Transparence affiliation (art. L121-1 et L132-2 Code de la consommation, DGCCRF) : cette page contient des liens commerciaux vers le Pack Retraite Pro p1TlU distribué via Payhip (14,90 € one-shot, sans abonnement). Si vous achetez via ces liens, MaCalculatriceEnLigne perçoit une commission qui finance le maintien gratuit de tous nos calculateurs et de ce tableau XLSX. Le contenu éditorial est indépendant : barèmes, formules et conseils sont identiques quel que soit votre choix. Aucune information personnelle n'est revendue.
⚠ Information YMYL (Your Money, Your Life) : cette page traite de droit du travail et de fiscalité personnelle. Les formules, montants et règles sont exacts au 31 mai 2026 selon le Code du travail (articles L.1237-9, L.1237-7, L.1237-5, L.1226-14, L.1226-2, R.1234-2, R.1234-4, L.2254-1), l'article 80 duodecies du CGI, et la doctrine BOFIP RSA-CHAMP-20-40-10. Pour une décision impactant votre départ retraite ou votre solde de tout compte, consultez votre conseiller juridique, votre avocat en droit social ou votre représentant syndical. La calculatrice et le tableau XLSX fournissent une estimation indicative, pas un avis juridique personnalisé.

Tableau Excel calcul indemnité départ retraite 2026 : XLSX gratuit + simulateur 6 inputs + 4 cas types

📅 Publié le 7 mai 2026 · ✍️ Auteur : Mehdi Kabbaj · 🔄 Mis à jour selon LF 2026 art. 6 + PASS 2026 (48 060 €)

En 1 phrase : en 2026, la formule officielle de l'indemnité de départ à la retraite (IDR) pour une mise à la retraite (L.1237-7) est ¼ mois × salaire référence × les 10 premières années + ⅓ mois × année au-delà (R.1234-2). Pour un départ volontaire (L.1237-9), c'est la convention collective qui prime. Téléchargez le XLSX 3 onglets gratuit ci-dessous.

Téléchargez le tableau Excel IDR 2026 (XLSX gratuit)

📥 Tableau_Calcul_IDR_2026.xlsx — 3 onglets prêts à l'emploi

Le fichier Excel inclut : onglet 1 « Data salarié » (saisie ancienneté, salaires 12 mois, salaires 3 derniers, type départ, IDCC convention, âge), onglet 2 « Barème légal » (R.1234-2 + 6 conventions courantes : SYNTEC, métallurgie, BTP, transport routier, commerce, hôtellerie-restauration), onglet 3 « Simulation » (calcul automatique IDR brute + CSG/CRDS + IR + net selon les 4 types de départ).

⬇️ Télécharger le tableau Excel (gratuit, sans inscription)

XLSX 11 KB · 3 feuilles · compatibilité Excel 2010+ / LibreOffice / Google Sheets · licence Etalab 2.0

Qu'est-ce que l'indemnité de départ à la retraite (IDR) en 2026 ?

L'indemnité de départ à la retraite désigne la somme versée par l'employeur au salarié à l'occasion de la rupture du contrat de travail liée au passage à la retraite. Sa qualification juridique et son montant dépendent du type de départ. Le Code du travail distingue quatre situations : le départ volontaire à l'initiative du salarié (article L.1237-9), la mise à la retraite à l'initiative de l'employeur (article L.1237-7), le départ pour inaptitude reconnue par le médecin du travail (articles L.1226-2 ou L.1226-14), et la rupture conventionnelle qui peut intervenir avec un salarié proche de la retraite. Chacune obéit à une formule de calcul propre et à un régime fiscal distinct.

Le terme « IDR » (indemnité de départ à la retraite) est un raccourci usuel utilisé par les professionnels du droit social et de la paie. Il englobe l'indemnité légale prévue par le Code du travail et l'indemnité conventionnelle prévue par la convention collective. En vertu du principe de faveur (art. L.2254-1 Code du travail), c'est toujours la disposition la plus favorable au salarié qui s'applique. Concrètement, si la convention collective du salarié prévoit 1,5 mois × ancienneté pour 15 années de présence, et que le Code du travail prévoit (¼ × 10 + ⅓ × 5) = 4,17 mois, c'est le calcul du Code du travail qui prime puisqu'il est plus avantageux. Inversement, si le calcul Code du travail donne 2 mois et la CC donne 3 mois, c'est la CC qui s'applique.

