Calcul de l'ARE brut en net 2026 — chômage après CSG, CRDS et retraite complémentaire

min de lecture · Mis à jour le par Mehdi Kabbaj

⚡ En bref — ARE brut en net 2026

Formule principale : ARE nette = brute − CSG − CRDS − retraite complémentaire. L'assiette des prélèvements = ARE brute × 98,25 % (abattement 1,75 %).

PrélèvementTauxAssietteDéductible IR ?
CSG taux normal6,2 %98,25 % brut3,8 % déductible · 2,4 % non déductible
CSG taux réduit3,8 %98,25 % brutEntièrement déductible
CRDS0,5 %98,25 % brutNon déductible
Retraite complémentaire3 %SJR (salaire journalier de référence)Non déductible

Taux CSG selon RFR 2024 : exonération totale (RFR bas) · 3,8 % (RFR intermédiaire) · 6,2 % (taux normal). Seuils exacts : consulter votre avis d'imposition 2025 (revenus 2024) ou France Travail.

🧮 Calculateur ARE brut en net — CSG, CRDS et retraite 2026

Saisissez votre ARE journalière brute, votre SJR, le taux CSG applicable et le nombre de jours du mois. Le calculateur détaille chaque prélèvement et affiche l'ARE nette journalière et mensuelle.

Montant figurant sur votre notification France Travail
Base de la cotisation retraite 3 %
Selon votre RFR 2024 (avis d'imposition 2025)
28 à 31 selon le mois (ex. : 31 pour janvier)

🔗 Intégrer ce calculateur sur votre site

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Formule de calcul : de l'ARE brute à l'ARE nette

L'ARE (Allocation d'aide au Retour à l'Emploi) versée par France Travail est exprimée en montant journalier brut. C'est ce chiffre qui figure sur la notification de droits adressée à l'ouverture de droits. Le montant réellement crédité sur le compte bancaire — l'ARE nette — s'obtient après déduction de trois prélèvements distincts : la CSG, la CRDS et une cotisation de retraite complémentaire Agirc-Arrco.

FORMULE GÉNÉRALE — MEHDI KABBAJ Assiette = ARE brute × 98,25 %
CSG = Assiette × taux CSG (6,2 % / 3,8 % / 0 %)
CRDS = Assiette × 0,5 % (sauf exonération)
Retraite = SJR × 3 %
ARE nette journalière = Brute − CSG − CRDS − Retraite

L'abattement d'assiette de 1,75 % est prévu à l'article L. 136-2 du code de la sécurité sociale. Il correspond à une déduction forfaitaire pour frais de recherche d'emploi, accordée aux allocataires au titre de leur statut de demandeurs d'emploi. Ainsi, on n'applique pas la CSG et la CRDS sur 100 % de l'ARE brute, mais sur 98,25 %. Cela représente une économie de prélèvement de 1,75 % × (6,2 % + 0,5 %) = environ 0,118 % du brut — modeste mais légalement fondé.

ARE mensuelle : du journalier au versement mensuel

France Travail verse l'ARE sur la base du nombre réel de jours du mois civil, et non sur une base conventionnelle fixe de 30 jours. Ainsi :

  • Janvier (31 jours) : ARE mensuelle = nette journalière × 31
  • Février (28 ou 29 jours) : ARE mensuelle = nette journalière × 28 ou 29
  • Avril (30 jours) : ARE mensuelle = nette journalière × 30

Ce mécanisme signifie que les mois de 31 jours (janvier, mars, mai, juillet, août, octobre, décembre) apportent environ 3,3 % de revenu supplémentaire par rapport aux mois de 30 jours. Pour une ARE nette de 45 €/j, la différence entre un mois de 28 et un mois de 31 jours représente 3 × 45 = 135 €. Cet effet calendaire est à intégrer dans tout budget mensuel établi lors d'une période de chômage.

Pour une estimation annuelle, Mehdi Kabbaj recommande de retenir 365 jours / 12 ≈ 30,42 jours par mois, soit une ARE nette annuelle = nette journalière × 365 si l'indemnisation couvre l'année entière. La durée maximale d'indemnisation (24 mois, voire 36 mois pour les 55 ans et plus selon les règles en vigueur) plafonne ce calcul.

CSG, CRDS et abattement d'assiette à 98,25 %

La CSG (Contribution Sociale Généralisée) et la CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) sont deux prélèvements sociaux qui financent respectivement la protection sociale (maladie, famille, dépendance) et le remboursement de la dette de la Sécurité sociale. Ils s'appliquent à la quasi-totalité des revenus, y compris les revenus de remplacement comme l'ARE.

Pourquoi une assiette à 98,25 % et non 100 % ?

