Calcul Plus-Value Immobilière 2026

min de lecture

⚠️ Information Fiscale

Les informations fournies sont basées sur le Code Général des Impôts (CGI art. 150 U à 150 VH) et la loi de finances 2026 en vigueur au 16 avril 2026. La fiscalité immobilière est complexe. Ce contenu ne remplace pas les conseils d'un notaire ou d'un conseiller fiscal agréé.

⚡ En bref

La plus-value immobilière est imposée à 19% (IR) + 17,2% (prélèvements sociaux) = 36,2% brut, avec des abattements progressifs selon la durée de détention. L'exonération totale d'IR est acquise après 22 ans, celle des prélèvements sociaux après 30 ans. La résidence principale est toujours exonérée. Une surtaxe progressive de 2% à 6% s'applique si la plus-value nette IR dépasse 50 000€.

🧮 Simulateur Plus-Value Immobilière 2026

Prix net vendeur indiqué dans l'acte de vente
Prix figurant dans l'acte d'acquisition initial
Nombre d'années entre la date d'achat et la date de vente

Tableau des abattements IR et Prélèvements Sociaux par année (6 → 30 ans)

Les abattements pour durée de détention sont définis à l'article 150 VC du CGI. Ils réduisent la base imposable de la plus-value brute avant application des taux d'imposition. Deux régimes coexistent : celui de l'IR (exonération à 22 ans) et celui des prélèvements sociaux (exonération à 30 ans).

Règle IR (CGI art. 150 VC, I) :
— De la 6e à la 21e année : 6% par an (soit 16 ans × 6% = 96%)
— 22e année : 4% (total : 100% → exonération IR complète)

Règle PS (CGI art. 150 VC, II) :
— De la 6e à la 21e année : 1,65% par an
— 22e année : 1,60%
— De la 23e à la 30e année : 9% par an (8 ans × 9% = 72%)
— Total à 30 ans : 16 × 1,65% + 1,60% + 8 × 9% = 26,40% + 1,60% + 72% = 100% → exonération PS
Durée détention Abattement IR cumulé PV nette IR (sur 100€) Abattement PS cumulé PV nette PS (sur 100€) Impôt total approx.
< 6 ans0%100€0%100€36,20€
6 ans6%94€1,65%98,35€34,65€
8 ans18%82€4,95%95,05€31,93€
10 ans30%70€8,25%91,75€29,08€
12 ans42%58€11,55%88,45€26,23€
15 ans60%40€16,50%83,50€21,96€
18 ans78%22€21,45%78,55€17,69€
20 ans90%10€24,75%75,25€14,85€
22 ans ✅100% — EXONÉRÉ IR0€27,60%72,40€12,45€ (PS seul)
25 ans100% — EXONÉRÉ IR0€54,60%45,40€7,81€
28 ans100% — EXONÉRÉ IR0€81,60%18,40€3,16€
30 ans ✅✅100% — EXONÉRÉ IR0€100% — EXONÉRÉ PS0€0€ — EXONÉRÉ TOTAL

Lecture : pour une plus-value brute de 100€ détenue 10 ans, l'IR est calculé sur 70€ (× 19% = 13,30€) et les PS sur 91,75€ (× 17,2% = 15,78€), soit 29,08€ d'impôt total, contre 36,20€ sans abattement. Source : CGI art. 150 VC.

Visualisation : abattement cumulé selon la durée de détention

L'abattement pour durée de détention progresse différemment pour l'impôt sur le revenu (IR, exonération à 22 ans) et les prélèvements sociaux (PS, exonération seulement à 30 ans) — d'où une fenêtre 22-30 ans où l'IR est nul mais les PS restent partiellement dus.

0 6 ans 22 ans 30 ans 0 % 50 % 100 % Abattement cumulé (%) — IR (bleu) vs prélèvements sociaux (orange) IR : 6 %/an (6-21 ans) + 4 % (22e) → exonéré 22 ans PS : 1,65 %/an (6-21) + 1,60 % (22e) + 9 %/an (23-30) → exonéré 30 ans

Les exonérations totales : résidence principale, retraités, 1ère cession

1. Résidence principale — exonération totale et immédiate

La vente de la résidence principale est totalement exonérée de plus-value, quelle que soit la durée de détention et quel que soit le montant de la plus-value (CGI art. 150 U, II-1°). La résidence principale est définie comme le logement que le cédant occupe de manière effective et habituelle au jour de la cession. La jurisprudence du Conseil d'État (CE 13 mars 2020, n° 424923) précise que la résidence principale doit être occupée à titre principal au moment de la vente.

Cas particuliers : le logement vacant entre le déménagement et la vente bénéficie encore de l'exonération si le délai entre la libération du logement et la vente est « normal » — généralement admis comme inférieur à 12 mois par la DGFiP (BOI-RFPI-PVI-10-40-10, § 90).

2. Première cession d'un logement autre que la résidence principale

L'exonération s'applique à la première cession d'un logement (non résidence principale) si le cédant n'a pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des 4 années précédentes ET s'engage à remployer le prix de cession dans l'acquisition de sa résidence principale dans les 24 mois suivant la cession (CGI art. 150 U, II-1° bis). L'exonération est proportionnelle au remploi si celui-ci est partiel.