L'enjeu économique est significatif. Selon les statistiques 2024 de la DARES, le montant moyen d'une IDR en France en 2024 s'établissait à 11 200 € bruts pour un départ volontaire et 17 800 € bruts pour une mise à la retraite. La fiscalité de l'IDR fait l'objet d'une attention particulière : l'article 80 duodecies du Code général des impôts prévoit une exonération partielle pour la mise à la retraite (jusqu'à 5 fois le PASS, soit 240 300 € en 2026), tandis que le départ volontaire reste intégralement imposable. Ce différentiel de traitement explique pourquoi le choix entre démission proche retraite et mise à la retraite négociée peut générer plusieurs milliers d'euros d'écart net pour le salarié.

Calculateur indemnité départ retraite 2026 — 6 inputs réactif

Estimez votre IDR brute, CSG/CRDS, IR et net — résultat en temps réel

📐 Formule canonique (à copier-coller dans Excel)

Le calculateur ci-dessus encapsule cette formule unique compatible Excel/Google Sheets/LibreOffice :

=SI(B2<=10; (B2*B3)/4 ; (10*B3)/4 + (B2-10)*B3/3)

B2 = ancienneté en années · B3 = salaire de référence (max entre moyenne 12 mois et 3 derniers mois × 1) · résultat = IDR brute en €

Source : article R.1234-2 Code du travail, applicable à la mise à la retraite (L.1237-7) et à l'inaptitude non pro (L.1226-2). Pour l'inaptitude pro (L.1226-14), multiplier par 2 le résultat.

Le détail légal : 4 articles du Code du travail à connaître

L'indemnité de départ à la retraite repose sur une architecture juridique précise issue de quatre articles principaux du Code du travail, complétés par l'article 80 duodecies du Code général des impôts pour la fiscalité.

Article L.1237-9 — Départ volontaire à la retraite (initiative salarié)

L'article L.1237-9 du Code du travail dispose que « tout salarié quittant volontairement l'entreprise pour bénéficier d'une pension de vieillesse a droit, sous réserve des dispositions plus favorables d'une convention ou d'un accord collectif de travail ou du contrat de travail, à une indemnité de départ à la retraite ». La rédaction laisse délibérément le calcul à la convention collective : il n'y a pas de barème légal applicable hors CC. En l'absence totale de stipulation conventionnelle, certaines jurisprudences (Cass. soc. 19 mars 2014 n° 12-27.770) renvoient au barème de l'indemnité de licenciement R.1234-2 par analogie, mais cette position reste minoritaire et discutée.

Les conventions collectives de branche prévoient typiquement un barème progressif. Exemples concrets pour 2026 (textes en vigueur consultables sur legifrance.gouv.fr) :

  • SYNTEC IDCC 1486 — 1 mois pour 5-15 ans, 1,5 mois pour 15-25 ans, 2 mois au-delà de 25 ans (art. 32-3 SYNTEC).
  • Métallurgie IDCC 0054 — 0,5 mois (10-15 ans), 1 mois (15-20 ans), 1,5 mois (20-25 ans), 2 mois (25-30 ans), 2,5 mois (au-delà de 30 ans).
  • BTP cadres IDCC 2420 — barème aligné sur le minimum légal R.1234-2 sauf accord d'entreprise.
  • Transport routier IDCC 0016 — 0,5 mois (10 ans), 1 mois (15 ans), 1,5 mois (20 ans), 2 mois (25 ans), 2,5 mois (30 ans et plus).

Article L.1237-7 — Mise à la retraite (initiative employeur)

L'article L.1237-7 du Code du travail autorise l'employeur à mettre un salarié à la retraite à condition que ce dernier ait atteint l'âge mentionné à l'article L.161-17-2 du Code de la Sécurité sociale (âge du taux plein automatique : 67 ans révolus pour les générations nées à partir de 1955). À partir de 70 ans, la mise à la retraite est possible sans accord du salarié. Entre 67 et 70 ans, l'employeur doit interroger le salarié 3 mois avant son anniversaire ; en cas de réponse négative, la mise à la retraite ne peut intervenir cette année-là, et la procédure recommence un an plus tard. Le salarié peut donc faire échouer la mise à la retraite jusqu'à ses 70 ans.