L'article L. 136-2 du code de la sécurité sociale prévoit un abattement de 1,75 % sur l'assiette des prélèvements sociaux pour les revenus d'activité salariée et certains revenus de remplacement. Pour l'ARE, cet abattement est maintenu. Il représente forfaitairement les frais engagés par les demandeurs d'emploi dans leur recherche d'emploi (frais de déplacement pour entretiens, achat de vêtements professionnels, formation à leurs frais, etc.). En pratique, c'est France Travail qui applique automatiquement cet abattement dans ses calculs — l'allocataire n'a aucune démarche à effectuer.

Exemple de calcul de l'assiette : ARE brute journalière de 60 € → assiette CSG/CRDS = 60 × 0,9825 = 58,95 €. C'est sur ce montant, et non sur 60 €, que seront calculés les 6,2 % de CSG et les 0,5 % de CRDS.

Structure de la CSG : part déductible et part non déductible

Au taux normal de 6,2 %, la CSG se décompose en deux parties distinctes aux effets fiscaux différents :

Fraction de CSGTauxDéductible IR ?Case déclaration
Part déductible3,8 %Oui — réduit la base imposableCase 6DE
Part non déductible2,4 %Non
Total CSG taux normal6,2 %Partiellement (3,8 %)Case 6DE pré-remplie

Au taux réduit de 3,8 %, la CSG est entièrement déductible de l'impôt sur le revenu. La case 6DE de la déclaration fiscale est pré-remplie par France Travail avec le montant de CSG déductible. La CRDS (0,5 %) n'est jamais déductible, quel que soit le taux de CSG applicable.

Le mécanisme de l'exonération CSG/CRDS

Lorsque le revenu fiscal de référence (RFR) est suffisamment bas, la CSG et la CRDS ne sont pas prélevées sur l'ARE. Cette exonération totale est automatiquement appliquée par France Travail dès réception de l'avis d'imposition. L'allocataire reçoit alors son ARE brute diminuée uniquement de la cotisation retraite complémentaire (3 % du SJR). Pour les bénéficiaires en situation financière difficile, cette exonération peut représenter une différence significative : une ARE brute de 40 €/j avec taux normal génère 2,46 € de CSG et 0,20 € de CRDS par jour, soit environ 80 € de prélèvements mensuels sur 31 jours.

Taux CSG selon le revenu fiscal de référence (RFR)

Le taux de CSG applicable à l'ARE est déterminé chaque année par France Travail sur la base du revenu fiscal de référence (RFR) figurant sur l'avis d'imposition. Pour les allocations versées en 2026, c'est le RFR de l'avis d'imposition 2025 (revenus 2024) qui est pris en compte. Ce mécanisme crée un décalage d'environ un an entre la situation financière réelle et le taux de CSG appliqué.

Trois niveaux de prélèvement selon le RFR

SituationTaux CSGCRDSCondition RFR
Exonération totale0 %0 %RFR 2024 sous les seuils légaux (à confirmer selon votre avis d'imposition)
Taux réduit3,8 %0,5 %RFR intermédiaire (à confirmer selon votre avis d'imposition)
Taux normal6,2 %0,5 %RFR au-dessus des plafonds intermédiaires

Les seuils exacts de RFR varient selon le nombre de parts fiscales du foyer et sont actualisés chaque année. Ils figurent sur l'avis d'imposition ou peuvent être obtenus auprès de France Travail. Mehdi Kabbaj déconseille de retenir des seuils chiffrés précis issus d'années antérieures, car ils évoluent. La seule référence fiable pour 2026 est l'avis d'imposition 2025 (revenus 2024) remis à France Travail.

Procédure pour bénéficier du bon taux CSG

France Travail applique par défaut le taux normal (6,2 %) si aucun avis d'imposition n'a été transmis. Pour bénéficier du taux réduit ou de l'exonération :

  1. Transmettez votre avis d'imposition 2025 (revenus 2024) à France Travail dès sa réception (généralement en juillet-août 2025 pour une déclaration en ligne).
  2. France Travail compare le RFR aux seuils légaux et met à jour le taux applicable à vos allocations.
  3. Si le taux normal a été prélevé à tort pendant la période précédant la transmission de l'avis, France Travail effectue un rappel de régularisation en votre faveur.
  4. Chaque année, renouvelez la démarche avec le nouvel avis d'imposition.

Ce mécanisme protège les allocataires à revenus modestes. En revanche, l'absence de transmission de l'avis d'imposition prive l'allocataire de toute exonération ou taux réduit, même s'il y aurait droit. France Travail ne procède pas à la vérification de sa propre initiative.

Taux CSG et recouvrement des droits

Un point souvent méconnu : le taux de CSG peut changer en cours d'indemnisation. Si votre RFR de l'année précédente vous donnait droit au taux réduit mais que vos revenus augmentent l'année suivante (par exemple, une activité partielle rémunérée pendant le chômage ou un capital débloqué), France Travail révise le taux à la réception du nouvel avis d'imposition. La transition entre les taux se fait sans rétroactivité négative : seul l'avenir est concerné par la révision à la hausse. En revanche, une régularisation à la baisse (trop-prélevé) est possible sur 2 ans.

