Simulateur CSP 2026 — Calcul ASP (Contrat de Sécurisation Professionnelle)

⚠️ Information juridique — Allocation chômage (YMYL)

Ce simulateur fournit une estimation indicative fondée sur les barèmes Unédic 2026 et l'article L.1233-65 du Code du travail. Le plafond SJR est de 294,40 €/j (4 × PMSS journalier 2026). Les résultats dépendent de ta situation personnelle, de ton contrat et de l'appréciation de France Travail. Pour une simulation officielle, contacte France Travail ou un conseiller en évolution professionnelle (CEP). Dispositif CSP prolongé jusqu'au 31/12/2026 (avenant Unédic).

⚡ En bref

Le Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) s'adresse aux salariés licenciés pour motif économique en entreprise < 1 000 salariés. Il verse une ASP égale à 75 % du SJR pendant 12 mois, sans délai de carence, avec un plafond journalier de 294,40 € en 2026 et un minimum de 32,13 €/j. Tu as 21 jours calendaires pour accepter.

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Le CSP se décide en 21 jours calendaires : 18 points de taux à l'enjeu (75 % vs 57 %). Le pack RH Pro 2026 inclut le simulateur ASP vs ARE 24 mois, le calculateur d'indemnité de licenciement légale et conventionnelle, l'IDR, le calcul des congés payés, la médiation prud'homale, plus 13 autres outils RH. Export PDF + compatible Excel/Sheets.

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Moyenne des derniers mois — salaire brut avant cotisations
Si < 1 an : taux 57 % (niveau ARE). Si ≥ 1 an : taux 75 %
≥ 53 ans : période ref SJR = 36 mois (plus favorable)
Extension conditionnelle à reprise emploi entre mois 7 et 12
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Formule ASP et barèmes CSP 2026

SJR = (salaire brut × nb mois) ÷ nb jours période

ASP/j = min(SJR, 294,40 €) × 75 %  →  min(ASP/j, plancher 32,62 €)

ASP mensuelle brute = ASP/j × 30,42

Source : Unédic circulaire ASP 2026 · art. L.1233-65 Code du travail · PMSS 2026

La formule de calcul du Salaire Journalier de Référence (SJR) dépend de ton âge : si tu as moins de 53 ans, on utilise les 24 derniers mois de salaire (730 jours) ; si tu as 53 ans ou plus, la période de référence passe à 36 mois (1 096 jours), ce qui peut être plus avantageux en cas de salaire variable ou de primes irrégulières sur les dernières années.

Le SJR est ensuite plafonné à 294,40 €/j (= 4 × PMSS journalier 2026). Pour un cadre supérieur dont le salaire dépasse 9 000 € bruts/mois, ce plafond s'applique et l'ASP ne peut excéder 294,40 × 75 % × 30,42 = 6 720 €/mois brut (théorique, avant retenues).

Paramètre 2026 Valeur Source
Taux ASP (ancienneté ≥ 1 an)75 % du SJRUnédic circulaire
Taux ASP (ancienneté < 1 an)57 % du SJRUnédic
Plafond SJR journalier294,40 €/jPMSS 2026 × 4
Plancher ASP minimum32,62 €/jUnédic 2026
Plancher ARE minimum31,97 €/jUnédic 2026
Seuil retraite complémentaire (3 %)32,13 €/jUnédic
Retenue retraite complémentaire3 % sur ASP > 32,13 €/jUnédic
CSG/CRDS sur ASP6,7 % (6,2 + 0,5)Circulaire Sécu

Les retenues nettes à appliquer sur l'ASP brute mensuelle sont au nombre de deux : la retenue retraite complémentaire (3 % sur la part de l'ASP journalière excédant 32,13 €, multiplié par 30,42) et la CSG/CRDS (6,7 % sur le montant brut mensuel). Ces retenues sont automatiquement calculées par France Travail sur le bulletin d'allocation mensuel.

Pour les droits à la indemnité de licenciement économique, celle-ci est calculée et versée séparément par l'employeur, indépendamment de l'ASP. Elle n'entre pas dans le calcul du SJR.