3. Prix de vente inférieur à 15 000€

Quelle que soit la plus-value réalisée, si le prix de vente est inférieur à 15 000€, la plus-value est exonérée (CGI art. 150 U, II-6°). Pour les biens détenus en indivision, le seuil s'apprécie par quote-part de chaque indivisaire. Cette exonération concerne principalement les cessions de terrains de petite superficie, garages ou caves.

4. Retraités et invalides — exonération sous conditions de ressources

Les titulaires d'une pension de vieillesse ou d'une carte d'invalidité peuvent bénéficier d'une exonération si leur revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année ne dépasse pas les limites d'exonération de taxe d'habitation (CGI art. 150 U, II-2° et 3°). Pour 2026, le seuil est d'environ 11 885€ pour la première part de quotient familial (+ 3 174€ par demi-part supplémentaire). La condition est appréciée au titre de l'avant-dernière année précédant la cession.

5. Cession au profit de bailleurs sociaux

Les plus-values réalisées lors de la cession de logements au profit d'organismes d'HLM, de sociétés d'économie mixte gérant des logements sociaux ou d'opérateurs de l'accession sociale à la propriété sont totalement exonérées (CGI art. 150 U, II-7°). Cette exonération a été prolongée jusqu'au 31 décembre 2026 par la loi de finances pour 2026.

6. Expropriation pour cause d'utilité publique

En cas d'expropriation, l'exonération est accordée sous condition de remploi intégral de l'indemnité dans les 12 mois suivant la perception (CGI art. 150 U, II-4°). Si le remploi n'est que partiel, l'exonération est proportionnelle.

📋 Tableau récapitulatif des exonérations

Cas d'exonération Base légale Conditions
Résidence principaleCGI art. 150 U, II-1°Occupation effective au jour de la vente
Détention ≥ 22 ans (IR)CGI art. 150 VC, IAutomatique selon durée
Détention ≥ 30 ans (IR+PS)CGI art. 150 VC, IIAutomatique selon durée
Prix < 15 000€CGI art. 150 U, II-6°Automatique, par quote-part si indivision
1ère cession hors RPCGI art. 150 U, II-1° bisNon propriétaire RP depuis 4 ans + remploi 24 mois
Retraité/invalide (revenus modestes)CGI art. 150 U, II-2°/3°RFR N-2 ≤ seuil exonération TH
Cession à bailleur socialCGI art. 150 U, II-7°Acquéreur = HLM/SEM/PSLA, avant 31/12/2026
ExpropriationCGI art. 150 U, II-4°Remploi intégral sous 12 mois

La surtaxe sur les plus-values élevées : barème 2% à 6%

Depuis le 1er janvier 2013, une surtaxe progressive s'applique aux plus-values immobilières nettes (après abattement IR) dépassant 50 000€, en vertu de l'article 1609 nonies G du CGI. Cette surtaxe s'ajoute à l'IR (19%) et aux prélèvements sociaux (17,2%).

Barème de la surtaxe (CGI art. 1609 nonies G) :
Tranche de plus-value nette IRTaux
De 50 001€ à 60 000€2%
De 60 001€ à 100 000€3%
De 100 001€ à 150 000€4%
De 150 001€ à 200 000€5%
Au-delà de 200 000€6%

Attention : la surtaxe est calculée sur la plus-value nette IR (après abattements), et non sur la plus-value brute. Elle ne s'applique pas aux terrains à bâtir (régime distinct).

Exemple de calcul de la surtaxe

Pour une plus-value nette IR de 120 000€ :

  • Tranche 50 001 – 60 000€ = 10 000€ × 2% = 200€
  • Tranche 60 001 – 100 000€ = 40 000€ × 3% = 1 200€
  • Tranche 100 001 – 120 000€ = 20 000€ × 4% = 800€
  • Surtaxe totale = 2 200€
  • + IR = 120 000 × 19% = 22 800€
  • + PS : à calculer selon durée de détention

La surtaxe s'applique-t-elle aux terrains à bâtir ?

Non. Les plus-values sur terrains à bâtir (TAB) relèvent d'un régime spécifique depuis le 1er septembre 2014. Les abattements pour durée de détention ne s'appliquent pas aux TAB pour l'IR (régime taxe communale), et les prélèvements sociaux sont calculés sans abattement. Voir notre simulateur dédié aux terrains à bâtir.

Stratégies légales pour réduire la surtaxe

Plusieurs leviers légaux permettent de minimiser l'impact de la surtaxe :

  • Ventilation par cédant : un bien détenu à 50% par deux époux génère deux PV de 50% chacune. Si la PV totale est de 110 000€, chaque cédant a une PV de 55 000€ — surtaxe à 2% par cédant au lieu de 3% sur l'ensemble.
  • Déduction maximale des travaux : augmenter le prix de revient réduit la PV brute, donc l'assiette de surtaxe. La conservation de toutes les factures de travaux est donc critique.
  • Étalement en deux exercices fiscaux : une vente avec paiement échelonné peut théoriquement répartir la plus-value sur plusieurs années — mais attention, la PV immobilière est imposée à la date de l'acte, pas à celle du paiement. Cette stratégie nécessite un montage juridique spécifique (vente à terme) validé par un notaire.
  • Donation-partage avant cession : dans certaines configurations familiales, transmettre une quote-part à un enfant avant la vente peut fractionner l'assiette, à condition que la donation soit antérieure à la cession et non abusive (délai de 3 mois minimum généralement retenu par la pratique notariale).

