Calcul Moyenne Licence 2026 : Compensation, ECTS, Mention

min de lecture · Mis à jour le par Claire Dubois

⚡ En bref — Moyenne de licence 2026

Formule officielle : Moyenne semestre = Σ(note × ECTS) / Σ(ECTS). Validation à 10/20 sur chaque semestre ou par compensation entre paires de semestres d'une même année (S1↔S2, S3↔S4, S5↔S6). Toute UE ≥ 10/20 est capitalisée définitivement (Article 14 de l'arrêté du 30 juillet 2018). Les mentions Passable, Assez Bien, Bien, Très Bien sont attribuées uniquement au diplôme L3.

NiveauCrédits ECTSSeuil validationRéférence légale
UE3 / 6 / 9 (variable)≥ 10/20 capitaliséeArrêté 30 juillet 2018 art. 14
Semestre30 ECTSMoyenne pondérée ≥ 10/20Arrêté 30 juillet 2018 art. 11
Année (L1, L2, L3)60 ECTSMoyenne Sn + Sn+1 ≥ 10/20Compensation inter-semestre Art. 12
Diplôme licence180 ECTS sur 3 ansValidation L1 + L2 + L3Arrêté 22 janvier 2014 modifié
Mentions L3P ≥10 · AB ≥12 · B ≥14 · TB ≥16Arrêté 22 janvier 2024 (nomenclatures)
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Claire DuboisExperte éducation, conseillère pédagogique LMD

Claire Dubois suit l'organisation de la licence française depuis l'instauration du LMD (décret 2002-481) jusqu'aux réformes 2024-2026. Elle vérifie en continu la réglementation publiée au Journal officiel (arrêté du 30 juillet 2018 modifié, arrêté du 22 janvier 2024 sur les nomenclatures, décret BUT 2023-469) et croise les MCC types de Sorbonne Université, Paris-Cité, Strasbourg, Toulouse 2 Jean Jaurès et Lorraine. Sa méthodologie privilégie les sources primaires Légifrance, le ministère de l'Enseignement supérieur et les communiqués CNESER.

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🎓 Calculateur Moyenne Licence — ECTS multi-UE

Ajoutez vos UE (nom, note /20, crédits ECTS). Le calculateur applique la moyenne pondérée par ECTS, vérifie la compensation intra-semestre, signale les UE capitalisées (≥ 10/20) et affiche la mention en cas de L3.

UE du semestre (S5 par défaut) Total ECTS saisis : 0 / 30

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Système ECTS — 180 crédits sur 3 ans, 60 par an, 30 par semestre

L'European Credit Transfer and Accumulation System (ECTS), issu du processus de Bologne signé en juin 1999 par 29 pays européens, constitue l'épine dorsale du diplôme de licence française depuis la réforme LMD (Licence-Master-Doctorat) entrée en vigueur en France par le décret n° 2002-481 du 8 avril 2002. Toute la mécanique de validation, de capitalisation et de compensation tourne autour des crédits ECTS, et non plus autour de coefficients hérités du modèle pré-LMD.

Le principe : 1 ECTS = 25 à 30 heures de travail étudiant

Un crédit ECTS correspond à 25 à 30 heures de travail étudiant total (heures de cours magistral, travaux dirigés, travaux pratiques, travail personnel à la maison, examens). Le standard CNESER appliqué en France est généralement de 27 à 28 heures par ECTS, soit environ 1 600 à 1 700 heures de travail annuel pour 60 ECTS. Cette unité européenne permet la comparabilité fine des diplômes entre les 49 pays signataires du processus de Bologne, condition sine qua non de la mobilité Erasmus, des doubles diplômes et des passerelles intra-UE.

Architecture standard de la licence française fixée par l'arrêté du 22 janvier 2014 (cadre national des formations LMD, JORFTEXT000028543525) et confirmée par l'arrêté du 30 juillet 2018 :

NiveauCrédits ECTSHeures de travail estiméesPosition
Semestre (S1 à S6)30 ECTS750 à 900 hUnité de base
Année (L1 / L2 / L3)60 ECTS1 500 à 1 800 h2 semestres consécutifs
Diplôme licence180 ECTS4 500 à 5 400 h6 semestres / 3 ans
Master+120 ECTS (240 cumulés)3 000 à 3 600 hBac+5

Le rythme de 30 ECTS par semestre est strict : tout étudiant inscrit au régime normal valide ou ne valide pas l'intégralité des 30 crédits d'un semestre. Les régimes spéciaux (étudiants salariés, sportifs de haut niveau, handicap, statut d'aidant) peuvent étaler les ECTS sur deux semestres, ce qui ne modifie pas le total final mais ralentit la progression officielle.

Comment se compose une maquette pédagogique de semestre

Une maquette pédagogique de licence répartit les 30 ECTS du semestre entre 4 et 8 UE (Unités d'Enseignement), généralement structurées en trois familles selon les recommandations CNESER de juillet 2018 :

  • UE disciplinaires majeures (15 à 21 ECTS) : matières au cœur de la mention (philosophie générale en L1 Philo, droit constitutionnel en L1 Droit, calcul différentiel en L1 Maths). Coefficients ECTS lourds : 6 à 9 par UE.
  • UE méthodologiques et transversales (6 à 12 ECTS) : langue vivante (LV1, parfois LV2), méthodologie du travail universitaire, informatique-bureautique, recherche documentaire. ECTS plus légers : 3 à 6.
  • UE d'ouverture ou pré-professionnalisation (3 à 6 ECTS) : enseignements optionnels, projet, stage, engagement étudiant. La loi ORE (Orientation et Réussite Étudiante du 8 mars 2018) a renforcé ces dispositifs de personnalisation.

La somme des ECTS de toutes les UE doit toujours valoir exactement 30 par semestre. Cette contrainte normative est vérifiée par la commission CFVU (Commission de la Formation et de la Vie Universitaire) lors du vote du règlement des études, puis par le HCERES (Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) lors des accréditations quinquennales.

Une UE = un bloc, pas une matière isolée

L'UE est l'unité élémentaire de validation et de capitalisation au sens de l'arrêté du 30 juillet 2018. Une UE rassemble une ou plusieurs matières (souvent appelées « éléments constitutifs » ou EC) liées thématiquement, et les pondère via des coefficients internes définis par le règlement local. Par exemple, une UE « Histoire moderne » de 6 ECTS pourrait contenir un CM de 4 ECTS et un TD de 2 ECTS, avec une note d'UE = (note CM × 4 + note TD × 2) / 6.

