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Calcul des frais kilométriques 2026 — barème BOFIP officiel auto/moto

📌 Barème kilométrique 2026 en 60 secondes : Le barème kilométrique 2026 n'est pas revalorisé : les coefficients restent identiques à 2025. La formule est : kilomètres × coefficient + montant fixe selon la tranche (ex. voiture 6 CV / 12 000 km → 6 056 €). Les véhicules 100 % électriques bénéficient d'une majoration +20 %. Le forfait 10 % s'applique avec un plancher de 509 € et un plafond de 14 555 €.

min de lecture

⚡ En bref

⚠️ Avertissement : Estimations indicatives uniquement. Consultez un comptable avant toute decision.

✓ Mis a jour : Fevrier 2026

Les frais kilometriques se calculent avec le bareme fiscal de l'administration. En 2026, pour un vehicule de 5 CV : distance < 5 000 km = d x 0,636 ; 5 001-20 000 km = (d x 0,357) + 1 395 ; > 20 000 km = d x 0,427. Le bareme couvre carburant, entretien, assurance, amortissement et depreciation. Vehicule 100 % electrique : majoration de 20 %. Alternative : frais reels avec justificatifs (si superieur au bareme). La deduction est limitee a 40 km aller simple sauf justification. Source : impots.gouv.fr, BOFIP.

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Le barème kilométrique 2026 est gelé (aucune revalorisation cette année, identique à 2025). L'app compare votre impôt avec vs sans quotient familial.

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Indemnité kilométrique 2026 selon la distance — véhicule 5 CV (barème gelé, 3 tranches)
5 000 km 20 000 km 30 000 km 0 8 535 € ×0,636 ×0,357 +1 395 ×0,427

Barème fiscal 2026 (revenus 2025), gelé sans revalorisation. Véhicule 100 % électrique : +20 %. Exemple : 8 000 km à 5 CV = (8 000 × 0,357) + 1 395 = 4 251 €.

Calcul des Frais Kilométriques : methode de calcul

Le bareme kilometrique permet de deduire les frais de deplacement professionnel dans la declaration d'impots (frais reels au lieu de l'abattement 10 %).

Etape 1 : Determinez la puissance fiscale (CV) de votre vehicule (carte grise, rubrique P.6).

Etape 2 : Comptez les kilometres professionnels :

Etape 3 : Appliquez le bareme selon la tranche :

Etape 4 : Comparez avec l'abattement forfaitaire de 10 %. Si les frais reels (IK + repas + peages) sont superieurs, declarez en frais reels.

Peages et stationnement : Deductibles en plus du bareme, sur justificatifs.

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Formule : calcul des frais kilométriques

IK = d × coefficient (+ constante selon tranche)
Véhicule électrique : IK × 1,20 (+20 %)

d = distance annuelle en km. Source : impots.gouv.fr, BOFIP.

Puissance (CV)< 5 000 km5 001 - 20 000 km> 20 000 km
3 CVd x 0,529(d x 0,316) + 1 065d x 0,370
4 CVd x 0,606(d x 0,340) + 1 330d x 0,407
5 CVd x 0,636(d x 0,357) + 1 395d x 0,427
6 CVd x 0,665(d x 0,374) + 1 457d x 0,447
7 CV et +d x 0,697(d x 0,394) + 1 515d x 0,470

Bareme fiscal 2026. Source : impots.gouv.fr. Vehicules thermiques et hybrides.

Puissance moto< 3 000 km3 001 - 6 000 km> 6 000 km
1-2 CVd x 0,395(d x 0,099) + 891d x 0,248
3-5 CVd x 0,468(d x 0,082) + 1 158d x 0,275
> 5 CVd x 0,606(d x 0,079) + 1 583d x 0,343

Bareme motos et scooters > 50 cm3. Source : impots.gouv.fr.

Exemples concrets : calcul des frais kilométriques

Exemple 1 : Trajet domicile-travail quotidien

Situation : Pierre, 5 CV essence, 25 km aller (50 km AR), 220 jours/an.

Calcul : Distance = 50 x 220 = 11 000 km/an. Tranche 5 001-20 000 km : (11 000 x 0,357) + 1 395 = 3 927 + 1 395 = 5 322 EUR de frais deductibles.

