Congés Payés 2026 : Comprendre Enfin Vos Droits et Votre Indemnité

⚠️ Information Juridique (RH & Paie)

Les informations fournies sont basées sur la législation en vigueur. Le droit du travail est complexe. Ce contenu ne remplace pas les conseils d'un expert-comptable ou d'un avocat.

En bref

Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur : Congés payés 2025 : comprendre enfin vos droits et votre indemnité. Ce guide complet vous détaille les points essentiels, les démarches à suivre et les conseils pratiques pour vous accompagner.

⚠️ Réponse directe

En 2025, un salarié acquiert en principe 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois travaillé, soit 30 jours ouvrables par an (5 semaines). En jours ouvrés, cela représente environ 25 jours. La période de référence classique va du 1er juin N‑1 au 31 mai N, sauf accord différent.

Pour la rémunération, l'indemnité de congés payés se calcule en comparant :
10 % de l'ensemble des salaires bruts perçus pendant la période de référence ;
– le maintien de salaire que vous auriez touché si vous aviez travaillé pendant vos congés. L'employeur doit retenir la méthode la plus favorable.

Si vous quittez l'entreprise avec des congés acquis non pris, vous avez droit à une indemnité compensatrice de congés payés (ICCP), versée au solde de tout compte. Pour passer du principe à un chiffre concret, utilisez le calculateur congés payés MACALCULATRICE ou le simulateur détaillé congés payés.

Sommaire

En bref : ce qu'il faut retenir sur les congés payés

Les congés payés sont un droit automatique dès que vous travaillez : chaque mois de travail effectif vous donne des jours de congés. Le Code du travail raisonne en jours ouvrables, mais beaucoup d'entreprises convertissent en jours ouvrés (jours réellement travaillés) pour simplifier le planning.

  • Acquisition : 2,5 jours ouvrables/mois → 30 jours ouvrables/an (≈ 25 jours ouvrés).
  • Période de référence : généralement du 1er juin N‑1 au 31 mai N, parfois l'année civile selon les accords.
  • Rémunération : comparaison systématique 10 % vs maintien de salaire, on garde le plus favorable.
  • Temps partiel : mêmes droits en nombre de jours, mais montant d'indemnité proratisé selon le salaire.
  • Départ de l'entreprise : paiement d'une ICCP pour les congés acquis non pris.

Dans le reste de la page, on détaille les formules, les cas particuliers (temps partiel, année incomplète, maladie, jours fériés) et on vous montre comment exploiter au mieux les simulateurs du site.

Règles de base : acquisition des congés payés

En droit français, tout salarié a droit à des congés payés, même en CDD, en intérim ou à temps partiel. La règle de base est simple : chaque mois de travail effectif (ou assimilé) ouvre droit à 2,5 jours ouvrables de congés.

Sont en principe considérés comme du temps de travail effectif ou assimilé : le travail réellement effectué, certains congés (maternité, paternité, adoption), les arrêts pour accident du travail dans certaines limites, la formation, etc. À l'inverse, des périodes comme l'arrêt maladie classique ne génèrent pas forcément de droits nouveaux, selon les textes applicables (Code du travail vs convention collective, jurisprudence).

Concrètement, pour connaître vos droits, on regarde la période de référence (par exemple du 1er juin 2024 au 31 mai 2025), on compte les mois travaillés et on applique la formule :

Nombre de jours de congés = 2,5 × nombre de mois complets travaillés

On ajuste ensuite au prorata en cas de mois incomplet ou d'entrée/sortie en cours d'année. De nombreuses conventions prévoient des règles plus favorables (arrondis à l'entier supérieur, congés supplémentaires, jours de fractionnement…).

Jours ouvrables vs jours ouvrés : comment s'y retrouver

Jours ouvrables : tous les jours de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés chômés dans l'entreprise (en pratique du lundi au samedi). C'est la base légale du Code du travail.

Jours ouvrés : jours effectivement travaillés dans l'entreprise (souvent du lundi au vendredi). Beaucoup d'entreprises raisonnent en jours ouvrés pour simplifier le compteur de congés sur le bulletin de paie.

La conversion la plus fréquente est :

  • 30 jours ouvrables ≈ 25 jours ouvrés ;
  • 2,5 jours ouvrables/mois ≈ 2,08 jours ouvrés/mois.

Si votre bulletin affiche des droits en jours ouvrés, cela ne veut pas dire que vous êtes moins bien traité : c'est une autre façon de mesurer la même chose. Le plus important est que le total sur l'année corresponde bien à l'équivalent de 5 semaines de congés.

Calcul de l'indemnité de congés payés : 10 % vs maintien

Lorsque vous prenez vos congés, votre employeur doit calculer combien vous percevrez. La loi impose de comparer deux méthodes et de retenir la plus favorable :

  • Méthode des 10 % : on ajoute tous les salaires bruts de la période de référence (hors indemnités de congés déjà versées) et on applique 10 %.
  • Méthode du maintien de salaire : on reconstitue le salaire que vous auriez perçu si vous aviez travaillé pendant vos jours de congés (en tenant compte de l'horaire habituel, des primes intégrées, etc.).

