspondant aux jours d'absence.
  • Une ou plusieurs lignes d'indemnités journalières Sécurité sociale (IJSS), souvent indiquées en brut puis en net après CSG/CRDS.
  • Une ligne de complément employeur (ou « maintien de salaire », parfois via un organisme de prévoyance) qui vient compléter les IJSS.
  • Au final, le net à payer est fréquemment légèrement inférieur au net habituel, mais la chute est atténuée par ce complément.

3.3. Exemple indicatif de maintien de salaire en arrêt maladie

Salarié à 2 400 € brut mensuels, net habituel autour de 1 850 € par mois, 5 ans d'ancienneté, arrêt de 30 jours :

  • IJ CPAM nettes (après délai de carence) : ordre de grandeur 26–28 €/jour, soit environ 700–750 € nets sur le mois.
  • Complément employeur (selon la convention) : vient s'ajouter pour viser 80–90 % du net habituel, soit un complément de quelques centaines d'euros.
  • Au final, le net à payer se situe souvent entre 80 et 95 % du net normal, selon l'ancienneté, la convention collective et l'existence ou non d'une prévoyance.

Cet exemple reste volontairement indicatif : les paramètres exacts (PASS, taux de CSG/CRDS, règles de votre convention, prévoyance) évoluent régulièrement. Pour une estimation chiffrée, utilisez la calculatrice d'indemnité journalière avec vos salaires bruts récents, puis vérifiez vos droits sur Ameli.fr, Service-Public.fr et, si besoin, auprès de votre service RH ou d'un professionnel du droit social.

4. Arrêt maladie, congés payés et ancienneté

L'effet d'un arrêt sur vos congés payés dépend du type d'arrêt et des décisions de la Cour de cassation.

  • Pendant certains arrêts (accident du travail, maladie professionnelle), les périodes sont largement assimilées à du temps de travail effectif.
  • Pour la maladie non professionnelle, la situation est plus nuancée, mais la jurisprudence va dans le sens d'une meilleure prise en compte pour les CP.
  • Votre ancienneté continue en tout cas de courir : l'arrêt maladie ne remet pas les compteurs à zéro.

Pour les cas concrets jours fériés + congés payés + arrêt maladie, voir le guide dédié Arrêt maladie, jours fériés et congés payés avec des calendriers pratiques.

5. Cas particuliers : temps partiel, multi-employeurs, longue maladie

5.1. Salarié à temps partiel

Le calcul reste le même, mais avec un salaire de référence plus faible. L'effet relatif de la maladie peut être plus marqué si vous avez déjà un faible revenu.

5.2. Plusieurs employeurs

Si vous cumulez plusieurs emplois, l'arrêt peut concerner tous vos contrats ou un seul. Selon les cas, la CPAM calcule les IJ sur l'ensemble de vos salaires déclarés, puis informe chaque employeur.

5.3. Longue maladie et ALD

En cas de longue maladie ou d'affection de longue durée (ALD), la durée maximale d'indemnisation augmente (jusqu'à 3 ans). Les règles de carence et de plafond restent proches, mais la gestion devient plus complexe : il est alors utile de demander un relevé détaillé à votre CPAM.

Questions fréquentes sur l'arrêt maladie et les IJ CPAM

À partir de quand suis-je payé en cas d'arrêt maladie ?

En règle générale, la CPAM applique un délai de carence de 3 jours : les IJ ne sont versées qu'à partir du 4e jour d'arrêt. Certaines conventions prévoient un complément employeur qui supprime ce trou, ce qui permet d'être indemnisé dès le premier jour sur la fiche de paie.

Quel salaire est pris en compte pour calculer mes IJ maladie ?

La CPAM retient vos 3 derniers salaires bruts précédant l'arrêt, chaque mois étant plafonné au PASS. Les primes exceptionnelles peuvent être exclues. Si vous avez un salaire très variable, la CPAM peut se baser sur une période plus longue (12 mois) dans certains cas.

Puis-je travailler pendant mon arrêt maladie ?

Non, sauf autorisation très spécifique (temps partiel thérapeutique, par exemple). L'arrêt maladie suppose que vous ne travaillez pas et que vous respectez les heures de présence au domicile fixées par la CPAM. En cas de contrôle, une activité non autorisée peut entraîner la suspension des IJ et des sanctions.

Que se passe-t-il si je tombe malade pendant mes congés payés ?

Dans certains cas, les congés peuvent être requalifiés en arrêt maladie et reportés, surtout depuis les évolutions du droit européen. Cependant, tout dépend de la nature de l'arrêt, de la date de prescription et de votre convention. Pour les cas pratiques (jours fériés, CP posés, arrêt qui tombe au milieu), reportez-vous au guide détaillé sur l'arrêt maladie et les congés.

À propos de cet outil

Auteur : Équipe éditoriale MaCalculatrice — Experts en RH & Droit du Travail

Dernière mise à jour : 3 janvier 2026

Sources : Les calculs et informations présentés sont basés sur les textes officiels (Code du Travail, Légifrance, Service-Public.fr, URSSAF) et les barèmes en vigueur au 1er janvier 2026.

Cet outil est maintenu à jour régulièrement pour refléter les changements légis latifs et réglementaires.