C'est la moyenne de l'UE qui détermine la validation et la capitalisation, jamais la note de chaque matière isolée. Une compensation interne automatique joue donc déjà au sein de l'UE entre ses EC : un 8 en TD peut être tiré vers le haut par un 14 en CM, donnant une note d'UE compensée à 12 (donc validée). Cette mécanique d'arrière-plan est invisible dans le relevé final mais essentielle pour comprendre pourquoi le calcul de votre moyenne licence part de notes d'UE et non de matières individuelles.

Formule de la moyenne pondérée par ECTS — pas un coefficient, un crédit

La grande différence avec le calcul de la moyenne du baccalauréat tient à la nature de la pondération. Au lycée, on multiplie les notes par des coefficients arbitraires (4 pour le bac de philo en série L par exemple). En licence, on multiplie par les crédits ECTS qui mesurent la charge de travail réelle, ce qui crée des écarts marqués entre matières lourdes et matières légères au sein du semestre.

Moyenne semestre = Σ(note × ECTSUE) / Σ(ECTSUE)
Soit pour un semestre standard à 30 ECTS : diviseur fixe = 30.

Exemple chiffré pas à pas — S5 Licence Histoire

Considérons un semestre 5 typique d'une L3 Histoire à 6 UE pour un total de 30 ECTS :

UENote /20ECTSnote × ECTSStatut UE
UE1 — Histoire contemporaine (CM+TD)12672🟢 Validée capitalisée
UE2 — Méthodologie du commentaire14342🟢 Validée capitalisée
UE3 — Langue vivante (anglais)11333🟢 Validée capitalisée
UE4 — Discipline majeure (Histoire éco)8972🟠 Compensée intra-semestre
UE5 — Discipline majeure 2 (Sources)13678🟢 Validée capitalisée
UE6 — Option (Civilisation antique)15345🟢 Validée capitalisée
TOTAL30342342 / 30 = 11,40/20

Calcul détaillé : Σ(note × ECTS) = (12×6) + (14×3) + (11×3) + (8×9) + (13×6) + (15×3) = 72 + 42 + 33 + 72 + 78 + 45 = 342. Σ(ECTS) = 6 + 3 + 3 + 9 + 6 + 3 = 30. Moyenne pondérée = 342 / 30 = 11,40/20.

Le semestre est donc validé à 11,40/20. L'UE4 (8/20) est compensée intra-semestre par les autres UE supérieures à 10. Les UE 1, 2, 3, 5 et 6 sont capitalisées définitivement (Article 14). L'UE4 ne sera pas capitalisée mais ses 9 ECTS sont acquis via la validation du semestre.

Pourquoi la pondération ECTS change tout vs moyenne arithmétique

Sur le même relevé, si l'on calculait une moyenne arithmétique simple (sans pondération ECTS), on obtiendrait : (12 + 14 + 11 + 8 + 13 + 15) / 6 = 73 / 6 = 12,17/20. La moyenne pondérée par ECTS donne 11,40/20, soit 0,77 point de moins, parce que l'UE4 (8/20) pèse 9 ECTS, soit 30 % du semestre. Une note basse sur une UE lourde tire fortement vers le bas.

À l'inverse, l'option (15/20, 3 ECTS) ne pèse que 10 % du semestre malgré sa très bonne note : son effet positif est dilué. Cette mécanique pousse les étudiants stratèges à investir prioritairement dans les UE à fort coefficient ECTS, généralement les disciplines majeures (6 à 9 ECTS) plutôt que les options (3 ECTS). Voilà pourquoi une UE majeure ratée fait basculer un semestre.

Les 3 niveaux de compensation en licence — schéma propriétaire

La compensation est le mécanisme qui permet à une bonne note dans une UE ou un semestre de « compenser » une note insuffisante ailleurs, à condition que la moyenne globale atteigne 10/20. L'arrêté du 30 juillet 2018 (articles 11 et 12) en distingue trois niveaux, qui s'enchaînent en cascade automatique.

NIVEAU 1 — Compensation intra-UE (automatique) Entre matières d'une même UE selon pondérations CM/TD du règlement local NIVEAU 2 — Compensation intra-semestre (UE → UE) Σ(note × ECTS) / Σ(ECTS) ≥ 10/20 → toutes les UE sont compensées NIVEAU 3 — Compensation inter-semestre (S1↔S2, S3↔S4, S5↔S6) Moyenne des 2 semestres consécutifs d'une même année ≥ 10/20 → année validée ⛔ STOP — Aucune compensation S2↔S3 ni S4↔S5 (étanchéité inter-année)

Niveau 1 — Compensation intra-UE (automatique)

Au sein d'une même UE, les éléments constitutifs (matières) sont compensés selon les pondérations internes définies par le règlement des études. Cette compensation est automatique et invisible : vous ne voyez sur le relevé que la note finale de l'UE, calculée à partir des notes des EC × leurs coefficients internes. Exemple typique : une UE « Méthodologie historique » de 6 ECTS contient un CM d'épistémologie (4 ECTS internes, note 13) et un TD de paléographie (2 ECTS internes, note 9). Note d'UE = (13 × 4 + 9 × 2) / 6 = 70 / 6 = 11,67/20. L'UE est validée et capitalisée, même si le TD seul est à 9.

Cette compensation intra-UE existe dans 100 % des établissements et n'est jamais désactivée, car elle correspond à la définition même de l'UE comme bloc pédagogique cohérent (arrêté 30 juillet 2018 art. 6). Seule exception : certaines UE déclarées « UE à seuil » dans les MCC peuvent exiger une note minimale absolue sur l'un de leurs EC (par exemple 8/20 minimum au TD pour valider l'UE même si le CM compense numériquement). Pratique rare, généralement réservée aux UE professionnelles (stages, projets tuteurés).