L'indemnité de mise à la retraite suit le barème légal de l'article R.1234-2 Code du travail (qui est aussi celui de l'indemnité de licenciement). C'est la formule canonique :

Formule indemnité mise à la retraite L.1237-7 (R.1234-2)
Si ancienneté ≤ 10 ans : IDR = ancienneté × salaire / 4
Si ancienneté > 10 ans : IDR = (10 × salaire / 4) + ((ancienneté - 10) × salaire / 3)
art. R.1234-2 Code du travail · indemnité minimum légale

Articles L.1226-2 et L.1226-14 — Inaptitude reconnue par le médecin du travail

Lorsque le départ retraite est lié à une inaptitude constatée par le médecin du travail (deux examens espacés de 15 jours, ou un seul si danger immédiat), deux régimes d'indemnisation coexistent selon l'origine de l'inaptitude. Pour une inaptitude d'origine professionnelle — accident du travail ou maladie professionnelle reconnue par la CPAM — l'article L.1226-14 Code du travail impose à l'employeur de verser une indemnité spéciale égale au double de l'indemnité légale de licenciement (R.1234-2). Pour une inaptitude d'origine non professionnelle (accident de la vie privée, maladie courante), c'est l'article L.1226-2 Code du travail qui s'applique avec l'indemnité légale standard (R.1234-2 sans doublement).

La distinction est cruciale en pratique : un salarié déclaré inapte suite à un accident reconnu AT-MP pour 23 ans d'ancienneté à 3 200 € de salaire de référence touchera environ 17 600 € (calcul standard R.1234-2) × 2 = 35 200 €, contre 17 600 € pour la même ancienneté en inaptitude non professionnelle. Le coût pour l'employeur est doublé, ce qui justifie une vigilance forte sur les déclarations d'AT-MP.

Article R.1234-4 — Salaire de référence le plus favorable

Le calcul du « salaire de référence » utilisé dans toutes les formules ci-dessus n'est pas neutre. L'article R.1234-4 Code du travail prévoit explicitement deux modes alternatifs et impose le plus favorable au salarié : (a) la moyenne mensuelle des salaires bruts sur les 12 derniers mois précédant le départ, ou (b) le tiers du total des salaires bruts des 3 derniers mois (avec proratisation des primes annuelles, intéressement, 13ème mois, gratifications exceptionnelles).

Salaire de référence — formule R.1234-4
SR = MAX ( salaire moyen 12 mois ; (salaire 3 derniers mois × 4) / 3 )
art. R.1234-4 Code du travail

Cette règle profite particulièrement aux salariés ayant perçu une prime de 13ème mois ou une prime annuelle juste avant le départ. Exemple : un cadre commercial dont le salaire mensuel brut est de 4 200 € et qui touche en novembre une prime annuelle de 6 000 €. S'il part en décembre, sa moyenne 12 mois s'établit à (4 200 × 12 + 6 000) / 12 = 4 700 €. En revanche, sa moyenne 3 derniers mois (oct-nov-déc) ressort à (4 200 + 10 200 + 4 200) / 3 = 6 200 €. Le salaire de référence retenu = 6 200 €, soit 1 500 € de plus que la simple moyenne. Sur 25 ans d'ancienneté, l'écart d'IDR atteint plusieurs milliers d'euros.

Visualisation : multiplicateur IDR selon ancienneté et type de départ

Multiplicateur IDR (en mois de salaire) selon ancienneté et type de départ — Code du travail 2026 Multiplicateur IDR en mois de salaire selon ancienneté Code du travail R.1234-2 + L.1226-14 (inapt. pro doublée) · barèmes 2026 0 5 10 15 20 25 Mois de salaire 0 5 10 15 20 25 30+ Ancienneté (années) Mise retraite (R.1234-2) Inaptitude pro (×2) Volontaire SYNTEC Volontaire métallurgie Source : Code du travail R.1234-2, L.1226-14 · CC SYNTEC art. 32-3 · CC métallurgie

La visualisation rend tangible un point essentiel : l'écart d'indemnité entre une mise à la retraite et un départ volontaire grandit linéairement avec l'ancienneté. Pour un salarié à 25 ans d'ancienneté, la mise à la retraite (formule R.1234-2) génère environ 9,2 mois de salaire d'indemnité, contre seulement 1,5 à 2 mois en départ volontaire dans la plupart des conventions. La courbe rouge (inaptitude pro) montre l'effet du doublement L.1226-14 : pour la même ancienneté de 25 ans, l'indemnité monte à 18,3 mois — un écart de plus de 16 mois de salaire avec un départ volontaire. C'est cette mécanique qui justifie l'attention portée par les RH et les avocats en droit social aux qualifications de la rupture (volontaire vs mise retraite vs inaptitude).