Cotisation retraite complémentaire Agirc-Arrco de 3 %

Le troisième prélèvement sur l'ARE est la cotisation de retraite complémentaire. Contrairement à la CSG et à la CRDS qui financent des besoins collectifs immédiats, cette cotisation crédite directement le compte de points retraite de l'allocataire auprès d'Agirc-Arrco. C'est une épargne retraite obligatoire constituée pendant la période de chômage.

Fonctionnement de la cotisation retraite chômage

La cotisation est calculée non pas sur l'ARE brute, mais sur le Salaire Journalier de Référence (SJR), à un taux de 3 %. Le SJR représente le salaire journalier moyen de la période de référence. Cette base de calcul assure une continuité entre le niveau de cotisation retraite pendant l'emploi et celui pendant le chômage.

Cotisation retraite = SJR × 3 %
Base : SJR (€/j) · Taux : 3 % · Assiette : SJR (pas l'ARE brute)

Exemple : SJR = 80 €/j → cotisation retraite = 80 × 0,03 = 2,40 €/j soit 2,40 × 30 = 72 €/mois (base 30 jours). Cette cotisation est prélevée indépendamment du taux CSG appliqué. Elle reste due même en cas d'exonération totale de CSG et CRDS.

Points Agirc-Arrco accumulés pendant le chômage

La cotisation de 3 % sur le SJR permet à l'allocataire d'accumuler des points de retraite complémentaire Agirc-Arrco, exactement comme s'il continuait à travailler. Le nombre de points acquis par trimestre de chômage indemnisé est calculé par Agirc-Arrco selon la valeur d'acquisition du point en vigueur. Ces points s'ajoutent aux points acquis pendant la vie active et sont pris en compte à la liquidation de la retraite complémentaire.

Ce mécanisme est particulièrement favorable aux demandeurs d'emploi de longue durée ou aux personnes proches de la retraite : une période de chômage indemnisée de 24 mois peut représenter jusqu'à 2 ans de droits Agirc-Arrco supplémentaires, réduisant l'impact d'une carrière incomplète. Mehdi Kabbaj souligne que cette cotisation est l'un des rares prélèvements sur l'ARE qui bénéficie directement et personnellement à l'allocataire.

SJR et cotisation retraite : cas des hauts revenus

Pour les allocataires à SJR élevé, la cotisation retraite peut représenter un montant significatif. Avec un SJR de 200 €/j (soit environ 5 000 € bruts/mois), la cotisation retraite atteint 200 × 0,03 = 6 €/j, soit 180 €/mois. Sur 24 mois, cela représente 4 320 € de cotisations retraite. Ces cotisations génèrent en retour des points Agirc-Arrco qui constituent un capital retraite non négligeable. La décision de France Travail de maintenir cette cotisation pendant le chômage s'inscrit dans la philosophie de continuité des droits sociaux entre l'emploi et le chômage.

4 exemples chiffrés complets — ARE brut en net 2026

Ces quatre exemples, établis par Mehdi Kabbaj à partir des données vérifiées du brief technique du 21 mai 2026, couvrent les principales configurations rencontrées : taux normal, taux réduit, exonération et profil à SJR élevé.

Exemple 1 — Taux CSG normal 6,2 % (profil salarié standard)

Données : ARE brute journalière 50 € · SJR 50 € · Taux CSG 6,2 % · Mois de 30 jours

Assiette (50 € × 98,25 %)49,13 €
CSG 6,2 %− 3,05 €
CRDS 0,5 %− 0,25 €
Retraite complémentaire (50 € × 3 %)− 1,50 €
ARE nette journalière45,20 €
ARE nette mensuelle (30 j)1 356 €

Taux de retenue global : 9,6 % du brut. ARE brute mensuelle : 1 500 €.

Exemple 2 — Taux CSG réduit 3,8 % (RFR intermédiaire)

Données : ARE brute journalière 40 € · SJR 40 € · Taux CSG 3,8 % · Mois de 31 jours

Assiette (40 € × 98,25 %)39,30 €
CSG 3,8 % (taux réduit)− 1,49 €
CRDS 0,5 %− 0,20 €
Retraite complémentaire (40 € × 3 %)− 1,20 €
ARE nette journalière37,11 €
ARE nette mensuelle (31 j)1 150 €

Taux de retenue global : 7,2 % du brut. CSG entièrement déductible de l'IR (case 6DE).

Exemple 3 — Exonération totale CSG/CRDS (RFR bas)

Données : ARE brute journalière 35 € · SJR 35 € · Exonération CSG/CRDS · Mois de 28 jours (février)

CSG0 € (exonéré)
CRDS0 € (exonéré)
Retraite complémentaire (35 € × 3 %)− 1,05 €
ARE nette journalière33,95 €
ARE nette mensuelle (28 j)950,60 €

Taux de retenue global : 3 % seulement (cotisation retraite). L'exonération CSG/CRDS économise ici 1,50 €/j par rapport au taux réduit.