Salaire brut : 30 000 EUR. Abattement 10 % = 3 000 EUR. Frais reels (IK seuls) = 5 322 EUR. Avantage frais reels : +2 322 EUR.

Exemple 2 : Commercial itinerant 6 CV

Situation :

Calcul : Tranche > 20 000 km : 35 000 x 0,447 = 15 645 EUR.

Plus peages : 1 200 EUR. Repas hors domicile : 220 x (20,70 - 5,35) = 3 377 EUR. Total frais reels : 20 222 EUR.

Exemple 3 : Vehicule electrique (majoration 20 %)

Situation : Ahmed, Tesla Model 3 (5 CV fiscaux), 12 000 km/an.

Calcul : IK standard : (12 000 x 0,357) + 1 395 = 5 679 EUR. Majoration 20 % (electrique) : 5 679 x 1,20 = 6 815 EUR.

Avantage de 1 136 EUR par rapport au meme vehicule thermique.

Exemple 4 : Scooter 125 cm3 pour les deplacements

Situation : Moussa, scooter 3 CV, 4 500 km/an.

Calcul : Tranche 3 001-6 000 km : (4 500 x 0,082) + 1 158 = 369 + 1 158 = 1 527 EUR.

Tableau de reference : calcul des frais kilométriques

FraisMontant deductibleConditions
PeagesMontant reelJustificatifs (tickets ou releve telepeage)
Stationnement professionnelMontant reelJustificatifs
Repas hors domicileReel - 5,35 EURSi pas de cantine, max 20,70 EUR
Repas sur lieu de travail5,35 EUR/repasSi pas de cantine accessible
Double residenceLoyer + chargesSi conjoint travaille ailleurs
Formation professionnelleMontant reelLiee a l'emploi actuel

Montants 2026. Source : impots.gouv.fr, BOFIP.

Erreurs frequentes : calcul des frais kilométriques

FAQ — 12 questions sur le calcul des frais kilométriques 2026

Le barème kilométrique est-il revalorisé en 2026 ?

Non. Le barème kilométrique 2026 n'est pas revalorisé cette année. Les coefficients restent identiques à ceux du barème 2025, comme l'a confirmé officiellement economie.gouv.fr le 13 avril 2026. La majoration de +20 % pour les véhicules 100 % électriques est en revanche maintenue. [source]

Un salarié peut-il déduire les frais kilométriques de son conjoint sur la même déclaration ?

Non. Chaque membre du foyer fiscal déclare ses propres frais professionnels (cases 1AK/1BK/1CK/1DK). Un salarié ne peut pas reporter les frais kilométriques de son conjoint sur ses propres cases. Chaque déclarant applique le barème à son véhicule et à ses kilomètres professionnels personnels, puis opte individuellement pour les frais réels ou l'abattement forfaitaire 10 %. [source]

Les péages et frais de stationnement peuvent-ils s'ajouter au barème kilométrique ?

Oui. Lorsque le salarié utilise le barème kilométrique, il peut déduire en sus les péages, le stationnement et les frais de ferry/tunnel réellement engagés et justifiés. Ces dépenses ne sont pas couvertes par le barème et se cumulent avec lui. En revanche, les intérêts d'emprunt et les frais de garage sont exclus du barème mais déductibles en mode frais réels détaillés. [source]

Quelle est la majoration pour les véhicules 100 % électriques en 2026 ?

La majoration est de +20 % sur le montant calculé via le barème thermique de même puissance fiscale. Elle s'applique aux voitures, motos et cyclomoteurs 100 % électriques. Exemple : une voiture électrique 5 CV qui parcoure 12 000 km donne (12 000 × 0,401 + 1 244) × 1,20 ≈ 7 267 €. Cette majoration est prévue par le BOFiP BOI-BAREME-000001 et confirmée pour 2026. [source]

Un gérant majoritaire de SARL peut-il utiliser le barème kilométrique ?

Oui, sous conditions. Les gérants majoritaires de SARL relevant de l'article 62 du CGI peuvent déduire leurs frais kilométriques selon le barème dans le cadre des frais professionnels déductibles de leurs rémunérations de gérance. La déduction s'applique si le gérant opte pour les frais réels et justifie l'utilisation du véhicule personnel à des fins professionnelles. [source]

Un micro-entrepreneur peut-il utiliser le barème kilométrique ?