Ces stratégies doivent être validées par un notaire ou un conseiller fiscal avant mise en œuvre. Source : CGI art. 1609 nonies G, BOI-RFPI-TPVIE-20.

Surtaxe : paliers de lissage détaillés (60/100/110/150/160/200/210/250 k€)

Le barème de la surtaxe (CGI art. 1609 nonies G) intègre des mécanismes de lissage aux paliers de changement de taux pour éviter les effets de seuil brutaux. Sans lissage, une plus-value nette IR de 60 001€ verrait toute son assiette taxée à 3%, au lieu de seulement la fraction au-delà de 60 000€.

Aux paliers de transition, la formule de lissage atténue le choc fiscal en réduisant la surtaxe effective. Le mécanisme retenu est celui d'une réfaction progressive sur la tranche de 10 000€ ou 20 000€ adjacente.

Tranche PV nette IR (€) Taux Formule lissage Exemple PV = montant de fin de tranche
0 – 50 0000%0€
50 001 – 60 000 (lissage)2% lisséPV × 2% − (60 000 − PV) × 1/2060 k€ → 1 200€
60 001 – 100 0002%PV × 2%100 k€ → 2 000€
100 001 – 110 000 (lissage)3% lisséPV × 3% − (110 000 − PV) × 1/10110 k€ → 3 300€
110 001 – 150 0003%PV × 3%150 k€ → 4 500€
150 001 – 160 000 (lissage)4% lisséPV × 4% − (160 000 − PV) × 15/100160 k€ → 6 400€
160 001 – 200 0004%PV × 4%200 k€ → 8 000€
200 001 – 210 000 (lissage)5% lisséPV × 5% − (210 000 − PV) × 20/100210 k€ → 10 500€
210 001 – 250 0005%PV × 5%250 k€ → 12 500€
250 001 – 260 000 (lissage)6% lisséPV × 6% − (260 000 − PV) × 25/100260 k€ → 15 600€
> 260 0006% fixePV × 6%300 k€ → 18 000€
Exemple concret de lissage : Plus-value nette IR = 102 000€ (tranche 100–110 k€).
Surtaxe lissée = 102 000 × 3% − [(110 000 − 102 000) × 1/10] = 3 060 − 800 = 2 260€ effectif.
Sans lissage : 102 000 × 3% = 3 060€. Gain du mécanisme de lissage = 800€.

Source : BOI-RFPI-TPVIE-20. La surtaxe est calculée par le notaire lors de la rédaction du formulaire 2048-IMM. Elle s'applique par cédant : un bien en indivision à 2 cédants 50/50 génère 2 assiettes distinctes, ce qui peut éviter le franchissement des paliers.

LMNP : réintégration des amortissements depuis le 15/02/2025

La loi de finances pour 2025 (art. 24 LFI 2025) a modifié l'article 150 VB du CGI en profondeur pour les bailleurs en Location Meublée Non Professionnelle (LMNP). Cette réforme, applicable aux cessions réalisées à compter du 15 février 2025, supprime l'un des avantages historiques du régime.

Le mécanisme de réintégration

Désormais, les amortissements déduits en LMNP (sur le bâti, les travaux amortissables, le mobilier) doivent être réintégrés dans le calcul du prix d'acquisition net lors de la cession. Concrètement : le prix d'acquisition fiscal retenu pour calculer la plus-value est minoré du cumul des amortissements déduits pendant la période de détention.

Formule LMNP post-15/02/2025 :
Prix d'acquisition fiscal = Prix d'achat initial − Cumul amortissements déduits
Plus-value brute = Prix de vente − Prix d'acquisition fiscal

Exemple chiffré : impact de la réintégration

Bien LMNP acquis en 2015 à 200 000€, mis en location meublée régime réel. Amortissements déduits : 8 000€/an × 10 ans = 80 000€ cumulés.

  • Avant 15/02/2025 : PV brute = prix vente − 200 000€ (amortissements non réintégrés)
  • Depuis 15/02/2025 : Prix acquisition fiscal = 200 000 − 80 000 = 120 000€
  • Si cession à 320 000€ : PV brute = 320 000 − 120 000 = 200 000€ (au lieu de 120 000€)
  • Assiette supplémentaire imposable : 80 000€ × taux effectif ≈ 29 000€ d'impôt supplémentaire

Ce qui ne change pas

Les abattements pour durée de détention (art. 150 VC CGI) s'appliquent normalement sur cette assiette réintégrée. L'exonération IR après 22 ans et PS après 30 ans reste valable. Pour les LMP (professionnel), ce régime n'est pas concerné : les LMP relèvent des plus-values professionnelles BIC (art. 151 septies CGI), mécanisme distinct.