Exemple 4 — SJR élevé avec taux normal (cadre ou ingénieur)

Données : ARE brute journalière 120 € · SJR 150 € · Taux CSG 6,2 % · Mois de 30 jours

Assiette (120 € × 98,25 %)117,90 €
CSG 6,2 %− 7,31 €
CRDS 0,5 %− 0,59 €
Retraite complémentaire (150 € × 3 %)− 4,50 €
Total retenues journalières− 12,40 €
ARE nette journalière107,60 €
ARE nette mensuelle (30 j)3 228 €

Taux de retenue global : 10,3 %. Nota : pour les SJR > environ 152 €/j, une dégressivité de l'ARE peut s'appliquer après 6 mois (réforme 2021, modalités à vérifier selon les règles en vigueur).

ARE mensuelle : calcul par nombre de jours et cas particuliers

L'ARE journalière nette est versée chaque mois sur la base du nombre de jours réellement indemnisés dans le mois. Cette règle semble simple, mais elle génère plusieurs cas particuliers que Mehdi Kabbaj détaille ici.

Activité réduite et ARE réduite

Un demandeur d'emploi qui reprend une activité à temps partiel pendant son indemnisation peut cumuler ARE et salaire, dans certaines limites. Dans ce cas, France Travail ne verse plus l'ARE pour les jours travaillés. L'ARE est réduite du nombre de jours d'activité dans le mois. La formule de l'ARE réduite diffère de la simple soustraction : France Travail applique une règle dite des « jours non indemnisés » qui exclut les jours de travail du calcul. Le calcul de l'ARE nette reste identique pour les jours effectivement indemnisés.

ARE et congés payés

Les jours correspondant à des congés payés versés par l'ancien employeur (indemnité compensatrice) décalent le début d'indemnisation ARE. Une fois la période de différé liée aux congés payés écoulée, l'indemnisation démarre normalement. Les congés payés eux-mêmes ne sont pas soumis à la CSG chômage, mais à la CSG/CRDS des salaires (taux différent).

Fin du mois et jours non indemnisés

Si des droits s'épuisent en cours de mois, France Travail ne verse que les jours indemnisés jusqu'à la fin des droits. Si les droits s'épuisent le 15 du mois, l'ARE nette versée = nette journalière × 15. L'allocataire reçoit une notification de fin de droits et doit soit trouver un emploi, soit demander le bénévolat social (ASS — Allocation de Solidarité Spécifique) s'il y est éligible.

ARE et indemnités de rupture

Le versement de l'ARE peut être différé si l'employeur a versé des indemnités de rupture supérieures au minimum légal (supra-légales). France Travail applique alors un délai de carence dit « différé spécifique » calculé en divisant le montant supra-légal par le plafond journalier. Ce différé s'ajoute au délai de carence de 7 jours et au différé congés payés. Pendant ce différé, aucune ARE nette n'est versée, mais les droits sont ouverts et la durée totale n'est pas réduite. Cette mécanique complexe influence le budget du demandeur d'emploi dans les premières semaines après la rupture.

Fiscalité de l'ARE : imposition sur le revenu et prélèvement à la source

L'ARE est un revenu imposable. Elle est traitée fiscalement comme un revenu de remplacement et doit figurer dans la déclaration de revenus annuelle. Ce point surprend parfois les allocataires qui imaginent à tort que les revenus de chômage sont exempts d'impôt.

Déclaration des revenus : montant à déclarer

France Travail transmet chaque année à la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) le montant total d'ARE brute versée à chaque allocataire. Ce montant est pré-rempli dans la déclaration de revenus en ligne, en case 1AP (contribuable principal) ou case 1BP (conjoint ou partenaire). L'allocataire doit vérifier que le montant correspond à sa propre comptabilité (total des attestations mensuelles France Travail reçues dans l'année).

La case 6DE — CSG déductible — est également pré-remplie par France Travail avec la fraction déductible de la CSG (3,8 % sur les 6,2 %). Cette case réduit directement la base imposable de l'allocataire. Si le taux réduit 3,8 % s'applique, l'intégralité de la CSG est déductible et figure en case 6DE. En cas d'exonération totale, la case 6DE est à zéro (pas de CSG prélevée).

Prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu

Depuis le 1er janvier 2019, l'impôt sur le revenu est prélevé directement à la source sur l'ARE. France Travail applique le taux personnalisé transmis par la DGFiP. Ce taux est calculé par l'administration fiscale sur la base des revenus de l'année précédente. Les allocataires qui passent d'une forte rémunération salariale à l'ARE peuvent se retrouver avec un taux de prélèvement à la source initialement élevé, qui s'ajuste l'année suivante.