Non. Le régime micro-entreprise (micro-BIC ou micro-BNC) inclut un abattement forfaitaire global (71 %, 50 % ou 34 % selon l'activité) censé couvrir toutes les charges, y compris les frais kilométriques. Il est impossible de déduire des frais réels ou d'appliquer le barème kilométrique dans ce régime. Seul le passage au régime réel le permet. [source BOFiP BIC]

Comment fonctionne le barème kilométrique pour un professionnel en BNC ou BIC ?

En BNC réel, le praticien peut utiliser le barème kilométrique pour estimer ses frais de véhicule et les inclure dans ses charges déductibles (case 5HQ déclaration 2035). En BIC super-simplifié, un barème carburant spécifique (distinct du barème kilométrique IR) est appliqué. Le barème kilométrique classique est réservé aux salariés et assimilés déclarant en frais réels (article 83-3° CGI). [source]

Un salarié peut-il déclarer plusieurs véhicules avec le barème kilométrique ?

Oui, si le salarié a changé de véhicule en cours d'année ou utilise légitimement plusieurs véhicules à des fins professionnelles. Selon le BOFiP, il faut appliquer le barème propre à chaque véhicule (puissance fiscale) sur les kilomètres correspondants, puis additionner les montants. La puissance fiscale retenue est celle de la carte grise (case P.6). [source]

Un salarié qui utilise un véhicule prêté gratuitement peut-il appliquer le barème kilométrique ?

Non. Le barème kilométrique ne s'applique qu'aux véhicules dont le salarié supporte effectivement les frais (propriétaire ou locataire). Un véhicule prêté gratuitement implique que l'employeur ou le prêteur supporte les charges ; le salarié ne peut donc pas appliquer le barème. Il peut toutefois déduire les seuls frais qu'il supporte réellement (carburant, péages si à sa charge). [source]

Le barème kilométrique s'applique-t-il à un véhicule en LOA (leasing) ?

Oui, sous conditions. Un salarié qui loue un véhicule via LOA et supporte personnellement les loyers peut appliquer le barème kilométrique. Cependant, les loyers de crédit-bail ne sont plus déductibles séparément si le barème est utilisé : le barème est forfaitaire et couvre déjà l'ensemble des frais d'utilisation (amortissement inclus via le forfait). Une option exclusive s'applique : barème OU frais réels détaillés (loyers + carburant + assurance + entretien), pas les deux. [source]

Les intérêts d'emprunt pour l'achat d'un véhicule sont-ils déductibles avec le barème kilométrique ?

Non. En mode barème kilométrique, les intérêts d'emprunt ne sont pas déductibles séparément : le barème est global et couvre amortissement, entretien, carburant et assurance. En revanche, en mode frais réels détaillés (hors barème), les intérêts d'emprunt proportionnels à l'usage professionnel du véhicule sont déductibles. Il faut donc comparer les deux méthodes pour arbitrer selon la TMI et le montant d'intérêts. [source]

Le forfait mobilités durables est-il cumulable avec le barème kilométrique ?

Non pour le même trajet. Le forfait mobilités durables (FMD) — versé par l'employeur pour les trajets domicile-travail en vélo, covoiturage ou EDPM — est exonéré de cotisations sociales et d'impôt jusqu'à 700 €/an (2026). Si l'employeur verse le FMD, le salarié ne peut pas simultanément déduire les mêmes trajets via le barème kilométrique. La déduction frais réels s'applique aux trajets non couverts par le FMD, après déduction des remboursements perçus. [source]

Sources : Economie.gouv.fr, Légifrance — art. L. 111-1 du Code de la consommation, décret n°2014-1316 sur la transparence.

Barème BOFIP 2026 — méthode détaillée par tranche et puissance fiscale

Le barème kilométrique français est défini par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) et publié au BOFIP sous la référence BOI-BAREME-000001. Il est mis à jour chaque année par arrêté ministériel publié au Journal officiel, généralement en mars sur les revenus de l'année précédente. Pour 2026 (déclaration sur les revenus 2025), le barème reprend les coefficients revalorisés de +5,4 % en 2022 puis stables, ajustés pour tenir compte du coût de l'énergie et de l'usure mécanique.