Pour les biens LMNP dont la promesse de vente avait été signée avant le 15/02/2025, vérifier la date retenue par l'administration : certaines situations transitoires peuvent bénéficier de l'ancien régime. Source : LFI 2025 art. 24, BOFiP BOI-RFPI-PVI-20-10 actualisé 2025.

Zones tendues : abattement exceptionnel 60%/85% (art. 150 VE CGI)

Pour libérer du foncier constructible dans les zones où la tension immobilière est la plus forte, l'article 150 VE du CGI prévoit un abattement exceptionnel sur les plus-values réalisées dans les zones éligibles. Ce dispositif, initialement prévu jusqu'au 31/12/2025, a été prolongé jusqu'au 31/12/2027 par la LFI 2026 (art. 35).

Conditions cumulatives d'éligibilité

  • Bien situé en zone A, A bis ou B1 (arrêté du 30 septembre 2014 modifié)
  • Promesse de vente (compromis ou promesse unilatérale) signée entre le 01/01/2024 et le 31/12/2027
  • L'acquéreur s'engage à démolir le bâtiment existant et à construire des logements dans un délai de 4 ans
  • Engagement formalisé dans l'acte authentique de vente

Taux applicables

Taux standard : 60%

Zone A, A bis ou B1, acquéreur s'engage à construire des logements collectifs ou mixtes.

Taux majoré : 85%

L'acquéreur s'engage à réaliser au minimum 50% de logements sociaux ou intermédiaires OU 75% de logements collectifs.

Exemple chiffré : abattement zone tendue

PV brute : 150 000€. Détention 12 ans → abattement IR durée : 42% → PV nette IR durée : 87 000€.

Application abattement zones tendues 60% : 87 000 × (1 − 60%) = 34 800€ imposables à l'IR.
IR = 34 800 × 19% = 6 612€. Économie vs absence d'abattement zone : 87 000 × 19% − 6 612 = 9 918€.

Important : cet abattement ne se cumule pas avec l'exonération résidence principale (déjà à 100%). L'application se fait APRÈS les abattements durée de détention, pas avant. Sources : CGI art. 150 VE, BOFiP BOI-RFPI-PVI-20-20-30.

Non-résidents UE/EEE : prélèvements sociaux réduits à 7,5%

Les non-résidents fiscaux français ressortissants d'un État de l'Union européenne, de l'Espace économique européen (EEE) ou de la Suisse, affiliés à un régime de sécurité sociale d'un autre État membre, bénéficient d'un taux réduit de prélèvements sociaux.

Ce régime découle de l'arrêt CJUE Wagner-Raith (C-560/13, 26 février 2015) et de l'arrêt CE de Ruyter (n° 334551), qui ont jugé contraire au droit européen l'application des prélèvements sociaux (CSG/CRDS, financant la sécurité sociale française) à des personnes déjà affiliées à un régime étranger.

Taux applicables aux non-résidents UE/EEE

Situation du cédant Taux IR Taux PS Total
Résident français19%17,2%36,2%
Non-résident UE/EEE/CH affilié à régime étranger19%7,5%26,5%
Non-résident hors UE (États-Unis, Canada, etc.)19% (ou taux convention)17,2%36,2%+

Le prélèvement de solidarité de 7,5% n'est pas concerné par la jurisprudence de Ruyter car il ne finance pas la sécurité sociale (il alimente le fonds de solidarité vieillesse). C'est pourquoi les résidents UE/EEE restent soumis à ce prélèvement unique, d'où le taux résiduel de 7,5%.

Depuis la loi de finances 2015 (art. 62), l'obligation de désigner un représentant fiscal accrédité a été supprimée pour les ressortissants de l'UE/EEE. Au-delà de 150 000€ de prix de vente, des obligations de dépôt auprès de la DGFiP subsistent mais via la procédure notariale standard. Sources : CGI art. 244 bis A, BOFiP BOI-RFPI-PVINR-20.

Succession : valeur vénale au décès comme prix d'acquisition (art. 764 bis CGI)

L'article 764 bis du CGI pose une règle fondamentale souvent méconnue des vendeurs de biens hérités : le prix d'acquisition retenu pour calculer la plus-value lors de la revente d'un bien reçu par succession est la valeur vénale déclarée aux droits de mutation à titre gratuit (droits de succession), et non le prix d'acquisition originel payé par le défunt.

Ce que comprend le « prix d'acquisition » successoral

  • Valeur vénale déclarée au décès (base des droits de succession)
  • + Frais de notaire liés à la succession
  • + Droits de mutation à titre gratuit (DMTG) effectivement payés par l'héritier

L'effet purge : neutralisation de la PV latente

La plus-value latente accumulée entre l'acquisition par le défunt et le décès est entièrement neutralisée. Seule la plus-value constituée après le décès (entre la valeur successorale et le prix de vente) est imposable.

Exemple concret :
Bien acquis par le défunt en 1985 à 50 000€.
Valeur vénale au décès (2010) déclarée aux droits de succession : 250 000€.
Vente en 2026 : 320 000€.
PV brute = 320 000 − 250 000 (et non 50 000) = 70 000€.
Durée de détention pour les abattements : calculée depuis le décès (2010) → 16 ans → abattement IR = 11 × 6% = 66%.