Niveau 2 — Compensation intra-semestre (UE vers UE)

Au-dessus des UE, la compensation intra-semestre est régie par l'article 11 de l'arrêté du 30 juillet 2018. Elle joue dès lors que la moyenne pondérée par ECTS de toutes les UE du semestre atteint 10/20. Dans ce cas, toutes les UE sont validées au titre du semestre, y compris celles qui sont individuellement sous 10/20. Reprenons l'exemple S5 ci-dessus : UE4 à 8/20 est compensée par l'ensemble du semestre à 11,40/20, et l'étudiant valide ses 30 ECTS.

Limite réglementaire : certaines universités peuvent désigner dans leurs MCC des UE non compensables, généralement les UE fondamentales de la mention (par exemple « Anatomie » en L1 Santé, « Mathématiques pour économistes » en L1 Éco-Gestion). Pour ces UE, la note minimale absolue exigée est 10/20 quel que soit le résultat global du semestre. Cette pratique restrictive concerne environ 10 % des UE en moyenne nationale selon le bilan CFVU annuel, mais peut atteindre 30-40 % dans les filières sélectives.

La compensation intra-semestre ne modifie pas la note de l'UE : elle reste 8/20 sur le relevé. L'effet est que les 9 ECTS de l'UE4 sont quand même acquis au titre du semestre validé, mais l'UE elle-même n'est pas capitalisée individuellement. En cas de redoublement de l'année, l'étudiant peut être amené à repasser cette UE non capitalisée pour bénéficier d'une nouvelle chance de l'avoir au-dessus de 10.

Niveau 3 — Compensation inter-semestre (S1↔S2, S3↔S4, S5↔S6)

Au troisième niveau, la compensation inter-semestre joue exclusivement entre les deux semestres d'une même année. C'est la règle clé issue de l'article 12 de l'arrêté du 30 juillet 2018 : moyenne(S1, S2) ≥ 10/20 valide la L1, moyenne(S3, S4) ≥ 10/20 valide la L2, moyenne(S5, S6) ≥ 10/20 valide la L3. La pondération par ECTS s'applique : moyenne année = (moy_S1 × 30 + moy_S2 × 30) / 60 = (moy_S1 + moy_S2) / 2 puisque les deux semestres pèsent 30 ECTS chacun.

Concrètement : un étudiant qui obtient 9/20 au S1 mais 11,5/20 au S2 valide sa L1 à (9 + 11,5) / 2 = 10,25/20. Le S1 individuel reste sous 10 et ses UE non validées intra-semestre ne sont pas capitalisées, mais l'année et donc les 60 ECTS sont acquis. Sauf décision contraire du jury, l'étudiant passe en L2 et bénéficie de la mention « validation par compensation annuelle » sur son relevé.

Pas de compensation inter-année (S2 → S3, S4 → S5) — étanchéité stricte

Point capital souvent mal compris : la compensation entre les années n'existe pas. Une excellente L2 ne peut pas rattraper une L1 ratée. La seule passerelle entre années est le statut AJAC (voir section dédiée) qui permet sous conditions le passage avec dette d'UE, mais la L1 doit être validée tôt ou tard pour obtenir le diplôme final. Cette étanchéité protège la valeur diplômante de chaque année.

Compensation par blocs de compétences — modalité 2018-2024

L'arrêté du 30 juillet 2018 modifié 2024 a introduit une alternative : la compensation par bloc de compétences. Les UE peuvent être regroupées en blocs cohérents (linguistique, méthodologique, professionnel) et la compensation se faire par bloc plutôt que par semestre. Chaque bloc validé donne lieu à une attestation indépendante inscrite au RNCP, capitalisable pour la formation continue. Modalité à la discrétion de chaque université via ses MCC : la majorité conserve la compensation semestrielle classique, mais Paris-Cité, Strasbourg et certaines UFR de Bordeaux ont expérimenté la formule par bloc en 2024-2025.

Mentions de licence — Passable, Assez Bien, Bien, Très Bien (L3 uniquement)

Les mentions de licence sont attribuées exclusivement au diplôme final de L3, jamais aux années intermédiaires L1 et L2 qui ne décernent aucun diplôme. C'est un point que confondent fréquemment les étudiants : valider la L1 à 14/20 ne donne pas « mention Bien à la L1 », car la L1 n'est pas un diplôme. Seul le diplôme national de licence (à l'issue de la L3 validée) reçoit une mention.

Les 4 mentions officielles — arrêté du 22 janvier 2024

Les seuils des mentions sont fixés par l'arrêté du 22 janvier 2024 sur les nomenclatures des mentions (JORFTEXT000049219821), qui a confirmé les seuils historiques en vigueur depuis l'arrêté du 23 avril 2002 :

MentionMoyenne diplômeEffet pratique master
Passable≥ 10 et < 12Diplôme délivré ; accès master non sélectif principalement
Assez Bien (AB)≥ 12 et < 14Accès raisonnable aux masters sélectifs grand public
Bien (B)≥ 14 et < 16Compétitif sur la plupart des masters, dossiers d'écoles
Très Bien (TB)≥ 16Masters très sélectifs, accès grandes écoles, prépa agreg

Comment se calcule la moyenne pour la mention

La règle de calcul de la moyenne diplôme varie selon les MCC votées par la CFVU de chaque université. Trois modèles dominent en France métropolitaine en 2026 :

  • Modèle « L3 seule » : la moyenne du diplôme = moyenne de l'année L3 (S5 + S6). Modèle le plus simple, appliqué par Paris 1, Paris-Cité (sciences humaines), Sciences Po Paris pour ses bachelors. Avantage : valorise la dernière année qui reflète le mieux le niveau atteint.
  • Modèle pondéré 1/2/3 : moyenne = (L1 × 1 + L2 × 2 + L3 × 3) / 6. Modèle équilibré appliqué par Sorbonne Université (lettres), Strasbourg (sciences), Paris-Saclay. Avantage : récompense la régularité progressive.
  • Modèle équipondéré L1+L2+L3 : moyenne = (L1 + L2 + L3) / 3. Modèle plus rare, appliqué par certaines UFR de droit ou de gestion.

À titre indicatif, ces trois modèles donnent souvent des résultats proches à ±0,3 point près. Vérifiez systématiquement vos MCC sur la page Scolarité de votre UFR avant tout calcul d'objectif mention.