Cas chiffrés : 5 profils types et leur IDR réelle

Pour comprendre l'impact concret du choix de type de départ et de l'ancienneté, examinons cinq profils représentatifs. Tous les calculs s'appuient sur la formule R.1234-2, le PASS 2026 (48 060 €), le plafond d'exonération 80 duodecies CGI (5 PASS = 240 300 €) et les barèmes conventionnels de référence. Vous pouvez vérifier chaque ligne avec le simulateur ci-dessus en saisissant les inputs correspondants.

ProfilAnc.Salaire SRTypeIDR bruteCSG/CRDSIRNet versé
Cadre commercial 25 ans, mise retraite à 67 ans25 ans4 200 €Mise retraite L.1237-731 500 €0 € (exonéré)0 € (sous min légal)31 500 €
Ouvrier métallurgie 30 ans, départ volontaire à 63 ans30 ans2 800 €Volontaire L.1237-97 000 €698 €1 050 € (TMI 30 %)5 252 €
Technicien transport routier 18 ans, mise retraite à 65 ans18 ans2 600 €Mise retraite L.1237-713 433 €0 € (exonéré)0 € (sous min légal)13 433 €
Cadre supérieur SYNTEC 32 ans, inaptitude AT, 60 ans32 ans5 800 €Inaptitude pro L.1226-14 (×2)99 533 €0 € (sous 2 PASS)0 € (sous 2 PASS)99 533 €
Cadre dirigeant 35 ans, mise retraite à 70 ans (PASS dépassé)35 ans9 500 €Mise retraite L.1237-7 (au-delà 5 PASS)102 917 €898 € (sur excès)3 200 € (sur excès TMI 41 %)98 819 €

L'analyse de ce tableau met en évidence trois enseignements pratiques. Premièrement, le différentiel fiscal entre mise à la retraite (cas 1, 3, 4, 5) et départ volontaire (cas 2) est radical : pour le cas 2, près d'un quart de l'indemnité brute part en CSG/CRDS et IR. Deuxièmement, l'inaptitude professionnelle (cas 4) peut générer une indemnité qui dépasse facilement 100 000 € pour un cadre supérieur ancien, sans aucune fiscalité tant qu'on reste sous le seuil 2 PASS (96 120 €) ou que l'indemnité légale doublée justifie l'exonération. Troisièmement, le plafond 80 duodecies CGI (5 PASS = 240 300 €) ne joue qu'au-delà : le cas 5, à 35 ans d'ancienneté et 9 500 € de salaire de référence, voit une fraction de son indemnité dépasser le plafond et redevenir imposable au taux marginal du salarié.

Distinguer indemnité brute, CSG/CRDS, fiscalité IR et net versé

Beaucoup de salariés en partance retraite confondent les différents niveaux de l'indemnité. Le terme « indemnité brute » désigne le montant calculé selon la formule R.1234-2 ou la convention collective, avant tout prélèvement. Cette indemnité brute est ensuite soumise à un parcours fiscal et social qui dépend du type de départ.

Pour la mise à la retraite (L.1237-7) et l'inaptitude (L.1226-2 ou L.1226-14), l'art. 80 duodecies CGI prévoit une exonération étagée : (a) exonération intégrale d'IR jusqu'au minimum légal R.1234-2 ou conventionnel ; (b) exonération CSG/CRDS jusqu'à ce même minimum ; (c) exonération de la fraction excédant le minimum mais inférieure à 2 PASS (96 120 €) sur l'IR, et inférieure à 5 PASS sur la CSG/CRDS ; (d) au-delà, l'indemnité redevient pleinement imposable et sociale. Ce mécanisme protège les indemnités « moyennes » (jusqu'à 100 000 €) mais soumet à imposition les indemnités cadre dirigeant exceptionnelles.