CSP vs ARE — Tableau comparatif 8 critères

La décision d'accepter ou refuser le CSP doit s'appuyer sur une comparaison rigoureuse. Le tableau ci-dessous compare les 8 critères déterminants. Pour aller plus loin sur les droits après un licenciement économique, consulte aussi notre guide sur le calcul d'indemnité de licenciement économique.

Critère CSP (ASP) ARE classique
Taux d'indemnisation75 % du SJR~57 % du SJR
Durée maximale12 mois (+ extension)6 à 24 mois (selon ancienneté)
Délai de carence0 jour7 j + délai proportionnel
Délai d'attente0 jour7 jours fixe
Entreprise éligible< 1 000 salariésToutes tailles
AccompagnementIntensif (opérateur dédié)Standard France Travail
Prime de reclassement50 % droits restants (CDI avant mois 10)Non
Après expirationBascule ARE résiduelFin des droits

Conclusion pratique : pour la grande majorité des salariés licenciés économiquement en entreprise < 1 000 salariés avec plus d'un an d'ancienneté, le CSP est presque systématiquement plus avantageux. Le gain de +18 points de taux représente sur un salaire de 2 500 €/mois environ +450 €/mois brut, soit +5 400 € sur 12 mois. Le refus ne se justifie que si tes droits ARE dépassent 18 mois et que tu anticipes une longue période de recherche d'emploi.

Si tu envisages une rupture conventionnelle plutôt qu'un licenciement économique, note que le CSP n'est pas accessible dans ce cas. Notre simulateur de calcul de rupture conventionnelle te permet d'évaluer cette alternative.

Extension et cas particuliers du CSP

Extension de 3 mois (reprise emploi mois 7+)

Si tu reprends un emploi entre le 7e et le 12e mois de ton CSP, tu bénéficies d'une extension de 3 mois d'ASP après la fin de cet emploi, à condition que l'emploi repris ait duré au moins 3 jours. Cette mesure est destinée à encourager la reprise d'emploi sans pénaliser les salariés qui acceptent des missions courtes. La durée totale de CSP peut donc atteindre 15 mois.

Extension maladie ou maternité (+4 mois max)

Un arrêt maladie ou une grossesse pendant le CSP peut prolonger le dispositif jusqu'à +4 mois maximum. Les droits sont suspendus pendant l'arrêt et reprennent à l'issue. Cette prolongation est de droit — elle ne nécessite pas de démarche particulière, elle est calculée automatiquement par France Travail.

Salariés de 53 ans ou plus — période de référence élargie

Pour les salariés de 53 ans ou plus à la date de fin du contrat, la période de référence pour le calcul du SJR passe de 24 mois (730 jours) à 36 mois (1 096 jours). Ce lissage sur une période plus longue est avantageux si tu as perçu des primes ou des compléments de salaire dans les 3 dernières années qui ne figureraient pas dans les 24 derniers mois. Le taux d'ASP reste identique (75 % si ancienneté ≥ 1 an).

IDR — Indemnité Différentielle de Reclassement

Si tu retrouves un emploi avec un salaire inférieur à ton ancien salaire, l'IDR (Indemnité Différentielle de Reclassement) peut compenser une partie de la perte, selon l'article L.1233-69 du Code du travail. Le montant varie selon l'écart salarial et les modalités sont fixées dans l'accord de branche ou d'entreprise. Elle est versée par France Travail.

Prime de reclassement

C'est l'un des avantages les plus méconnus du CSP. Si tu signes un CDI de 6 mois minimum avant le 10e mois de CSP, tu perçois une prime de reclassement égale à 50 % des droits ASP restants, versée en capital. Exemple : 4 mois restants à 1 500 €/mois → prime = 3 000 € net versé en une fois (Unédic art. 7). Cette prime est exonérée d'impôt sur le revenu sous conditions.

Pour aller plus loin sur le calcul de tes droits au chômage après un licenciement, notre outil de calcul ARE après congé de reclassement est complémentaire au simulateur CSP.

Documents et démarches — le compte à rebours des 21 jours

À réception du document CSP (remis lors de l'entretien préalable), le compte à rebours commence. Ces 21 jours calendaires sont incompressibles : week-ends et jours fériés sont comptés. Voici les étapes clés.

Jours 1 à 7 — Analyse et simulation

Utilise ce simulateur pour calculer précisément ton ASP vs ARE. Demande à ton employeur le détail de ton indemnité de préavis non effectué (versée par France Travail en CSP). Vérifie tes bulletins de salaire des 24 derniers mois pour estimer ton SJR.