Impact concret de la mention sur la suite des études

Depuis la loi du 23 décembre 2016 (orientation et réussite des étudiants en master), l'accès au master est sélectif au niveau M1. Selon le rapport de la Conférence des Doyens des Facultés de Droit (publié en mars 2025), les mentions Bien et Très Bien font basculer entre 60 et 80 % des dossiers de master sélectif (droit des affaires, droit notarial, master MEEF, masters d'écoles publiques de management).

Pour les concours de la fonction publique (agrégation, CAPES, ENM, IRA, Aix, Rennes 1 ENS Cachan), la mention licence figure dans le dossier mais n'a généralement pas de pondération chiffrée. Elle joue surtout pour la motivation des jurys à l'oral. Pour l'enseignement, le master MEEF reste accessible avec mention Passable mais la sélectivité grimpe fortement à Lyon, Paris, Bordeaux.

Méthode pas à pas — calculer votre moyenne semestre en 6 étapes

Voici la procédure complète à suivre face à votre relevé de notes ou à votre maquette pédagogique pour reconstituer ou anticiper votre moyenne. Cette méthode reproduit le calcul officiel pratiqué par les services de scolarité et le jury, à partir des règles communes du LMD français en vigueur en 2025-2026.

Étape 1 — Récupérer la maquette pédagogique du semestre

La maquette pédagogique liste exhaustivement les UE du semestre, leurs intitulés exacts, leurs crédits ECTS, leurs éléments constitutifs internes (CM, TD, TP) et les modalités de contrôle des connaissances (examen écrit, contrôle continu, oral, dossier). Cette maquette est publiée sur le site de votre UFR/composante, généralement en début d'année universitaire et mise à jour après vote en CFVU.

Astuce : si vous êtes en cours de semestre et souhaitez anticiper, prenez la maquette de l'an dernier (95 % de stabilité d'une année sur l'autre). Si vous êtes en fin de semestre avec votre relevé, comparez la liste de votre relevé à la maquette officielle pour vérifier qu'aucune UE n'a été oubliée.

Étape 2 — Identifier la note finale par UE

Pour chaque UE, ne retenez qu'une seule note : la note finale de l'UE, déjà calculée par le service de scolarité à partir de la compensation interne entre éléments constitutifs. Si votre relevé affiche le détail des EC (par exemple « UE3 CM 13,5 / TD 10 »), additionnez en pondérant par les coefficients internes du règlement, ou repérez la ligne récapitulative « Note UE » fournie automatiquement.

Si vous êtes en simulation avant les notes finales (par exemple après les partiels mais avant les rattrapages), utilisez vos résultats partiels comme approximation et marquez explicitement les UE dont la note est encore provisoire pour faire une simulation conservatrice.

Étape 3 — Multiplier note × ECTS pour chaque UE

Pour chaque UE, calculez le produit (note × ECTS). Ce produit représente la contribution pondérée de l'UE à la moyenne semestre. Notez ces produits dans un tableau ou une feuille de calcul. Pour 6 UE à 30 ECTS, vous aurez 6 produits à sommer.

Étape 4 — Sommer les produits et diviser par 30

Additionnez tous les produits (note × ECTS). Divisez cette somme par 30 (le total ECTS du semestre). Vous obtenez votre moyenne pondérée par ECTS du semestre. Si vous avez fait l'opération sur un semestre standard à 30 ECTS, le diviseur est toujours 30. Si vous travaillez sur une année (60 ECTS), divisez par 60 et vous obtenez la moyenne annuelle directement.

Étape 5 — Vérifier la validation à 10/20

Si votre moyenne semestre ≥ 10/20 : le semestre est validé par compensation intra-semestre. Toutes les UE sont validées au titre du semestre, mais seules celles dont la note d'UE individuelle ≥ 10 sont capitalisées (Article 14). Les UE entre 8 et 10 sont validées par compensation mais non capitalisées : leurs ECTS comptent dans les 30 du semestre mais l'UE elle-même n'est pas définitivement acquise.

Si votre moyenne semestre < 10/20 : le semestre n'est pas validé directement. Cherchez la compensation inter-semestre (étape 6). Si elle n'aboutit pas, vous passez en session de rattrapage pour les UE sous 10 (sauf cas AJAC).

Étape 6 — Tester la compensation inter-semestre

Calculez la moyenne des deux semestres consécutifs de votre année : (moy_S1 + moy_S2) / 2 pour la L1, (moy_S3 + moy_S4) / 2 pour la L2, (moy_S5 + moy_S6) / 2 pour la L3. Si cette moyenne ≥ 10/20, l'année est validée. Les 60 ECTS sont acquis même si l'un des deux semestres était sous 10. Cette compensation joue uniquement entre les semestres d'une même année et automatiquement (pas besoin de demande étudiante).

Cas typique : S1 à 9,2/20 et S2 à 11,0/20. Moyenne année = 10,1/20. Validation L1 par compensation inter-semestre. L'étudiant passe en L2 directement, ses 60 ECTS L1 acquis, et seules les UE individuellement < 10 du S1 ne sont pas capitalisées (au sens Article 14) mais leurs ECTS sont quand même acquis via la validation annuelle.

Capitalisation des UE — Article 14, l'acquis à vie

La capitalisation est l'un des acquis les plus importants du LMD pour les étudiants. L'article 14 de l'arrêté du 30 juillet 2018 stipule explicitement : toute UE obtenue avec une note ≥ 10/20 est définitivement acquise et capitalisée, à vie, transférable entre établissements et reprises d'études. Cette règle protège vos efforts et vous permet de redoubler ou changer d'orientation sans tout recommencer.

Ce que signifie « capitaliser une UE »

Capitaliser une UE signifie que la note ≥ 10/20 et les ECTS associés sont définitivement acquis. Concrètement, en cas de :

  • Redoublement de l'année : vous gardez les UE ≥ 10/20 (note + ECTS) et ne repassez que les UE non validées (< 10 et non compensées). Économie de temps et de travail considérable.
  • Réorientation en cours de licence (ex. passage L1 Maths → L1 Éco-Gestion) : les UE de méthodologie, langue, ouverture déjà validées sont transférables et créditables dans la nouvelle maquette si elle contient des UE équivalentes (procédure de Validation des Acquis d'Études, art. R613-32 à 38 du Code de l'éducation).
  • Mobilité Erasmus : les UE validées dans l'université d'accueil et faisant l'objet d'un contrat pédagogique (Learning Agreement) sont automatiquement reconnues par votre université d'origine et capitalisées dans votre cursus français.
  • Reprise d'études après interruption : sans limite légale de temps (sauf MCC particulièrement restrictives), une UE capitalisée il y a 5 ou 10 ans reste valide pour reprendre la licence là où vous l'avez laissée.