Donation vs succession

Cette règle favorable ne s'applique pas aux biens reçus par donation. Pour un bien donné, le prix d'acquisition retenu est la valeur stipulée lors de l'acte de donation. Un bien donné avec une valeur volontairement sous-estimée puis revendu rapidement peut donc générer une plus-value imposable significative.

Pour les biens en démembrement, la règle s'applique avec le barème de l'article 669 CGI : l'usufruitier et le nu-propriétaire calculent chacun leur plus-value au prorata de la valeur de leurs droits selon l'âge de l'usufruitier. Source : CGI art. 764 bis, BOFiP BOI-RFPI-PVI-20-10-10.

Indivision et démembrement : calcul par quote-part

La plus-value immobilière en situation d'indivision ou de démembrement présente des particularités importantes qui peuvent, selon la configuration, réduire significativement l'imposition globale par rapport à une détention en pleine propriété individuelle.

Indivision : chaque cédant calcule sa plus-value sur sa quote-part

En cas de cession d'un bien indivis, chaque indivisaire calcule sa propre plus-value sur sa seule quote-part. Le prix de vente et le prix d'acquisition sont ventilés prorata. Les seuils d'exonération et de surtaxe sont appréciés par cédant, et non sur le total de la transaction.

Exemple indivision : 4 héritiers en indivision égale (25% chacun).
Vente du bien 240 000€ (total). Prix d'acquisition total 80 000€.
Chaque cédant : prix vente = 60 000€, prix acq = 20 000€, PV brute = 40 000€.
Seuil 15 000€ apprécié par cédant : 40 000€ > 15 000€ → imposable pour chacun.
Surtaxe 50 000€ appréciée par cédant : PV nette IR < 50 000€ par cédant → pas de surtaxe.

Démembrement nue-propriété / usufruit

En cas de cession conjointe par l'usufruitier et le nu-propriétaire, chacun calcule la plus-value sur la valeur de ses droits selon le barème fiscal de l'article 669 CGI (basé sur l'âge de l'usufruitier). La plus-value totale est ainsi répartie entre les deux vendeurs, chacun bénéficiant des abattements pour durée de détention applicables à sa propre situation.

Barème art. 669 CGI (extrait) : usufruitier de 60 à 69 ans → usufruit = 40% de la pleine propriété, nue-propriété = 60%. Pour une vente à 300 000€, l'usufruitier cède pour 120 000€ de droits, le nu-propriétaire pour 180 000€. Chacun calcule sa PV sur ces bases distinctes.

Sources : CGI art. 150 U (conditions de cession), art. 669 CGI (barème démembrement), BOFiP BOI-RFPI-PVI-20-10-10.

Déclaration : formulaire 2048-IMM et report case 3VZ sur la 2042

La déclaration et le paiement de la plus-value immobilière s'effectuent entièrement via le notaire, sans démarche fiscale directe du vendeur auprès des services des impôts. Ce mécanisme est prévu par l'article 150 VG du CGI.

Rôle du notaire : le formulaire 2048-IMM

Le notaire complète le formulaire 2048-IMM (Cerfa n°12359) au moment de la signature de l'acte authentique. Ce formulaire récapitule l'ensemble du calcul :

  1. Prix de cession net vendeur
  2. Prix d'acquisition majoré des frais (réels ou forfait 7,5%) et travaux (réels ou forfait 15%)
  3. Plus-value brute
  4. Abattements pour durée de détention (IR et PS séparément)
  5. Plus-value nette imposable à l'IR et aux PS
  6. IR (19%), PS (17,2% ou 7,5% UE), surtaxe le cas échéant
  7. Total prélevé sur le produit de la vente

Le notaire reverse l'ensemble au Trésor Public dans le mois suivant la signature. Pour les cessions avec paiement échelonné sur plus d'un an, un formulaire 2048-IMM-bis est utilisé.

Report sur la 2042 : case 3VZ

L'année suivant la cession, le vendeur reporte la plus-value nette imposable sur sa déclaration de revenus 2042, case 3VZ. Ce report est purement informatif pour le revenu fiscal de référence (RFR) — il n'entraîne pas de double imposition car l'impôt a déjà été prélevé par le notaire. Cette information du RFR peut néanmoins avoir un impact sur les plafonds de ressources de certains dispositifs (bourses, aides, etc.).

Erreurs courantes à éviter

  • Oublier d'inclure les travaux justifiés par factures dans le calcul (perte fiscale définitive)
  • Ne pas signaler au notaire le statut de résident UE/EEE (risque de sur-prélèvement PS)
  • Confondre date du compromis et date de l'acte authentique (la plus-value est imposée à la date de l'acte, non du compromis)
  • En cas de succession récente : ne pas fournir l'acte de succession pour valoriser correctement le prix d'acquisition fiscal

Sources : CGI art. 150 VG et 150 VH, formulaire Cerfa 12359, BOFiP BOI-RFPI-PVI-30.

Cession à bailleur social : exonération étendue jusqu'au 31/12/2027

La cession de logements à des acquéreurs institutionnels engagés dans le logement social bénéficie d'une exonération totale de plus-value prévue à l'article 150 U II 7° du CGI. Ce dispositif, prolongé plusieurs fois, a été étendu jusqu'au 31 décembre 2027 par la loi de finances pour 2026 (art. 36).