Logique des trois tranches kilométriques

Le barème est progressif par tranches pour refléter la dégressivité des coûts unitaires : plus vous roulez, moins le coût marginal au kilomètre est élevé (l'amortissement, l'assurance et les coûts fixes se diluent sur plus de kilomètres). Trois tranches s'appliquent à toutes les puissances fiscales :

Notez que le passage de la tranche médiane à la tranche haute peut paradoxalement réduire les indemnités au km marginal (sans la constante 1 395 €). C'est mathématiquement attendu : à fort kilométrage, les coûts fixes sont amortis sur plus de kilomètres, et le barème reflète cette économie d'échelle.

Lecture du barème pour les motos et scooters > 50 cm³

Les deux-roues motorisés de plus de 50 cm³ disposent d'un barème distinct, structuré par puissance fiscale (1-2 CV, 3-5 CV, > 5 CV) et par tranches de distance plus courtes (< 3 000 km, 3 001-6 000 km, > 6 000 km). Les coefficients sont environ 30 à 40 % inférieurs à ceux des voitures, reflétant le coût d'usage moindre. Les cyclomoteurs < 50 cm³, les vélos électriques, les trottinettes et les vélos classiques sont exclus du barème kilométrique fiscal mais peuvent ouvrir droit au forfait mobilités durables (700 €/an exonéré côté employeur, art. L3261-3-1 du Code du travail) — ces deux dispositifs ne sont pas cumulables avec le barème.

Cas particulier de la majoration véhicule électrique +20 %

Depuis la loi de finances 2021 (art. 6), les véhicules 100 % électriques (BEV — Battery Electric Vehicle, identifiant CO2 = 0 g/km sur la carte grise) bénéficient d'une majoration uniforme de 20 % du barème kilométrique. Cette majoration vise à compenser le surcoût d'achat encore élevé des véhicules électriques par rapport aux thermiques équivalents en puissance fiscale. Important : seuls les véhicules 100 % électriques sont éligibles. Les hybrides rechargeables (PHEV), les hybrides non rechargeables (HEV), les micro-hybrides (MHEV), les véhicules à hydrogène (FCEV — Fuel Cell EV) ne bénéficient pas de cette majoration au sens fiscal strict. La carte grise fait foi : si la rubrique « énergie » indique « EL » (électrique pur), la majoration s'applique.

Frais déductibles en plus du barème

Le barème kilométrique inclut déjà : carburant, lubrifiants, entretien courant, assurance, amortissement (dépréciation), petites réparations, contrôle technique, plaques d'immatriculation, vignette, taxes diverses. Vous ne pouvez donc pas les déduire en plus, sous peine de double déduction interdite (BOI-BAREME-000001 § 30). En revanche, vous pouvez ajouter aux IK :

Frais réels vs abattement forfaitaire 10 % — quel choix faire ?

Lors de votre déclaration d'impôt sur le revenu, vous avez le choix entre deux options pour la prise en compte des frais professionnels : l'abattement forfaitaire de 10 % appliqué automatiquement sur les salaires (option par défaut), ou la déduction des frais réels (option à activer). Ce choix est annuel et indépendant pour chaque déclarant du foyer.

Quand opter pour les frais réels ?

L'option « frais réels » devient avantageuse dès que la somme de vos frais réels dépasse 10 % de votre salaire brut imposable. Calcul rapide : si vous gagnez 30 000 € brut, l'abattement forfaitaire vaut 3 000 €. Si vos IK + péages + repas dépassent ce montant, optez pour le réel.

Avantage typique du barème kilométrique pour un salarié

Pour un trajet domicile-travail de 25 km AR sur 220 jours travaillés (= 11 000 km), avec un véhicule 5 CV : IK = 5 322 €. Comparé à l'abattement 10 % sur un salaire 30 000 €, le gain net est de +2 322 €, soit une économie d'impôt de 232 € à 10 % TMI, 696 € à 30 % TMI, ou 1 161 € à 41 % TMI.

Plancher et plafond de l'abattement 10 %

L'abattement 10 % standard est encadré par un minimum de 509 € par déclarant (LF 2026, source Nexco fév 2026 post-LF) et un maximum de 14 555 €. Au-delà de ce plafond, même un salaire très élevé ne peut bénéficier de plus de 14 555 € d'abattement automatique. Dans cette tranche, opter pour les frais réels devient quasiment systématique pour les cadres dirigeants et commerciaux.