Ce qui n'est pas capitalisable

Certaines situations ne déclenchent pas la capitalisation :

  • UE entre 8 et 10/20 validée par compensation intra-semestre : les ECTS comptent dans le semestre mais l'UE n'est pas capitalisée individuellement. En cas de redoublement, l'UE doit être repassée.
  • UE entre 8 et 10/20 validée par compensation inter-semestre : même règle, ECTS acquis via la validation annuelle mais UE non capitalisée individuellement.
  • UE non compensable (statut MCC) sous 10/20 : non capitalisée, à repasser obligatoirement.
  • UE supprimée de la maquette suite à une refonte pédagogique : la procédure de VAE (Validation des Acquis de l'Expérience) ou la commission de transfert peut décider d'un transfert d'ECTS équivalent.

Cas pratique — étudiant qui redouble la L2

Léa a validé son S3 à 11/20 avec 4 UE ≥ 10 (24 ECTS capitalisés) et 2 UE entre 8 et 10 (6 ECTS validés par compensation mais non capitalisés). Elle a ensuite raté son S4 (moyenne 7/20) et l'année L2 n'est pas validée. Elle doit redoubler. À la rentrée suivante, Léa :

  • Garde les 4 UE du S3 capitalisées (24 ECTS) sans repasser les examens.
  • Doit repasser les 2 UE du S3 entre 8 et 10 (qui pouvaient être compensées dans la simulation initiale mais ne le sont plus puisque l'année n'a pas été validée).
  • Doit repasser intégralement le S4 (les UE n'ayant pas atteint 10).

Charge de travail réelle : 36 ECTS à repasser sur 60, soit 60 % du programme annuel, à condition que l'année redoublée valide bien le S3 résiduel + S4. Sans la règle Article 14, Léa aurait dû tout reprendre, ce qui aurait représenté 60 ECTS et un risque de découragement.

Statut AJAC — Ajourné Autorisé à Composer en année supérieure

L'AJAC (Admission en Année Conditionnelle, ou Ajourné Autorisé à Composer) est un dispositif qui permet à un étudiant n'ayant pas validé son année de monter quand même en année supérieure avec une « dette d'UE » à rattraper en parallèle. Solution intermédiaire entre la validation pleine et le redoublement strict, l'AJAC est une décision discrétionnaire du jury fondée sur la souveraineté pédagogique reconnue par l'article L613-1 du Code de l'éducation.

Conditions d'éligibilité usuelles

Les conditions varient selon les MCC de chaque université, mais l'usage majoritaire en 2025-2026 retient au moins l'une des règles suivantes :

  • Validation d'au moins un semestre sur les deux de l'année (par exemple S1 validé à 11/20 mais S2 raté à 8/20).
  • Moyenne annuelle entre 8 et 10/20, avec au moins 40 % des ECTS validés (24 ECTS sur 60).
  • Assiduité confirmée (présence aux examens, pas de défaillance non justifiée).
  • Avis favorable de l'équipe pédagogique et compatibilité de l'emploi du temps avec le rattrapage.

Comment se passe une année AJAC

L'étudiant AJAC en L2 suit le programme L2 normalement + repasse les UE non validées de L1 en parallèle (généralement intégrées à l'emploi du temps L1 de l'année courante). Charge de travail moyenne : 60 ECTS annuels + 6 à 18 ECTS de dette = 66 à 78 ECTS effectifs. Au passage en L3, l'étudiant doit avoir validé toute sa dette L1 (sinon il est ré-ajourné et redouble la L2).

L'AJAC n'est généralement pas autorisé pour le passage L3 → master, car le diplôme de licence est requis intégralement pour candidater à la sélection master. Une dette résiduelle en L3 conduit donc nécessairement à un redoublement L3 partiel ou complet selon les MCC. Cas particulier : certaines universités acceptent l'inscription AJAC au master « sous condition de validation complète de la licence avant le 31 octobre N+1 », mais cette tolérance est en recul.

Les limites du dispositif AJAC

L'AJAC reste une autorisation, pas un droit. Le jury peut refuser un AJAC à un étudiant éligible techniquement s'il estime que la dette est trop lourde, que l'étudiant n'a pas démontré sa motivation, ou que les UE dues sont des prérequis essentiels pour l'année supérieure. Inversement, le jury peut accorder un AJAC à un étudiant légèrement sous les conditions usuelles s'il existe un contexte favorable (maladie, situation familiale, projet professionnel cohérent).

Statistiquement, environ 8 à 12 % des étudiants L1 et 6 à 10 % des étudiants L2 passent en AJAC selon les données SIES (Système d'Information sur l'Enseignement Supérieur, MESR, bilan 2024 publié en mars 2025). Le taux de validation finale du diplôme pour les AJAC est de 65 à 75 %, légèrement inférieur aux non-AJAC, mais nettement supérieur au taux des redoublants stricts.

Jury souverain — Code de l'éducation article L613-1

Le jury d'examen est l'instance qui valide officiellement les résultats des étudiants et délivre les diplômes. Sa composition et ses pouvoirs sont définis par le Code de l'éducation, article L613-1, qui consacre le principe de souveraineté pédagogique : le jury statue en dernier ressort sur la validation des UE, semestres, années et diplômes.

Composition réglementaire du jury

L'article 18 de l'arrêté du 30 juillet 2018 fixe la composition obligatoire :

  • Au moins 50 % d'enseignants-chercheurs titulaires ou contractuels assimilés.
  • Un président nommé par le président de l'université (ou directeur de composante par délégation).
  • Possibilité d'inclure des professionnels qualifiés du secteur (pour les licences professionnelles).
  • Quorum minimum de 3 membres présents pour délibérer valablement.

Les points de jury — valider à 9,5/20

Les « points de jury » sont une pratique courante mais informelle : le jury peut accorder un ou plusieurs dixièmes de point supplémentaires à un étudiant dont la moyenne est très proche de 10 (typiquement 9,5 à 9,99) si son dossier global témoigne d'assiduité, de progression positive, d'investissement personnel. La décision est collégiale et motivée par les éléments du dossier (présence en TD, qualité des copies, situation personnelle).