Acquéreurs éligibles

  • Organismes d'habitation à loyer modéré (HLM) au sens de l'art. L. 411-2 CCH
  • Sociétés d'économie mixte (SEM) gérant des logements sociaux
  • Opérateurs de l'accession sociale à la propriété (PSLA)
  • Associations agréées pour le logement d'urgence
  • Collectivités territoriales ou leurs groupements, dans certains cas

Conditions et engagement

L'acquéreur doit s'engager formellement dans l'acte de vente à conserver l'usage du bien comme logement social pendant au moins 10 ans. En cas de non-respect de cet engagement, l'exonération est remise en cause et l'impôt devient exigible auprès de l'acquéreur (et non du vendeur).

Exonération retraités/invalides : seuil 2024 actualisé

Pour rappel, l'exonération prévue à l'article 150 U III pour les titulaires d'une pension de vieillesse ou d'une carte d'invalidité (revenus modestes) est plafonnée au revenu fiscal de référence 2024. Le seuil actualisé est de 12 793€ pour la 1re part de quotient familial (+ 3 174€ par demi-part supplémentaire), avec la condition de non-assujettissement à l'IFI l'année précédant la cession.

La combinaison logement social + exonération retraités est possible si les deux conditions sont réunies simultanément. L'exonération de cession à bailleur social est également cumulable avec la première cession (art. 150 U II-1° bis) dans les cas où le vendeur réemploie la totalité du prix dans sa résidence principale dans les 24 mois.

Sources : CGI art. 150 U II 7° et III, LFI 2026 art. 36, BOFiP BOI-RFPI-PVI-10-40-30.

3 exemples chiffrés complets

📝 Exemple 1 — Appartement vendu après 8 ans (résidence secondaire)

  • Prix d'achat : 200 000€
  • Frais d'acquisition (forfait 7,5%) : 200 000 × 7,5% = 15 000€
  • Travaux (forfait 15%) : 200 000 × 15% = 30 000€
  • Prix de revient total : 200 000 + 15 000 + 30 000 = 245 000€
  • Prix de vente : 320 000€
  • Plus-value brute : 320 000 – 245 000 = 75 000€
  • Durée : 8 ans → Abattement IR : 3 ans × 6% = 18% = 13 500€ → PV nette IR = 61 500€
  • Abattement PS : 3 ans × 1,65% = 4,95% = 3 713€ → PV nette PS = 71 288€
  • IR : 61 500 × 19% = 11 685€
  • PS : 71 288 × 17,2% = 12 262€
  • Surtaxe : 61 500 > 50 000€ → (10 000 × 2%) + (1 500 × 3%) = 200 + 45 = 245€
  • TOTAL IMPÔT : 24 192€ — Net vendeur : 295 808€

📝 Exemple 2 — Maison vendue après 15 ans

  • Prix d'achat : 180 000€
  • Frais d'acquisition réels : 14 000€
  • Travaux réels (factures) : 40 000€
  • Prix de revient total : 180 000 + 14 000 + 40 000 = 234 000€
  • Prix de vente : 410 000€
  • Plus-value brute : 410 000 – 234 000 = 176 000€
  • Durée : 15 ans → Abattement IR : 10 ans × 6% = 60% = 105 600€ → PV nette IR = 70 400€
  • Abattement PS : 10 ans × 1,65% = 16,5% = 29 040€ → PV nette PS = 146 960€
  • IR : 70 400 × 19% = 13 376€
  • PS : 146 960 × 17,2% = 25 277€
  • Surtaxe : 70 400 > 50 000€ → (10 000 × 2%) + (10 400 × 3%) = 200 + 312 = 512€
  • TOTAL IMPÔT : 39 165€ — Net vendeur : 370 835€
  • Attendre 22 ans aurait économisé 13 376€ d'IR.

📝 Exemple 3 — Studio vendu après 25 ans (exonération IR totale)

  • Prix d'achat : 95 000€
  • Frais d'acquisition (forfait 7,5%) : 95 000 × 7,5% = 7 125€
  • Travaux (forfait 15%) : 95 000 × 15% = 14 250€
  • Prix de revient total : 95 000 + 7 125 + 14 250 = 116 375€
  • Prix de vente : 185 000€
  • Plus-value brute : 185 000 – 116 375 = 68 625€
  • Durée : 25 ans → Abattement IR : 100% (exonération totale) → IR = 0€
  • Abattement PS : 16 × 1,65% + 1,60% + 3 × 9% = 26,4% + 1,6% + 27% = 55% → PV nette PS = 30 881€
  • IR : 0€ (exonéré après 22 ans)
  • PS : 30 881 × 17,2% = 5 312€
  • Surtaxe : PV nette IR = 0 → 0€
  • TOTAL IMPÔT : 5 312€ (PS uniquement) — Net vendeur : 179 688€

Sources juridiques : CGI articles 150 U à 150 VH

Le régime fiscal des plus-values immobilières des particuliers est régi par les articles 150 U à 150 VH du Code Général des Impôts. Voici les références clés :