Pour obtenir un ajustement rapide du taux de prélèvement à la source, l'allocataire peut se connecter sur impots.gouv.fr et demander une modulation à la baisse si ses revenus de l'année en cours sont nettement inférieurs à ceux de l'année précédente. France Travail applique le nouveau taux dès que la DGFiP le lui transmet. L'ARE versée sur le compte bancaire est donc, en pratique, nette de CSG, CRDS, cotisation retraite et impôt à la source.

CSG déductible et calcul de l'impôt

La part déductible de la CSG (3,8 % sur les 6,2 %) réduit le revenu imposable de l'allocataire. Si une ARE brute annuelle de 18 000 € a généré 18 000 × 0,9825 × 3,8 % ≈ 672 € de CSG déductible, cette somme est soustraite de la base imposable. L'effet fiscal réel dépend de la tranche marginale d'imposition de l'allocataire. Pour un contribuable imposé à 11 % (deuxième tranche), 672 € de CSG déductible génèrent une économie d'impôt de 672 × 0,11 ≈ 74 €. La CRDS (0,5 %) n'est jamais déductible.

5 erreurs fréquentes dans le calcul de l'ARE nette

1 — Appliquer la CSG sur 100 % du brut et non sur 98,25 %

C'est l'erreur la plus répandue dans les simulateurs non conformes. La CSG et la CRDS s'appliquent sur l'assiette réduite de 1,75 %, pas sur le brut total. Sur une ARE de 60 €/j, la différence est : 60 × 6,2 % = 3,72 € (erroné) vs 60 × 0,9825 × 6,2 % = 3,66 € (correct). L'écart de 0,06 € par jour semble faible, mais sur un an d'indemnisation (365 jours), cela représente 21,90 € de CSG surfacturée — une somme réelle, et surtout une violation de la règle légale.

2 — Confondre l'ARE mensuelle avec ARE journalière × 30

France Travail calcule l'ARE mensuelle sur le nombre réel de jours du mois, pas sur une base fixe de 30. En janvier (31 jours), l'ARE nette est plus élevée qu'en février (28 jours). Budgéter avec une ARE mensuelle fixe conduit à des déséquilibres. La bonne méthode : multiplier l'ARE nette journalière par le nombre de jours du mois concerné.

3 — Oublier la cotisation retraite en cas d'exonération CSG

L'exonération totale de CSG et CRDS ne dispense pas de la cotisation retraite complémentaire de 3 % du SJR. Cette cotisation est due indépendamment du taux de CSG. Un allocataire exonéré de CSG/CRDS avec un SJR de 50 €/j cotise tout de même 1,50 €/j de retraite. Ne pas en tenir compte surestime l'ARE nette de 1,50 €/j.

4 — Ne pas transmettre l'avis d'imposition à France Travail

France Travail applique le taux normal 6,2 % par défaut si aucun avis d'imposition n'est transmis. Un allocataire éligible au taux réduit 3,8 % qui oublie cette démarche paie 2,4 points de CSG en trop sur l'assiette. Sur une ARE de 1 500 €/mois (assiette 1 473,75 €), c'est 1 473,75 × 2,4 % ≈ 35 € de trop-prélevé par mois. Transmettez l'avis dès sa réception.

5 — Déclarer l'ARE nette et non l'ARE brute dans la déclaration fiscale

Le montant à déclarer aux impôts est l'ARE brute, avant déduction de la CSG et de la CRDS. France Travail pré-remplit automatiquement la case 1AP avec l'ARE brute. Déclarer l'ARE nette conduit à une sous-déclaration de revenus imposables, ce qui peut entraîner un redressement fiscal. Vérifiez systématiquement que la case 1AP correspond au montant brut annuel figurant sur vos attestations mensuelles France Travail.

Mécanisme protecteur : plancher SMIC journalier

La législation prévoit un mécanisme de protection qui empêche les prélèvements sociaux de réduire l'ARE nette en dessous d'un plancher. Ce plancher correspond au SMIC brut journalier. En pratique, pour les ARE journalières très basses (proches du plancher légal de France Travail), les prélèvements peuvent être limités afin que l'ARE nette reste au-dessus de ce seuil.

Ce mécanisme garantit que les allocataires percevant les montants d'ARE les plus faibles ne subissent pas un prélèvement disproportionné. Dans ces cas, France Travail ajuste le montant prélevé au titre de la CSG et de la CRDS, sans toucher à la cotisation retraite complémentaire. L'ajustement est opéré automatiquement ; l'allocataire n'a aucune démarche à effectuer.