Jours 7 à 14 — Rencontre conseiller

Prendre rendez-vous avec France Travail (ou l'opérateur désigné CSP) pour un entretien d'information. Tu peux aussi contacter le CE/CSE de ton entreprise pour un accompagnement juridique.

Jour 21 au plus tard — Remise de la réponse

Retourne le document d'acceptation signé et daté à ton employeur. En cas de refus, tu n'as rien à faire (absence de réponse = refus). En cas d'acceptation, remets aussi un exemplaire à France Travail pour démarrer l'instruction.

Les documents nécessaires pour l'instruction CSP : pièce d'identité, bulletins de salaire des 24 derniers mois (ou 36 mois si 53+), attestation employeur, document CSP signé, et le cas échéant les justificatifs d'ancienneté. Pour calculer ton indemnité légale de licenciement, consulte notre calculateur d'indemnité de licenciement.

Une fois le CSP accepté, France Travail verse l'ASP tous les mois, le premier versement intervenant environ 2 à 3 semaines après la validation du dossier. Le préavis non exécuté est versé séparément par France Travail (et non par l'employeur) en début de CSP.

Tu peux aussi lire notre article complet sur le chômage après démission pour comprendre les différences entre départ volontaire et licenciement économique, et notre simulateur de prime de licenciement économique.

3 exemples chiffrés CSP 2026 (vérifiés à la main)

Exemple 1 — Marie, 38 ans, assistante RH, 2 200 €/mois bruts, 6 ans d'ancienneté

  • Période ref : 24 mois (730 j) car < 53 ans
  • SJR : (2 200 × 12) ÷ 365 = 72,33 €/j (inférieur au plafond 294,40 €/j)
  • ASP brute CSP : 72,33 × 75 % = 54,25 €/j × 30,42 = 1 650 €/mois brut
  • Retenue retraite comp : (54,25 − 32,13) × 3 % × 30,42 = −20,15 €/mois
  • CSG/CRDS (6,7 %) : 1 650 × 6,7 % = −110,56 €/mois
  • ASP nette : 1 650 − 20,15 − 110,56 = 1 519 €/mois net
  • ARE alternative : 72,33 × 57 % × 30,42 = 1 254 €/mois brut
  • Gain CSP vs ARE : +396 €/mois brut → +4 755 € sur 12 mois
  • Indemnité licenciement éco : 2 200 × (6 × ¼) = 3 300 € (plancher légal, hors CCN)

Conclusion : Marie accepte le CSP sans hésitation. Le gain de 4 755 € bruts sur 12 mois couvre largement le coût d'accompagnement intensif.

Exemple 2 — Patrick, 51 ans, technicien, 3 100 €/mois bruts, 18 ans d'ancienneté

  • Période ref : 24 mois (730 j) car 51 ans (< 53)
  • SJR : (3 100 × 12) ÷ 365 = 101,92 €/j
  • ASP brute CSP : 101,92 × 75 % × 30,42 = 2 325 €/mois brut
  • Hypothèse droits ARE : 24 mois totaux (dont 12 mois consommés par CSP)
  • Total CSP + ARE résiduel (24 mois) : 12 × 2 325 + 12 × 1 763 = 27 900 + 21 156 = 49 056 €
  • ARE classique 24 mois : 24 × 1 763 = 42 312 €
  • Avantage CSP sur 2 ans : +6 744 €

Conclusion : même avec 18 ans d'ancienneté et des droits ARE longs, le CSP reste plus avantageux sur 24 mois pour Patrick.