À l'inverse, le jury ne peut pas refuser de valider un étudiant dont la moyenne atteint réglementairement 10/20, sauf cas exceptionnels documentés : fraude avérée (avec sanction préalable de la section disciplinaire), absence non justifiée aux examens impliquant une note 0 réglementaire, ou vice de procédure dans le déroulement des épreuves. Toute décision contraire à la règle expose le jury à une annulation contentieuse devant le tribunal administratif.

Limites des recours contre les décisions de jury

Les décisions de jury sont insusceptibles de recours sur le fond selon la jurisprudence constante du Conseil d'État (notamment CE, 6 mai 2002, n° 224832). Le juge administratif ne peut substituer son appréciation pédagogique à celle du jury. Les recours possibles sont strictement encadrés :

  • Erreur matérielle : note mal reportée, calcul arithmétique erroné, omission d'une note. Recours auprès du service scolarité avec demande de rectification.
  • Vice de procédure : quorum non respecté, président non nommé, oral non organisé pour une UE qui en imposait un, communication tardive des résultats au-delà du délai réglementaire. Recours administratif gracieux puis contentieux devant TA.
  • Incompétence ou détournement de pouvoir : jury sortant de son périmètre (par exemple jury L1 statuant sur des UE L3). Très rare en pratique.

Les recours sur la « note attribuée à une copie » ne sont jamais recevables sur le fond : le correcteur souverain de la copie ne peut pas être contredit par le juge. Cette règle protège l'autonomie pédagogique des enseignants-chercheurs.

Délai et publication des résultats

Le jury doit publier les résultats dans un délai raisonnable, généralement fixé par les MCC (souvent 15 jours après la fin des épreuves). Les résultats sont affichés publiquement (panneaux, intranet, ENT) et notifiés individuellement (relevé de notes téléchargeable). Toute notification tardive ou manquante peut justifier un recours de procédure.

Sources officielles et textes en vigueur 2026

Tout le contenu de cette page est sourcé sur les textes officiels publiés au Journal officiel de la République française, accessibles sur Légifrance, et complété par les communications du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, France Universités (ex-CPU) et le rapport d'orientation CNESER. La hiérarchie suivante prévaut :

Cadre législatif (Code de l'éducation)

  • Article L612-2 du Code de l'éducation — architecture LMD, durée et organisation des cycles.
  • Article L613-1 du Code de l'éducation — souveraineté du jury, délivrance des diplômes.
  • Articles D613-1 à D613-26 — modalités d'application réglementaires.
  • Articles R613-32 à R613-38 — Validation des Acquis d'Études (VAE pour réorientation).

Cadre réglementaire (arrêtés et décrets)

  • Arrêté du 30 juillet 2018 relatif au diplôme national de licence (JORFTEXT000037291166, modifié 2024). Articles 11 (compensation intra-semestre), 12 (compensation inter-semestre), 14 (capitalisation UE), 16 (blocs de compétences), 18 (composition jury). Texte de référence absolu pour la licence générale.
  • Arrêté du 22 janvier 2014 fixant le cadre national des formations LMD (JORFTEXT000028543525, modifié 17 octobre 2024). Architecture 180 ECTS, mentions du diplôme, équivalences internationales.
  • Arrêté du 22 janvier 2024 modifiant les nomenclatures des mentions de licence et de master (JORFTEXT000049219821). Liste officielle des mentions Passable / AB / B / TB et des intitulés autorisés.
  • Arrêté du 6 décembre 2019 portant réforme de la licence professionnelle (modifié 14 octobre 2024, BO Hebdo 42).
  • Décret n° 2023-469 du 15 juin 2023 portant création du diplôme universitaire de technologie (DUT) en formation continue et du Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) — abrogation DUT formation initiale et intégration BUT au grade de licence.
  • Loi n° 2018-166 du 8 mars 2018 (ORE — Orientation et Réussite Étudiante) — Parcoursup et personnalisation parcours licence.
  • Loi n° 2016-1828 du 23 décembre 2016 — sélection en master M1.

Sources institutionnelles et corpus universitaire

  • Enseignementsup-recherche.gouv.fr — page officielle « Licence générale », communiqués CNESER (Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche), bilans annuels.
  • SIES — Système d'Information sur l'Enseignement Supérieur (MESR) — statistiques annuelles de réussite, parcours étudiants, AJAC.
  • France Universités (ex-CPU) — position publique des présidents d'université sur les réformes, ressources documentaires.
  • HCERES — rapports d'évaluation quinquennaux des formations licence (accréditation et renouvellement).
  • MCC types universitaires — règlements d'études vérifiés sur Sorbonne Université, Université Paris-Cité, Université de Strasbourg, Université Toulouse 2 Jean Jaurès, Université de Lorraine (Nancy ALL).
  • Scodoc.org — référence technique du logiciel de scolarité libre Scodoc, utilisé par de nombreuses universités, documentation officielle de la mécanique de capitalisation des UE.
  • UNEF (Union nationale des étudiants de France) — tracker des réformes universitaires, ressources droits étudiants.

MCC locales : ce qui varie selon votre université

L'arrêté du 30 juillet 2018 fixe les règles générales, mais chaque université adopte ses Modalités de Contrôle des Connaissances (MCC) votées par la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU). Ces règles locales peuvent modifier significativement votre calcul de moyenne.

Les principales variations observées en 2025-2026

RègleStandard arrêté 2018Variante possible (MCC locales)
Note seuil intra-semestrePas de note seuil par défautCertaines universités exigent un minimum de 7 ou 8/20 sur certaines UE pour bénéficier de la compensation semestrielle
Meilleure note au rattrapageNon précisé — souvent max(S1, S2)Quelques établissements pratiquent encore l'écrasement (note S2 remplace S1 même si inférieure)
Compensation par blocSemestrielle classiqueDepuis 2024, Paris-Cité et Strasbourg expérimentent la compensation par bloc de compétences (arrêté 2018 modifié 2024)
Calcul de la mentionMoyenne L3 seule recommandéeSorbonne, Paris-Saclay : pondération L1 (coef 1) + L2 (coef 2) + L3 (coef 3) pour la mention diplôme
Conditions AJACDécision discrétionnaire du jurySeuil variable : 8, 9 ou 9,5/20 minimum selon les MCC, avec un semestre validé obligatoire

Conseil : consultez systématiquement le règlement des études de votre UFR (disponible sur l'ENT ou auprès du SUIO) avant de calculer votre situation. Les règles locales prévalent sur les règles générales dans les marges laissées par l'arrêté national.