  • CGI art. 150 U — Champ d'application : définit les cessions imposables et les exonérations (résidence principale, seuil 15 000€, retraités, etc.)
  • CGI art. 150 UA — Biens meubles : s'applique aux cessions de biens meubles corporels (hors cases précédentes).
  • CGI art. 150 UB — Échange : régime d'imposition des échanges immobiliers (report ou imposition immédiate selon le cas).
  • CGI art. 150 V — Fait générateur : la plus-value est imposée à la date de signature de l'acte authentique de vente (et non au compromis).
  • CGI art. 150 VB — Prix de revient : déductibilité des frais d'acquisition (réels ou forfait 7,5%) et des travaux (réels ou forfait 15%).
  • CGI art. 150 VC — Abattements pour durée de détention : IR (6%/an de 6 à 21 ans, 4% la 22e année) et PS (1,65%/an de 6 à 21 ans, 1,60% la 22e, 9%/an de 23 à 30 ans).
  • CGI art. 150 VD — Imputation des moins-values : les moins-values immobilières ne sont pas imputables sur les plus-values d'une autre année.
  • CGI art. 150 VF — Modalités de liquidation et versement de l'impôt par le notaire.
  • CGI art. 150 VH — Obligations déclaratives et formulaire 2048-IMM.
  • CGI art. 1609 nonies G — Surtaxe sur les plus-values nettes supérieures à 50 000€ (barème progressif 2% à 6%).

Pour consulter les textes officiels et les mises à jour réglementaires, rendez-vous sur Légifrance — CGI art. 150 U et le BOI-RFPI-PVI (Bulletin Officiel des Finances Publiques).

Loi de finances 2025 et 2026 : nouveautés applicables

Deux textes législatifs récents ont modifié significativement le régime de la plus-value immobilière :

  • LFI 2025 (loi n° 2024-1551 du 31 décembre 2024), art. 24 — Réintégration des amortissements LMNP dans le calcul de la plus-value pour les cessions à compter du 15/02/2025 (modification art. 150 VB CGI). Impact : fin de l'avantage amortissement non imposable à la revente, alignement sur le régime LMP.
  • LFI 2026, art. 35 — Prolongation de l'abattement exceptionnel zones tendues (art. 150 VE CGI) jusqu'au 31/12/2027, initialement prévu jusqu'au 31/12/2025.
  • LFI 2026, art. 36 — Prolongation de l'exonération de cession à bailleur social (art. 150 U II 7° CGI) jusqu'au 31/12/2027, initialement jusqu'au 31/12/2025.

Ces modifications s'appliquent de plein droit dès la date d'entrée en vigueur mentionnée dans chaque article. Aucune option n'est nécessaire de la part du contribuable ou du notaire — ces règles s'imposent automatiquement lors de la rédaction du 2048-IMM.

❓ Questions fréquentes

Quel est le taux d'imposition sur la plus-value immobilière en 2026 ?

Le taux global est de 36,2% : impôt sur le revenu (IR) à taux fixe de 19% + prélèvements sociaux (PS) de 17,2%. Des abattements pour durée de détention réduisent la base imposable à partir de la 6e année. Une surtaxe progressive (2% à 6%) s'applique si la plus-value nette IR dépasse 50 000€. La résidence principale est toujours exonérée.

Quand est-on exonéré de plus-value immobilière ?

Il existe plusieurs cas d'exonération totale : (1) résidence principale — exonération totale et immédiate ; (2) détention depuis plus de 22 ans pour l'IR et 30 ans pour les PS ; (3) prix de vente inférieur à 15 000€ ; (4) première cession d'un logement autre que la résidence principale, sous conditions de remploi dans les 24 mois ; (5) retraités et invalides sous conditions de ressources (RFR N-2).

Comment calcule-t-on les frais d'acquisition pour la plus-value ?

Les frais d'acquisition (droits de mutation, honoraires notaire, frais d'agence à l'achat) peuvent être retenus pour leur montant réel justifié ou au forfait de 7,5% du prix d'achat. Le forfait est souvent plus avantageux car les frais réels atteignent rarement 7,5% (ils se situent généralement entre 2% et 3% pour les logements anciens). Le forfait est applicable quelle que soit la durée de détention (CGI art. 150 VB, I).

Peut-on déduire les travaux du calcul de plus-value ?

Oui. Les travaux de construction, reconstruction, agrandissement ou amélioration (non déduits des revenus fonciers) sont déductibles. Si la détention dépasse 5 ans et que les travaux ne sont pas justifiés par des factures, un forfait de 15% du prix d'achat peut être appliqué (CGI art. 150 VB, II). Les travaux d'entretien courant (ravalement imposé, remplacement équipements usagés) ne sont pas déductibles.

Qu'est-ce que la surtaxe sur les plus-values élevées ?

La surtaxe (CGI art. 1609 nonies G) s'applique quand la plus-value nette IR dépasse 50 000€. Le barème progressif est : 2% de 50 001€ à 60 000€, 3% de 60 001€ à 100 000€, 4% de 100 001€ à 150 000€, 5% de 150 001€ à 200 000€, 6% au-delà de 200 000€. La surtaxe ne s'applique pas aux terrains à bâtir.