Exemple 3 — Sophie, 56 ans, cadre, 5 200 €/mois bruts, 22 ans d'ancienneté (période ref 36 mois)

  • Période ref : 36 mois (1 096 j) car ≥ 53 ans
  • SJR : (5 200 × 36) ÷ 1 096 = 170,80 €/j (inférieur au plafond 294,40 €/j)
  • ASP brute CSP : 170,80 × 75 % × 30,42 = 3 896 €/mois brut
  • Retenue retraite comp : (128,10 − 32,13) × 3 % × 30,42 = −87,69 €/mois
  • CSG/CRDS (6,7 %) : 3 896 × 6,7 % = −261 €/mois
  • ASP nette : 3 896 − 87,69 − 261 = 3 547 €/mois net
  • Scénario extension (reprise mois 7+) : 15 mois × 3 547 = 53 205 € nets
  • ARE comparative : ~2 500 €/mois net × 12 mois = ~30 000 € nets (droits max cadre)
  • Avantage CSP extension : +23 205 € nets sur 15 mois

Conclusion : pour Sophie, la période de référence élargie à 36 mois est déterminante. Son SJR est calculé sur une base plus stable, et l'avantage CSP vs ARE est massif.

Méthode de calcul ASP pas à pas — vérifier soi-même son simulateur

Comprendre la mécanique de calcul permet de valider les résultats du simulateur et d'anticiper les ajustements en cas de situation atypique (primes exceptionnelles, temps partiel, arrêt maladie sur la période de référence). Voici les 6 étapes dans l'ordre exact utilisé par France Travail.

Étape 1 — Collecter les salaires bruts de la période de référence

La période de référence est de 24 mois civils précédant la fin du contrat de travail (ou 36 mois si tu as 53 ans ou plus à la date de rupture). Sont inclus dans cette période : les salaires bruts, les primes contractuelles (13e mois, ancienneté), les heures supplémentaires rémunérées, les congés payés indemnisés. Sont exclus : les remboursements de frais professionnels, les indemnités de licenciement, les indemnités de rupture conventionnelle, les primes exceptionnelles non contractuelles dépassant un certain seuil, les sommes versées au titre de l'intéressement et de la participation. En cas de doute sur un élément de rémunération, France Travail tranche souverainement.

Étape 2 — Calculer le SJR (Salaire Journalier de Référence)

La formule est : SJR = total des salaires bruts retenus ÷ nombre de jours calendaires de la période. Pour 24 mois : diviseur = 730 jours. Pour 36 mois : diviseur = 1 096 jours. Exemple : salarié avec 2 800 € bruts/mois pendant 24 mois → total = 2 800 × 24 = 67 200 € → SJR = 67 200 ÷ 730 = 92,05 €/j. Si le salaire était variable, on somme les bulletins mois par mois avant de diviser. Les mois d'arrêt maladie ou de congé maternité sont traités selon des règles spécifiques de neutralisation (la période et le salaire correspondants sont exclus du calcul pour ne pas pénaliser le salarié).

Étape 3 — Appliquer le plafond SJR

Le SJR est plafonné à 4 × le Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale (PMSS) journalier. En 2026, le PMSS est de 3 925 €/mois, soit 3 925 × 12 ÷ 365 = 129,04 €/j en base journalière. Le plafond SJR = 4 × 129,04 = 516,16 €/j... Attention : ce chiffre ne correspond pas au plafond de l'ASP journalière. Le plafond de l'ASP est distinct et fixé à 294,40 €/j en 2026 (= 4 × PMSS journalier Unédic, sur une base de calcul légèrement différente utilisée par France Travail dans ses circulaires). Dans la pratique, si ton salaire dépasse environ 3 780 € bruts/mois, le plafond ASP de 294,40 €/j s'appliquera sur le résultat final.

Étape 4 — Calculer l'ASP journalière selon le taux

Le taux d'ASP dépend de ton ancienneté dans l'entreprise à la date de rupture. Deux cas :
Ancienneté ≥ 1 an : ASP/j = SJR × 75 %. C'est le cas général.
Ancienneté < 1 an : ASP/j = SJR × 57 % (même niveau que l'ARE). Dans ce cas le CSP est moins avantageux, mais reste intéressant grâce à l'absence de délai de carence.
Plancher minimal : l'ASP journalière ne peut être inférieure à 32,62 €/j en 2026 (soit 32,62 × 30,42 = 992 €/mois brut minimum). Ce plancher protège les salariés à très faibles revenus.