Les 3 niveaux de compensation en licence (arrêté 30 juillet 2018) Niveau 1 Compensation intra-UE Matières → UE Niveau 2 Compensation intra-semestre UE → Semestre ≥ 10/20 Niveau 3 Compensation inter-semestre S1↔S2 · S3↔S4 · S5↔S6 Paires autorisées : S1↔S2 (L1) S3↔S4 (L2) S5↔S6 (L3) Interdit : S2↔S3 (entre L1 et L2) — S4↔S5 (entre L2 et L3) Règle essentielle : une année est validée si moyenne(S_n + S_n+1) ≥ 10/20 Source : arrêté du 30 juillet 2018, articles 11 et 12 — vérifier les MCC locales pour les notes seuils
Les 3 niveaux de compensation en licence française — arrêté du 30 juillet 2018
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Claire DuboisExperte éducation, conseillère pédagogique LMD

Claire Dubois rédige et maintient l'ensemble des pages éducation de MaCalculatriceEnLigne.com (calcul moyenne licence, calcul note BTS, contrôle continu, mention baccalauréat, ECTS Erasmus). Elle suit l'application de l'arrêté du 30 juillet 2018 et de ses modifications 2024 dans une dizaine d'universités françaises (Sorbonne, Paris-Cité, Strasbourg, Toulouse 2, Lorraine, Paris-Saclay). Elle vérifie en continu les évolutions réglementaires publiées au Journal officiel et croise les MCC locales votées par les CFVU pour identifier les variations régionales (compensation par bloc, UE non compensables, AJAC). Sa méthodologie privilégie systématiquement les sources primaires Légifrance, le ministère MESR, les rapports CNESER, France Universités, SIES et le HCERES.

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❓ Questions fréquentes — Calcul moyenne licence

Comment calculer sa moyenne en licence ?

La moyenne de licence se calcule comme une moyenne pondérée par les crédits ECTS de chaque UE. Formule : Moyenne semestre = Σ(note × ECTS) / Σ(ECTS). Pour un semestre standard à 30 ECTS, additionnez (note × ECTS) pour chaque UE puis divisez par 30. Exemple : 5 UE de 6 ECTS notées 12, 10, 14, 8 et 11 → ((12+10+14+8+11)×6) / 30 = 330/30 = 11/20. Le semestre est validé car ≥ 10/20. À noter : les coefficients ne sont pas arbitraires comme au lycée mais correspondent à la charge de travail réelle mesurée en ECTS (1 ECTS ≈ 25-30 heures de travail étudiant).

Quelle moyenne pour valider sa licence ?

10/20 de moyenne pondérée par ECTS valide un semestre, une année et le diplôme. Chaque UE ≥ 10/20 est capitalisée définitivement (Article 14 de l'arrêté du 30 juillet 2018). Une année est validée si la moyenne des deux semestres consécutifs (S1↔S2, S3↔S4, S5↔S6) atteint 10/20, même si l'un des deux semestres est légèrement sous le seuil. Le jury demeure souverain (Code de l'éducation art. L613-1) et peut accorder des « points de jury » pour valider à 9,5 selon l'assiduité et la progression de l'étudiant.

C'est quoi 30 crédits ECTS ?

ECTS signifie European Credit Transfer and Accumulation System. Issu du processus de Bologne signé en 1999 par 29 pays européens, il harmonise les diplômes européens. Un semestre vaut 30 ECTS, une année 60 ECTS, une licence 180 ECTS, un master 120 ECTS (240 cumulés). Un crédit ECTS représente environ 25 à 30 heures de travail étudiant (présence en cours, travail personnel, examens). Les ECTS pondèrent les UE dans la moyenne semestrielle et sont transférables entre établissements (mobilité Erasmus, équivalences intra-France, doubles diplômes UE/EEE).

Comment fonctionne la compensation en licence ?

La compensation joue à trois niveaux. (1) Intra-UE : automatique entre les matières d'une UE selon les pondérations CM/TD du règlement local. (2) Intra-semestre : si la moyenne pondérée des UE ≥ 10/20, les UE sous 10 sont compensées (sauf UE déclarée non compensable par les MCC). (3) Inter-semestre : S1↔S2, S3↔S4, S5↔S6 — la moyenne des deux semestres consécutifs ≥ 10/20 valide l'année. Pas de compensation S2↔S3 ni S4↔S5 : les années sont étanches. Cette mécanique cascade est régie par les articles 11 et 12 de l'arrêté du 30 juillet 2018.

Est-ce que les semestres se compensent en licence ?

Oui, mais uniquement par paires d'année : S1↔S2 valide la L1, S3↔S4 valide la L2, S5↔S6 valide la L3. Si la moyenne des deux semestres consécutifs atteint 10/20, l'année est validée même si un semestre individuel est sous le seuil. La compensation entre années (S2 vers S3, S4 vers S5) n'existe pas : une L1 non compensée ne peut pas être rattrapée par une bonne L2. Certaines universités peuvent restreindre la compensation par bloc de compétences (arrêté 2018 modifié 2024), à vérifier dans vos MCC locales — Paris-Cité et Strasbourg ont expérimenté la formule par bloc en 2024-2025.

Quelle note pour avoir une mention en licence ?

Les mentions de licence sont attribuées uniquement au diplôme final L3 (les années L1 et L2 ne décernent aucune mention diplômante). Seuils officiels selon l'arrêté du 22 janvier 2024 : Passable (10 ≤ moyenne < 12), Assez Bien (12 ≤ moyenne < 14), Bien (14 ≤ moyenne < 16), Très Bien (moyenne ≥ 16). Le calcul de la mention dépend des MCC : souvent moyenne L3 seule, parfois moyenne pondérée L1 + L2 + L3 (avec coefficients croissants 1/2/3). La mention pèse significativement sur l'admission en master sélectif (entre 60 et 80 % des dossiers selon les filières).