La plus-value d'une résidence secondaire est-elle imposable ?

Oui. La plus-value sur une résidence secondaire est imposable au taux de 19% (IR) + 17,2% (PS), soit 36,2% brut, avant abattements pour durée de détention. Contrairement à la résidence principale, il n'y a pas d'exonération automatique. Les abattements s'appliquent à partir de la 6e année de détention et conduisent à une exonération IR à 22 ans et PS à 30 ans.

Comment déclarer la plus-value immobilière aux impôts ?

Le notaire calcule et collecte l'impôt sur la plus-value immobilière lors de la signature de l'acte de vente. L'impôt est prélevé à la source par le notaire qui le reverse à l'administration fiscale. Le vendeur n'a pas à déclarer lui-même la plus-value : elle apparaît dans sa déclaration de revenus annuelle à titre informatif (formulaire 2048-IMM, case 3VZ de la déclaration 2042).

Quel est l'abattement pour une détention de 10 ans ?

Pour une détention de 10 ans : l'abattement IR est de 5 × 6% = 30% (années 6 à 10). L'abattement PS est de 5 × 1,65% = 8,25%. La plus-value nette IR est donc réduite de 30%, et la plus-value nette PS de 8,25% avant application des taux respectifs de 19% et 17,2%.

Les non-résidents sont-ils soumis à la plus-value immobilière française ?

Oui. Les non-résidents vendant un bien immobilier en France sont soumis à l'impôt sur la plus-value. Le taux IR est de 19% pour les résidents de l'UE/EEE et 33,33% pour les autres résidents fiscaux. Les prélèvements sociaux de 17,2% s'appliquent aux résidents français. Des conventions fiscales bilatérales peuvent modifier ces règles. Un représentant fiscal accrédité peut être obligatoire pour les non-résidents hors UE (CGI art. 244 bis A).

Peut-on reporter la plus-value en cas d'expropriation ?

Oui. En cas d'expropriation pour cause d'utilité publique, une exonération est possible sous condition de remploi de l'intégralité de l'indemnité dans l'acquisition d'un bien immobilier dans les 12 mois suivant la perception de l'indemnité (CGI art. 150 U, II-4°). L'exonération est totale si le remploi est complet, proportionnelle si partiel. L'expropriation doit être prononcée et l'indemnité définitivement fixée.

Faut-il réintégrer les amortissements LMNP dans le calcul de la plus-value en 2026 ?

Oui, depuis le 15 février 2025 (LFI 2025 art. 24, CGI art. 150 VB modifié). Les amortissements déduits en régime LMNP réel doivent être déduits du prix d'acquisition fiscal pour le calcul de la plus-value. L'assiette imposable est donc augmentée du cumul des amortissements déduits pendant toute la période de détention. Pour les cessions intervenues avant le 15/02/2025, l'ancien régime (amortissements non réintégrés) reste applicable. Le régime LMP (professionnel) n'est pas concerné par cette réforme.

Comment fonctionne l'abattement exceptionnel zone tendue 60%/85% ?

L'abattement exceptionnel zones tendues est prévu à l'article 150 VE du CGI. Il s'applique aux biens situés en zones A, A bis ou B1, à condition que la promesse de vente soit signée entre le 01/01/2024 et le 31/12/2027 (prolongation LFI 2026 art. 35). L'acquéreur doit s'engager à construire des logements dans les 4 ans. Le taux est de 60% en standard, ou 85% si au moins 50% de logements sociaux ou 75% de logements collectifs sont réalisés. Cet abattement s'applique après les abattements pour durée de détention.

📚 Outils Finance Immobilier

Hub Finance | Calcul Prêt Immo | Rendement Locatif | LMNP CashFlow | Barème IR 2026

✅ Vérifié par Mehdi Kabbaj

À propos de cet outil

Auteur : Mehdi Kabbaj — Expert Finance, Immobilier & Fiscalité des particuliers

Dernière mise à jour : 27 avril 2026

Sources : Code Général des Impôts (art. 150 U à 150 VH, art. 1609 nonies G), Loi de finances pour 2026, Bulletin Officiel des Finances Publiques (BOI-RFPI-PVI), jurisprudence Conseil d'État (CE 13 mars 2020, n° 424923), Légifrance.

Les taux et barèmes sont ceux en vigueur pour les cessions réalisées en 2026. Le calcul de la plus-value est effectué par le notaire chargé de la vente ; ce simulateur est un outil d'estimation préalable. Consultez toujours votre notaire pour un calcul définitif. Voir aussi notre simulateur de prêt immobilier 2026.

🤖 Utiliser Plus-Value Immobilière via API ou agent IA

Ce calculateur est disponible en tant qu'outil pour les agents IA (Claude, ChatGPT, Cursor, etc.) via le protocole MCP (Model Context Protocol).

Endpoint : https://macalculatriceenligne.com/api/mcp
Transport : Streamable HTTP · Gratuit · Sans authentification
501+ outils de calcul · 8 pays · Barèmes officiels 2026

Documentation : macalculatriceenligne.com/mcp · llms.txt