Démarches déclaratives

Connectez-vous sur impots.gouv.fr → déclaration en ligne → page « salaires » → cochez « Je préfère déduire mes frais professionnels réels ». Renseignez le montant total dans les cases 1AK / 1BK / 1CK / 1DK selon le déclarant. Joignez une note libre (pièce jointe PDF ou pavé descriptif en ligne) détaillant le calcul : type de véhicule, puissance fiscale, distance annuelle, formule appliquée. Vous n'envoyez pas les justificatifs avec la déclaration mais vous devez les conserver 3 ans à compter de la date limite de déclaration (art. L169 du LPF) en cas de contrôle a posteriori.

Erreurs à éviter

Sources officielles & jurisprudence — barème kilométrique 2026

Toutes les données chiffrées de cette page sont issues des sources publiques officielles, vérifiées au 1er mai 2026. La prochaine mise à jour est planifiée à la publication de l'arrêté annuel actualisant le barème (mars 2027 traditionnellement).

Indépendants & freelances (BNC / BIC) — application du barème en 2026

Le barème kilométrique fiscal s'applique également aux travailleurs indépendants (BNC / BIC) au régime réel, mais selon des modalités différentes du salarié. Pour les microentrepreneurs (régime micro-BIC ou micro-BNC), le barème ne s'applique pas car les charges sont déjà couvertes par l'abattement forfaitaire (50 % en BNC, 71 % en vente, 50 % en services).

Régime BNC réel (professions libérales)

Au régime déclaration contrôlée BNC, le freelance peut comptabiliser ses frais kilométriques selon deux modes alternatifs : (1) frais réels (carburant, entretien, assurance, amortissement, péages — chaque dépense justifiée), ou (2) barème kilométrique appliqué dans les mêmes conditions que pour les salariés (BOI-BNC-BASE-40-60-30). Le choix est annuel et global : on ne peut pas mixer les deux dans la même année. Avantage du barème : simplicité, pas de tenue de carnet de frais détaillé. Inconvénient : impossible de récupérer la TVA sur le carburant et l'entretien (réservé au régime des frais réels).

Régime BIC réel (commerçants, artisans)

Au régime BIC réel simplifié ou normal, l'option du barème kilométrique est également ouverte (BOI-BIC-CHG-40-20-40). Mêmes règles que BNC : choix annuel, pas de mixte. Particularité : si le véhicule est inscrit à l'actif professionnel du bilan, le barème devient inapplicable et seul le régime des frais réels avec amortissement comptable est admis. La distinction « véhicule personnel utilisé pour les besoins de l'activité » vs « véhicule inscrit à l'actif » est cruciale et conditionne le choix fiscal.

Indemnités kilométriques versées par l'employeur

Du côté employeur, les IK versées au salarié sont exonérées de cotisations sociales dans la limite du barème fiscal officiel (URSSAF — circulaire annuelle). Au-delà, l'excédent est requalifié en salaire imposable et soumis à cotisations. Coté salarié, les IK perçues ne sont pas imposables si elles couvrent strictement le barème. Si l'employeur verse plus que le barème, l'excédent doit apparaître sur la fiche de paie et la déclaration en case 1AJ. Le salarié ne peut pas cumuler remboursement employeur (jusqu'au barème) + déduction frais réels du même barème : c'est l'un OU l'autre.

Cas du véhicule de société (avantage en nature)

Si l'employeur met à disposition un véhicule de société avec usage personnel autorisé, l'avantage en nature est calculé soit forfaitairement (9 % du coût d'achat / an + carburant 12 %, soit ~12 % achat + carburant pour véhicule loué), soit aux frais réels. Dans ce cas, le salarié ne peut pas appliquer le barème kilométrique en plus pour les trajets pro effectués avec ce véhicule. La règle : un seul mode de prise en compte des frais professionnels par véhicule par an.