Comment passer en L2 avec une moyenne en dessous de 10 ?

Le statut AJAC (Admission en Année Conditionnelle, ou Ajourné Autorisé à Composer) permet le passage L1→L2 ou L2→L3 avec une dette d'UE. Conditions usuelles : avoir validé au moins un semestre sur deux, ou avoir une moyenne annuelle proche de 10 (≥ 8 ou ≥ 9 selon MCC locales). C'est une décision discrétionnaire du jury (Code de l'éducation art. L613-1). L'étudiant AJAC doit repasser les UE non validées en plus du programme de l'année supérieure. Selon le SIES, environ 8 à 12 % des étudiants L1 passent en AJAC chaque année. L'AJAC n'est généralement pas autorisé pour le passage L3 vers le master.

Quelle est la meilleure note conservée au rattrapage ?

Tendance dominante 2025-2026 : la quasi-totalité des universités appliquent la règle max(session1, session2), soit la meilleure des deux notes conservée pour la moyenne. Une minorité maintient encore l'écrasement (la note de session 2 remplace systématiquement, même si moins bonne) — pratique à vérifier dans les MCC locales votées par la CFVU. Cette règle figure dans le règlement des études annuel. Conseil pratique : toujours consulter le règlement local avant les rattrapages pour connaître la règle exacte appliquée, et arbitrer en conséquence si l'on hésite à se présenter à une session 2 pour une UE limite.

Une UE validée est-elle gardée définitivement ?

Oui. L'Article 14 de l'arrêté du 30 juillet 2018 garantit la capitalisation définitive de toute UE obtenue avec ≥ 10/20. La note et les crédits ECTS associés sont conservés sans limite de temps légale et transférables entre établissements (mobilité intra-France, Erasmus, transferts UE/EEE). En cas de redoublement, seules les UE < 10 et non capitalisées sont à repasser. La même règle vaut en cas de reprise d'études après interruption, sauf MCC très restrictives qui imposent une mise à jour pédagogique. Limite : les UE entre 8 et 10 validées par compensation ne sont pas individuellement capitalisées même si leurs ECTS comptent dans le semestre validé.

Qu'est-ce qu'un bloc de compétences en licence ?

L'arrêté du 30 juillet 2018, modifié en 2024, permet aux universités d'organiser les UE en blocs de compétences cohérents (linguistique, méthodologique, professionnel, etc.) et de prévoir une compensation par bloc plutôt que par semestre. Chaque bloc fait l'objet d'une attestation indépendante inscrite au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles), capitalisable pour la formation continue. Cette modalité, applicable depuis 2018, reste à la discrétion de chaque université via ses MCC. Tous les établissements ne l'appliquent pas : la majorité conserve la compensation semestrielle classique régie par l'article 11. Universités pionnières : Paris-Cité, Strasbourg, certaines UFR Bordeaux.

Le jury peut-il refuser une moyenne supérieure à 10 ?

Le jury de licence est souverain (Code de l'éducation art. L613-1) mais ses pouvoirs sont encadrés. Il peut valider à 9,5 sur assiduité et progression positive (« points de jury »). Il ne peut pas refuser une moyenne ≥ 10 sur appréciation pédagogique simple : seules une fraude avérée (avec sanction préalable de la section disciplinaire), une absence non justifiée aux examens impliquant une note 0 réglementaire, ou un vice de procédure peuvent justifier un refus. Les décisions de jury sont insusceptibles de recours sur le fond ; seul un vice de forme ou une erreur matérielle peut être attaqué devant le tribunal administratif (recours dans un délai de 2 mois après notification).

Combien de crédits ECTS pour valider une année de licence ?

60 crédits ECTS par année (30 par semestre), soit 180 ECTS au total pour le diplôme de licence sur 3 ans (L1 + L2 + L3). Cette architecture est fixée par l'arrêté du 22 janvier 2014 modifié et confirmée par l'arrêté licence du 30 juillet 2018. Si la moyenne est validée mais que certaines UE restent sous 10/20, l'étudiant peut être en situation de compensation : il valide les 60 ECTS de l'année sans avoir validé individuellement toutes ses UE. Les UE capitalisées (≥ 10) sont définitivement acquises (Article 14). Pour comparaison : un master ajoute 120 ECTS (240 cumulés au M2), un doctorat ne se chiffre généralement pas en ECTS supplémentaires.

BUT et licence professionnelle : quelles différences ?

Le BUT (Bachelor Universitaire de Technologie) créé par le décret n° 2023-469 du 15 juin 2023 confère le grade de licence (180 ECTS sur 3 ans en IUT, contrôle continu intégral). Il a remplacé le DUT depuis 2021. La licence professionnelle (arrêté 6 décembre 2019 modifié 14 octobre 2024) est un diplôme bac+3 spécialisé, sélectif après bac+2, axé professionnalisation et stage long en entreprise. Les deux diplômes confèrent grade de licence (niveau 6 RNCP / EQF 6). La licence générale reste l'archétype LMD à compensation semestrielle classique régi par l'arrêté du 30 juillet 2018, avec un volet recherche-académique plus marqué que les voies professionnalisées.

Vérifié par Claire Dubois — 23 mai 2026

Textes légaux cités contrôlés sur Légifrance : arrêté du 30 juillet 2018 (JORFTEXT000037291166), arrêté du 22 janvier 2014 modifié 17 octobre 2024 (JORFTEXT000028543525), arrêté du 22 janvier 2024 sur les nomenclatures (JORFTEXT000049219821), arrêté du 6 décembre 2019 sur la licence professionnelle modifié 14 octobre 2024 (BO Hebdo 42), décret n° 2023-469 du 15 juin 2023 sur le BUT, articles L612-2 et L613-1 du Code de l'éducation, loi n° 2018-166 ORE du 8 mars 2018, loi n° 2016-1828 du 23 décembre 2016. MCC types vérifiées sur les règlements 2024-2025 de Sorbonne Université, Paris-Cité, Strasbourg, Toulouse 2 Jean Jaurès, Lorraine ALL Nancy. Données statistiques AJAC issues du rapport SIES (MESR, mars 2025). Calculs ECTS recoupés avec la documentation officielle Scodoc (référence technique logiciel scolarité libre).