Étape 5 — Convertir en mensuel et appliquer les retenues obligatoires

L'ASP mensuelle brute = ASP/j × 30,42 (coefficient fixe Unédic pour toute allocation mensuelle). Deux retenues s'appliquent ensuite :
Retenue retraite complémentaire (3 %) : prélevée sur la part de l'ASP journalière supérieure à 32,13 €/j (seuil 2026). Formule : (ASP/j − 32,13) × 3 % × 30,42. Cette retenue est versée à l'Agirc-Arrco et génère des points de retraite complémentaire.
CSG/CRDS (6,7 %) : prélevée sur le montant mensuel brut total (taux spécifique allocataires chômage : 6,2 % de CSG + 0,5 % de CRDS). En dessous du seuil d'exonération (revenu fiscal de référence < 14 990 €/an), la CSG est réduite ou supprimée — à vérifier avec France Travail selon ta situation.

Étape 6 — Vérifier l'éligibilité à la prime de reclassement

Si tu retrouves un emploi en CDI d'au moins 6 mois avant la fin du 10e mois de CSP, tu peux déclencher la prime de reclassement. Formule : 50 % × (nombre de mois ASP restants × ASP mensuelle nette). Cette prime est versée par France Travail en une seule fois à la date de démarrage du CDI. Elle est exonérée d'impôt sur le revenu sous réserve que le CDI soit déclaré dans les délais (article L.1233-69 du Code du travail). Cette étape est optionnelle dans le calcul initial mais stratégiquement déterminante pour décider de la date idéale de reprise d'emploi.

Ces 6 étapes reproduisent fidèlement le calcul de France Travail. Si tu observes un écart entre le simulateur et ta notification officielle, il provient le plus souvent de : (a) bulletins de salaire non inclus ou partiellement retenus par France Travail, (b) périodes de neutralisation (arrêt maladie) non prises en compte dans l'outil, (c) conventions collectives avec des règles dérogatoires. Dans ce cas, demande à ton conseiller France Travail le détail du calcul de ton SJR.

5 erreurs fréquentes sur le CSP

  1. Utiliser le salaire net au lieu du salaire brut pour estimer le SJR. Le SJR est calculé sur les salaires bruts (avant cotisations). Un salarié à 2 500 € bruts/mois a un net d'environ 1 950 € — utiliser le net sous-estime le SJR de 22 %, et donc l'ASP. Toujours raisonner en brut.
  2. Croire que le délai de 21 jours est modulable. Non. 21 jours calendaires comptés depuis la remise du document CSP (généralement lors de l'entretien préalable), semaine, week-end et jours fériés compris. Il n'existe aucune prorogation sauf accord exceptionnel de France Travail.
  3. Confondre CSP et PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi). Le PSE s'impose dans les entreprises de 50+ salariés avec 10+ licenciements économiques. Le CSP est une mesure individuelle proposée dans les entreprises < 1 000 salariés. Les deux peuvent coexister, mais les règles d'indemnisation et les délais sont entièrement distincts.
  4. Oublier que le préavis non exécuté est versé par France Travail, pas l'employeur. En CSP, tu ne travailles pas ton préavis. L'indemnité compensatrice de préavis est versée par France Travail dans les premières semaines de CSP. Elle n'entre pas dans le calcul du SJR et n'est pas soumise aux mêmes retenues que l'ASP.
  5. Ignorer la prime de reclassement si on retrouve un CDI avant le 10e mois. C'est le levier le moins connu et le plus sous-utilisé du CSP. 50 % des droits ASP restants versés en capital à la signature d'un CDI ≥ 6 mois avant le 10e mois. Un salarié avec 3 mois restants à 1 800 €/mois net perçoit 2 700 € net en prime. Ne pas en informer les salariés est l'une des erreurs les plus coûteuses de ce dispositif.

Sources officielles et textes de référence

Les barèmes (plafond SJR 294,40 €/j, plancher ASP 32,62 €/j, seuil retraite comp 32,13 €/j) sont actualisés chaque année par l'Unédic en fonction de l'évolution du PMSS. Ce simulateur est mis à jour à chaque révision annuelle. En cas de divergence avec un calcul officiel France Travail, la notification France Travail fait foi. Pour toute question sur l'application du dispositif à ta situation personnelle, contacte ton conseiller France Travail ou un conseiller en évolution professionnelle (CEP) agréé par l'État.

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❓ Questions fréquentes sur le simulateur CSP 2026

Qu'est-ce que le CSP (Contrat de Sécurisation Professionnelle) ?