Plancher ARE légal et montant minimum

Indépendamment du mécanisme de protection lié au SMIC, l'ARE bénéficie d'un plancher légal (montant journalier minimum garanti fixé par décret). Au 1er juillet 2025, l'allocation minimale de l'ARE est de 32,13 €/jour (allocation de retour à l'emploi formation, AREF : 22,99 €/jour) et la partie fixe de la formule de calcul de 13,18 €. Ces montants sont revalorisés chaque année au 1er juillet par l'Unédic ; vérifiez la valeur en vigueur à la date de votre demande sur francetravail.fr.

Plafond ARE et SJR maximal

À l'autre extrémité du spectre, l'ARE est plafonnée à 75 % du SJR, avec un plafond journalier absolu. Ce plafond est régulièrement révisé. Pour les hauts revenus, le SJR est lui-même plafonné lors du calcul de l'ARE brute, ce qui limite indirectement la cotisation retraite complémentaire (3 % du SJR retenu). Un cadre supérieur avec un SJR théorique de 500 €/j ne cotisera pas 15 €/j de retraite : le SJR pris en compte pour le calcul de l'ARE est plafonné, et la cotisation retraite est calculée sur ce SJR plafonné.

Maillage avec d'autres ressources

Le calcul de l'ARE brute en net prend tout son sens lorsqu'il est mis en perspective avec les autres ressources du foyer. Un demandeur d'emploi peut dans certains cas cumuler partiellement ARE et revenus d'une activité réduite (règle des 70 % et des jours non indemnisés), ARE et revenus de capitaux mobiliers (non plafonnants), ou ARE et allocation logement (CAF). La simulation de l'ARE nette est l'étape préalable indispensable à tout budget personnel pendant la période de chômage. Mehdi Kabbaj insiste sur la nécessité de simuler plusieurs scénarios (taux CSG normal vs réduit, nombre de jours par mois) pour obtenir une vision complète.

❓ Questions fréquentes sur l'ARE brut en net 2026

Comment calculer l'ARE nette à partir du brut en 2026 ?

Appliquez successivement ces quatre étapes : 1) Calculez l'assiette = ARE brute × 98,25 % (abattement 1,75 % prévu à l'article L. 136-2 du code de la sécurité sociale). 2) CSG = assiette × votre taux applicable (6,2 %, 3,8 % ou 0 % selon le revenu fiscal de référence de votre avis d'imposition 2025). 3) CRDS = assiette × 0,5 % (sauf exonération totale). 4) Retraite complémentaire = SJR × 3 %. ARE nette journalière = brute − CSG − CRDS − retraite. Exemple avec ARE brute 50 €/j, SJR 50 €, taux CSG 6,2 % : assiette 49,13 € → CSG 3,05 € → CRDS 0,25 € → retraite 1,50 € → ARE nette 45,20 €/j. Pour le mensuel, multipliez par le nombre réel de jours du mois (28 à 31). Utilisez le calculateur ci-dessus pour automatiser ces calculs.

Quels sont les prélèvements sociaux sur l'ARE en 2026 ?

Trois prélèvements s'appliquent sur l'allocation chômage en 2026. La CSG (Contribution Sociale Généralisée) à taux normal 6,2 %, réduit 3,8 % ou 0 % (exonération), calculée sur 98,25 % du brut : la part de 3,8 % est déductible de l'impôt sur le revenu (case 6DE de la déclaration). La CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) à 0,5 %, calculée sur la même assiette de 98,25 %, non déductible de l'impôt, non prélevée en cas d'exonération totale de CSG. La cotisation retraite complémentaire Agirc-Arrco à 3 % du SJR (et non de l'ARE brute), non déductible, créditant des points retraite pendant la période d'indemnisation. L'abattement d'assiette de 1,75 % est prévu par l'article L. 136-2 du code de la sécurité sociale au titre des frais de recherche d'emploi. Au total, les retenues représentent typiquement 9 à 11 % de l'ARE brute au taux normal, selon le rapport ARE/SJR.

Peut-on être exonéré de CSG et CRDS sur l'ARE ?

Oui, une exonération totale de CSG et CRDS est possible si le revenu fiscal de référence (RFR) de l'avis d'imposition 2025 (revenus 2024) est inférieur aux seuils légaux, qui varient selon le nombre de parts fiscales. Un taux réduit de CSG à 3,8 % (au lieu de 6,2 %) s'applique si le RFR se situe dans une plage intermédiaire. Les seuils exacts sont actualisés chaque année et figurent sur l'avis d'imposition ou peuvent être obtenus auprès de France Travail — Mehdi Kabbaj déconseille de se fier à des seuils chiffrés issus d'années antérieures. France Travail applique automatiquement le bon taux après réception de l'avis d'imposition. En cas de taux normal appliqué par défaut, transmettez votre avis dès sa réception ; une régularisation rétroactive avec remboursement du trop-prélevé est possible sur 2 ans. La cotisation retraite complémentaire (3 % du SJR) reste due même en cas d'exonération totale de CSG/CRDS.

L'ARE est-elle imposable sur le revenu ?