Exemple simple : vous avez touché 24 000 € bruts sur la période de référence. Les 10 % donnent 2 400 €. Si, en maintenant votre salaire sur vos 5 semaines de congés, on obtient 2 300 €, l'employeur doit retenir la méthode des 10 %. Si au contraire le maintien donne 2 500 €, c'est cette méthode qui doit être appliquée.

Les conventions collectives détaillent souvent quelles primes sont intégrées (prime d'ancienneté, prime de panier, 13e mois, etc.). Pour un calcul chiffré rapide, passez par le calculateur congés payés puis affinez avec vos propres éléments.

Temps partiel, année incomplète et cas particuliers

Un salarié à temps partiel acquiert généralement le même nombre de jours de congés qu'un salarié à temps plein, mais la valeur financière d'un jour est plus faible puisqu'elle est basée sur un salaire brut moins élevé. On applique toujours la même mécanique 2,5 jours/mois, puis on calcule l'indemnité en 10 % vs maintien sur le salaire réellement perçu.

En année incomplète (par exemple pour les assistantes maternelles ou certains contrats scolaires), le calcul devient plus technique : on combine souvent des périodes travaillées et non travaillées, avec des mensualisations. Dans ce cas, il est utile d'utiliser des simulateurs spécialisés et de se référer aux textes de la convention collective.

Autres cas sensibles : les congés pendant un arrêt maladie, la présence de jours fériés qui tombent pendant les congés, les congés maternité ou paternité qui coupent la période de référence. Chaque situation obéit à des règles spécifiques, détaillées dans nos guides dédiés (jours ouvrés/ouvrables, arrêts maladie et jours fériés, année incomplète, etc.).

Congés non pris et indemnité compensatrice (ICCP)

Lorsque vous quittez l'entreprise (fin de CDD, démission, licenciement, rupture conventionnelle, retraite…) avec des congés acquis que vous n'avez pas pris, l'employeur doit vous verser une indemnité compensatrice de congés payés. Elle se calcule sur la base des jours restants sur la période de référence, en appliquant là encore la comparaison 10 % vs maintien.

Concrètement, on commence par :

  • compter le nombre de jours acquis sur la période ;
  • retrancher les jours déjà pris ;
  • multiplier par la valeur d'un jour de congé selon la méthode retenue.

L'ICCP apparaît sur votre solde de tout compte et est en principe soumise aux mêmes cotisations sociales que le salaire. Vérifiez toujours que le nombre de jours restants correspond bien à ce que vous avez sur votre compteur interne ou vos fiches de paie, et n'hésitez pas à contester en cas d'écart manifeste.

Questions fréquentes sur les congés payés

Comment calculer rapidement mes droits à congés payés ?

Comptez d'abord le nombre de mois travaillés sur la période de référence, multipliez par 2,5 pour obtenir vos jours ouvrables, puis convertissez si besoin en jours ouvrés (30 ouvrables ≈ 25 ouvrés). Pour la partie indemnité, partez de vos salaires bruts et appliquez la méthode des 10 % puis comparez avec votre maintien de salaire habituel.

Combien de semaines de congés payés par an ?

La règle générale est de 5 semaines de congés payés par an pour un salarié à temps plein, ce qui correspond à 30 jours ouvrables ou 25 jours ouvrés. Des jours supplémentaires peuvent exister via la convention collective, l'ancienneté ou les jours de fractionnement.

Que se passe-t-il si je n'utilise pas tous mes congés ?

En principe, les congés doivent être pris pendant la période prévue. S'ils ne le sont pas du fait de l'employeur, ils peuvent être reportés ou donner lieu à une indemnisation. En cas de départ de l'entreprise avec des congés restants, vous touchez une ICCP calculée sur ces jours non pris.

Les congés payés sont-ils compatibles avec un arrêt maladie ?

Congés payés et arrêt maladie obéissent à des règles différentes. Un arrêt maladie peut suspendre des congés déjà posés ou décaler la prise des congés selon la situation. Depuis plusieurs décisions européennes et françaises, le salarié ne doit pas perdre définitivement ses droits du seul fait de la maladie, mais l'application concrète dépend de la période et des textes applicables.

Comment utiliser les simulateurs congés payés du site ?

Pour un calcul rapide des jours et de l'indemnité, commencez par le calculateur congés payés. Si votre situation est plus complexe (temps partiel, année incomplète, jours fériés, assmat), basculez ensuite sur le simulateur détaillé congés payés ou sur nos pages spécifiques pour les assistantes maternelles.

À propos de cet outil

Auteur : Équipe éditoriale MaCalculatrice — Experts en RH & Droit du Travail

Dernière mise à jour : 3 janvier 2026

Sources : Les calculs et informations présentés sont basés sur les textes officiels (Code du Travail, Légifrance, Service-Public.fr, URSSAF) et les barèmes en vigueur au 1er janvier 2026.

Cet outil est maintenu à jour régulièrement pour refléter les changements légis latifs et réglementaires.