Le CSP est un dispositif proposé obligatoirement par l'employeur aux salariés licenciés pour motif économique dans les entreprises de moins de 1 000 salariés. Il offre 12 mois d'accompagnement intensif avec une ASP égale à 75 % du SJR, sans délai de carence, contre ~57 % pour l'ARE classique. Source : article L.1233-65 du Code du travail. Dispositif prolongé jusqu'au 31/12/2026.

Comment calculer l'ASP 2026 ?

ASP mensuelle = SJR × 75 % × 30,42. Le SJR = total des salaires bruts des 24 derniers mois ÷ 730 (si moins de 53 ans) ou des 36 derniers mois ÷ 1 096 (si 53 ans ou plus). Plafond SJR : 294,40 €/j. Plancher ASP : 32,62 €/j. Retenue retraite comp : 3 % sur la part d'ASP journalière supérieure à 32,13 €. CSG/CRDS : 6,7 % sur le brut mensuel.

Qui peut bénéficier du CSP ?

Tout salarié licencié pour motif économique dans une entreprise de moins de 1 000 salariés, justifiant d'au moins 4 mois de travail ouvrant droit à indemnisation France Travail. Le salarié dispose de 21 jours calendaires pour accepter ou refuser. Sans réponse dans ce délai = refus automatique. En cas de refus, bascule sur l'ARE classique.

Quelle différence entre CSP et ARE ?

CSP (ASP) : 75 % du SJR pendant 12 mois max, sans délai de carence ni délai d'attente. ARE classique : ~57 % du SJR selon ancienneté, délai de carence 7 jours + délai proportionnel à l'indemnité de licenciement. Gain CSP = +18 points de taux, soit environ +450 €/mois pour un salaire de 2 500 € bruts. Avantage ARE : durée potentiellement plus longue si droits > 18 mois.

Puis-je refuser le CSP ?

Oui. Le refus du CSP est libre. Tu bascules alors sur l'ARE classique avec tes droits complets. Sans réponse dans les 21 jours = refus automatique. Ce délai est incompressible, week-ends et jours fériés compris. Le refus ne génère pas de sanction de la part de France Travail.

Le CSP peut-il être prolongé ?

Oui, deux cas : (1) +3 mois si reprise d'emploi entre le 7e et le 12e mois de CSP (durée max 15 mois) ; (2) +4 mois maximum en cas d'arrêt maladie ou maternité pendant le CSP. Ces prolongations sont cumulables dans la limite des règles Unédic. La prolongation maladie est de droit et automatiquement calculée par France Travail.

Quelle durée CSP pour un cadre de 53 ans ou plus ?

La durée du CSP reste de 12 mois quel que soit l'âge. Mais pour les salariés de 53 ans ou plus, la période de référence pour le calcul du SJR est de 36 mois (1 096 jours) au lieu de 24 mois (730 jours). Cela est plus favorable en cas de salaire variable ou de primes, car le lissage sur 3 ans peut augmenter le SJR et donc l'ASP mensuelle.

Qui finance le CSP ?

Le CSP est financé conjointement par l'Unédic et l'employeur. L'employeur verse l'équivalent de l'indemnité compensatrice de préavis non effectué + une contribution spécifique égale à 2 % du salaire brut des 24 derniers mois. France Travail verse l'ASP mensuelle directement au salarié adhérent au CSP.

CSP et auto-entreprise : peut-on cumuler ?

Non en direct. Toute reprise d'activité dépassant 3 jours par mois entraîne une suspension de l'ASP. Les revenus de micro-BIC ou micro-BNC inférieurs à 3 jours/mois bénéficient d'une tolérance. En cas de signature d'un CDI de 6 mois ou plus avant le 10e mois de CSP, le dispositif prend fin mais déclenche la prime de reclassement (50 % droits restants).

Comment fonctionne la prime de reclassement CSP ?

Si tu signes un CDI de 6 mois minimum avant le 10e mois de ton CSP, tu perçois la prime de reclassement égale à 50 % des droits ASP restants, versée en capital. Exemple : 4 mois d'ASP restants à 1 500 €/mois → prime = 50 % × (4 × 1 500) = 3 000 € versés en une fois. Source : Unédic art. 7 convention assurance chômage. Sous conditions, cette prime est exonérée d'impôt sur le revenu.

Outils associés — Cluster licenciement économique

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