Oui, l'ARE est imposable sur le revenu au même titre qu'un salaire. France Travail prélève l'impôt directement à la source selon le taux personnalisé transmis par la DGFiP, et transmet le montant brut annuel à l'administration fiscale. La déclaration de revenus est pré-remplie en case 1AP (ou 1BP pour le conjoint) avec l'ARE brute annuelle. La case 6DE est pré-remplie avec la part déductible de la CSG (3,8 % sur 6,2 % au taux normal, ou 3,8 % entiers au taux réduit), qui réduit directement la base imposable. La CRDS (0,5 %) n'est jamais déductible. L'impôt à la source peut être modulé à la baisse sur impots.gouv.fr si les revenus de l'année en cours sont nettement inférieurs à ceux de l'année précédente — utile pour les cadres passant d'un salaire élevé à une ARE plus modeste.

Quelle est la différence entre ARE brute et ARE nette ?

L'ARE brute est le montant calculé par France Travail selon le Salaire Journalier de Référence (SJR) et les formules réglementaires, avant tout prélèvement. C'est le chiffre qui figure sur la notification de droits. L'ARE nette est ce qui arrive concrètement sur le compte bancaire, après déduction de la CSG, de la CRDS, de la cotisation retraite complémentaire et de l'impôt sur le revenu à la source. L'écart entre brut et net représente typiquement 10 à 15 % du brut selon la situation fiscale (taux CSG applicable, taux d'imposition personnalisé). Pour l'attestation mensuelle France Travail, le « Montant net versé » correspond à l'ARE nette après tous les prélèvements. Le montant à déclarer aux impôts est le brut (case 1AP), jamais le net.

Comment France Travail calcule-t-il le montant de l'ARE journalière brute ?

France Travail calcule d'abord le Salaire Journalier de Référence (SJR) : SJR = total salaires bruts de la période de référence ÷ (nombre de jours calendaires travaillés × 1,4). Le coefficient 1,4 convertit les jours calendaires en équivalent jours ouvrés. L'ARE journalière brute est ensuite la plus élevée des deux valeurs suivantes : Option A = 40,4 % du SJR + une partie fixe de 13,18 € (valeur au 1er juillet 2025) ; Option B = 57 % du SJR. Un plancher et un plafond encadrent le résultat : l'allocation minimale est de 32,13 €/jour et le montant ne peut excéder 75 % du SJR. Exemple : SJR = 82 €/j → Option A = (82 × 40,4 %) + 13,18 = 46,31 €/j ; Option B = 82 × 57 % = 46,74 €/j → France Travail retient 46,74 €/j (le plus favorable), dans la limite de 75 % du SJR (61,50 €). Source : Unédic / France Travail, revalorisation au 1er juillet 2025.

La cotisation retraite de 3 % est-elle vraiment utile pendant le chômage ?

Oui, malgré son aspect de prélèvement immédiat, la cotisation de 3 % du SJR génère des points de retraite complémentaire Agirc-Arrco crédités sur le compte retraite de l'allocataire. Ces points s'accumulent exactement comme pendant une période d'activité salariée, ce qui limite l'impact d'une période de chômage sur la retraite complémentaire future. Pour un allocataire avec un SJR de 60 €/j indemnisé 24 mois, la cotisation totale atteint 60 × 3 % × 730 jours ≈ 1 314 € sur la période. Ces cotisations génèrent des droits Agirc-Arrco qui s'ajoutent aux droits acquis pendant la vie active. Mehdi Kabbaj souligne que c'est l'un des rares prélèvements sur l'ARE à bénéficier directement et personnellement à l'allocataire sous forme de capital retraite différé.

Le taux CSG peut-il changer en cours d'indemnisation ?

Oui. Le taux CSG est révisé chaque année à réception du nouvel avis d'imposition. Si vos revenus de l'année N-1 vous permettent de passer du taux normal (6,2 %) au taux réduit (3,8 %), France Travail applique le nouveau taux dès que l'avis d'imposition lui est transmis. La révision n'est jamais rétroactive dans le sens défavorable à l'allocataire : si le taux augmente (votre RFR dépasse le seuil), cela ne concerne que les allocations futures. En revanche, si le taux diminue ou si vous avez bénéficié à tort du taux normal alors que vous étiez éligible au réduit, France Travail procède à un rappel. Ce mécanisme implique de transmettre chaque année l'avis d'imposition à France Travail dès sa réception, généralement en juillet-août.

Combien de jours doit-on utiliser pour calculer l'ARE mensuelle ?