Forfait mobilités durables — alternative pour vélo/trottinette

Pour les trajets domicile-travail effectués en vélo (mécanique ou électrique), trottinette électrique, covoiturage, ou en transport en commun avec abonnement non remboursé, l'employeur peut verser un forfait mobilités durables (FMD) jusqu'à 700 €/an exonérés de cotisations sociales et d'IR (art. L3261-3-1 du Code du travail, plafond 2026 confirmé). Cumulable avec le remboursement transport public (50 %). Pour le salarié, ce forfait est exonéré ; pour l'employeur, il est facultatif (sauf accord d'entreprise). Ce dispositif remplace le barème kilométrique pour les modes doux et constitue souvent un complément avantageux pour les trajets courts (< 10 km) ou multimodaux.

Cas pratiques chiffrés 2026 — 4 profils types

Cas 1 — Salarié quotidien, voiture thermique 5 CV

Situation : Pierre, 5 CV essence, 25 km aller (50 km AR), 220 jours travaillés/an. Calcul : 50 × 220 = 11 000 km/an. Tranche 5 001-20 000 km : (11 000 × 0,357) + 1 395 = 5 322 € de frais déductibles. Salaire brut 30 000 € → abattement 10 % = 3 000 €. Avantage frais réels : +2 322 €/an (économie d'impôt ≈ 700 € selon TMI).

Cas 2 — Commercial itinérant 7 CV+, 35 000 km/an

Calcul : Tranche > 20 000 km : 35 000 × 0,470 = 16 450 €. Plus péages 1 200 € + repas hors domicile 220 × (20,70 - 5,35) = 3 377 €. Total frais réels : 21 027 €/an. Comparé à un abattement 10 % sur salaire brut 50 000 € (= 5 000 €), gain net = 16 027 € ; économie d'impôt à 30 % TMI ≈ 4 800 €/an.

Cas 3 — Tesla Model 3 (5 CV électrique), 12 000 km/an

Calcul : (12 000 × 0,357) + 1 395 = 5 679 € × 1,20 (majoration BEV) = 6 815 €. Bonus net de 1 136 € vs un thermique 5 CV équivalent à kilométrage identique. Le passage à l'électrique professionnel devient fiscalement intéressant dès 8 000 km/an de trajets pro.

Cas 4 — Scooter 125 cm³ 3 CV, freelance graphiste

Calcul : 4 500 km/an, tranche 3 001-6 000 km : (4 500 × 0,082) + 1 158 = 1 527 €. Modeste mais cumulable avec les frais de péages, parking pro et intérêts d'emprunt sur le véhicule. Pour les freelances en BNC, ces IK s'intègrent dans le résultat micro ou réel selon le régime fiscal.

Historique du barème kilométrique — évolutions 2018-2026

Le barème kilométrique a connu plusieurs réformes depuis 2018, reflétant les enjeux du pouvoir d'achat, de la transition écologique et des coûts énergétiques. Comprendre l'historique permet d'anticiper les évolutions futures.

Comparaison France vs autres pays européens

La France est l'un des rares pays européens à proposer un barème fiscal aussi détaillé. La Belgique applique un forfait simplifié (0,4280 €/km en 2026 quel que soit le véhicule). L'Allemagne applique un forfait Pendlerpauschale de 0,30 €/km pour les 20 premiers km, puis 0,38 €/km au-delà (depuis 2024). L'Italie permet la déduction des frais réels uniquement (pas de barème). L'Espagne applique un forfait variable selon les communautés autonomes (0,19 à 0,42 €/km). Pour les frontaliers franco-suisses, franco-allemands ou franco-belges, c'est le pays de résidence fiscale qui détermine le barème applicable, avec correctifs éventuels dans les conventions bilatérales.

Cas du télétravail régulier — impact sur le barème

Le développement du télétravail post-2020 a modifié l'application du barème pour de nombreux salariés. Si vous télétravaillez 2 jours par semaine, votre distance annuelle est réduite : 220 jours × 60 % = 132 jours de présence physique. Pour 25 km AR : 132 × 50 = 6 600 km/an au lieu de 11 000 km. Calcul 5 CV : (6 600 × 0,357) + 1 395 = 3 751 € (au lieu de 5 322 €). Si l'avantage frais réels passe sous l'abattement 10 %, repassez à l'option forfaitaire. Important : ne comptez que les jours de présence physique sur site, indépendamment des jours de congé/maladie/RTT.

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