France Travail utilise le nombre réel de jours du mois civil pour calculer l'ARE mensuelle : 28 ou 29 jours en février, 30 jours en avril/juin/septembre/novembre, 31 jours en janvier/mars/mai/juillet/août/octobre/décembre. Il n'existe pas de base fixe de 30 jours pour le versement mensuel. Cette règle avantage les allocataires durant les mois de 31 jours (3,3 % de revenu supplémentaire) et les pénalise légèrement en février. Pour estimer un budget annuel, Mehdi Kabbaj recommande de retenir 365 jours × ARE nette journalière, ce qui est la base la plus juste si l'indemnisation couvre l'année entière sans interruption.

Les prélèvements peuvent-ils réduire l'ARE sous le SMIC journalier ?

Non. Un mécanisme légal de protection empêche les prélèvements de CSG et CRDS de ramener l'ARE nette journalière sous le SMIC brut journalier en vigueur. Si l'application de la CSG et de la CRDS entraînerait mécaniquement un montant inférieur à ce plancher, les retenues sont réduites pour maintenir l'ARE nette au niveau du plancher. Ce plafonnement des retenues est opéré automatiquement par France Travail — l'allocataire n'a aucune démarche à effectuer. La cotisation retraite complémentaire (3 % du SJR) n'est pas concernée par ce mécanisme protecteur : elle reste due intégralement, ce qui peut dans de rares cas abaisser l'ARE nette légèrement en dessous du plancher SMIC après la cotisation retraite.

Puis-je demander une régularisation si le mauvais taux CSG a été appliqué ?

Oui, une régularisation est possible et relativement simple à obtenir. Si France Travail a appliqué le taux normal 6,2 % alors que vous étiez éligible au taux réduit 3,8 % ou à l'exonération totale, il suffit de transmettre l'avis d'imposition correspondant. France Travail recalcule les prélèvements sur la période concernée et rembourse le trop-prélevé, généralement via un virement distinct ou une compensation sur les prochains versements. La régularisation peut être demandée sur les deux dernières années. Si vous avez perdu un avis d'imposition, vous pouvez le récupérer sur impots.gouv.fr (espace particulier > Documents). Mehdi Kabbaj conseille de ne pas attendre : chaque mois supplémentaire au taux normal alors que vous êtes éligible au réduit représente environ 35 € de trop-prélevé pour une ARE mensuelle de 1 500 €.

Comment lire l'attestation de paiement mensuelle France Travail ?

L'attestation mensuelle France Travail (disponible dans l'espace personnel en ligne et envoyée par courrier ou email) détaille ligne par ligne : le nombre de jours indemnisés dans le mois, l'ARE journalière brute, le montant brut mensuel (jours × journalier), la décomposition des prélèvements sociaux (CSG par taux, CRDS, cotisation retraite), le montant de l'impôt prélevé à la source, et le montant net versé sur le compte. La ligne « Montant net versé » est ce qui a été crédité sur votre compte bancaire. Le montant à retenir pour la déclaration fiscale est le montant brut annuel, qui figure sur le récapitulatif annuel envoyé en début d'année suivante. Conservez toutes les attestations mensuelles : elles constituent les justificatifs en cas de contrôle fiscal ou de litige avec France Travail.

Sources officielles et références

  • France Travail (francetravail.fr) — Règles de calcul de l'ARE, modalités de versement, taux CSG/CRDS applicables aux allocations chômage, notification de droits et attestations mensuelles.
  • Service-public.fr — Fiche F2971 : « CSG et CRDS sur les revenus de remplacement » — taux applicables, assiette et modalités d'exonération selon le revenu fiscal de référence.
  • URSSAF (urssaf.fr) — Taux de CSG et de CRDS en vigueur, modalités de calcul de l'assiette, abattement de 1,75 % prévu à l'article L. 136-2 du code de la sécurité sociale.
  • Agirc-Arrco (agirc-arrco.fr) — Cotisation retraite complémentaire des demandeurs d'emploi (3 % du SJR), acquisition de points pendant la période d'indemnisation chômage.
  • Code de la sécurité sociale — Articles L. 136-1 à L. 136-8 : assiette de la CSG sur les revenus de remplacement, taux et exonérations.
  • Légifrance — Décret du 26 juillet 2019 portant sur les conditions d'assujettissement à la CSG des allocations de chômage ; dispositions applicables au taux réduit.

Dernière vérification des sources : . Contenu rédigé et vérifié par Mehdi Kabbaj, spécialiste allocation chômage, CSG et protection sociale.

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Mehdi KabbajSpécialiste allocation chômage, CSG et protection sociale

Mehdi Kabbaj est expert en droit social, allocation chômage (ARE), CSG et CRDS sur les revenus de remplacement, retraite complémentaire des demandeurs d'emploi Agirc-Arrco et dispositifs France Travail. Il développe et rédige les outils et contenus finance de MaCalculatriceEnLigne.com. Ses domaines couvrent le calcul de l'ARE brute et nette, les règles d'exonération de CSG selon le revenu fiscal de référence, la cotisation retraite complémentaire en période de chômage et la fiscalité des revenus de remplacement. Mis à jour le .

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