Pour le départ volontaire (L.1237-9), l'art. 80 duodecies-2-c CGI ne prévoit aucune exonération. L'intégralité de l'indemnité conventionnelle est imposable comme un salaire ordinaire (cases 1AJ/1BJ de la 2042) et soumise à CSG/CRDS au taux normal salaires (9,7 %). Seules deux exceptions font basculer un départ volontaire dans le régime exonéré : le départ dans le cadre d'un Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) ou la cessation anticipée d'activité au titre de l'amiante (CAATA, art. 41 LF 1999).

Concrètement, pour un départ volontaire avec 7 000 € d'indemnité brute, le salarié supportera environ 9,7 % de CSG/CRDS (≈ 679 €) et l'IR au taux marginal de son foyer (typiquement 11 % à 30 % sur cette tranche). Net versé estimé : 5 200 à 6 000 € selon le TMI. Pour la même somme en mise à la retraite, l'intégralité reste exonérée si elle est inférieure au minimum R.1234-2 ou conventionnel.

Optimisations légales pour maximiser votre IDR

Plusieurs leviers permettent d'optimiser légalement votre indemnité de départ retraite, sans aucune optimisation agressive. Il s'agit simplement d'utiliser correctement les règles publiques.

Levier 1 : négocier une mise à la retraite plutôt qu'un départ volontaire. Lorsque vous approchez l'âge du taux plein automatique (67 ans), proposez à votre employeur une mise à la retraite L.1237-7 au lieu d'un départ volontaire. L'écart d'indemnité (formule R.1234-2 vs barème CC) peut représenter 10 000 à 30 000 € de différence pour 20-30 ans d'ancienneté, et la fiscalité est radicalement plus favorable (exonération vs imposition pleine). L'employeur peut être réticent — il devra payer une cotisation patronale spécifique de 30 % sur l'indemnité (art. L.137-12 CSS) — mais une négociation argumentée fonctionne souvent.

Levier 2 : optimiser le timing du départ pour maximiser le salaire de référence. Si votre employeur verse une prime annuelle ou un 13ème mois en novembre-décembre, partir en début d'année suivante (janvier-février) maximise la formule (b) du R.1234-4 — moyenne 3 derniers mois × 4 / 3 — qui inclura cette prime sur le tiers de calcul. Inversement, partir en septembre-octobre réduit ce salaire de référence. Pour un cadre commercial avec une prime annuelle de 8 000 €, le décalage de 3 mois peut générer 1 500 à 3 000 € d'IDR supplémentaire.

Levier 3 : faire reconnaître l'inaptitude d'origine professionnelle. Si votre départ retraite intervient suite à un AT ou MP reconnu (TMS, lombalgie, exposition amiante, burnout reconnu), la qualification L.1226-14 (indemnité doublée) peut multiplier votre IDR par 2. Le délai de reconnaissance MP par la CPAM est de 4 à 12 mois — à anticiper avant le départ effectif. La reconnaissance suppose un certificat médical initial et une déclaration auprès de la Sécurité sociale.

Levier 4 : étaler la perception de l'indemnité sur deux années fiscales. Pour la fraction imposable d'une IDR (départ volontaire ou excès au-delà du minimum légal), l'art. 163-0 A bis CGI permet le système du quotient fiscal. Vous demandez à étaler l'indemnité imposable sur 4 ans (au lieu d'être taxée d'un coup), ce qui lisse la TMI applicable. Économie potentielle : 500 à 5 000 € selon le montant et la TMI normale du foyer.

Levier 5 : vérifier votre IDCC convention collective sur votre fiche de paie. Beaucoup de salariés ignorent leur IDCC réel. La fiche de paie (mention obligatoire art. R.3243-1 Code du travail) indique le code à 4 chiffres. Comparez votre cas avec le barème de votre CC sur legifrance.gouv.fr ou code.travail.gouv.fr. Si votre RH applique le minimum R.1234-2 alors que votre CC prévoit plus, vous pouvez réclamer le différentiel pendant 3 ans (art. L.3245-1 Code du travail).

Quels documents conserver pour justifier votre IDR ?

L'employeur doit remettre au salarié partant un solde de tout compte détaillé (art. L.1234-20 Code du travail) qui mentionne explicitement le calcul de l'IDR : ancienneté retenue, salaire de référence, formule appliquée, montant brut, prélèvements éventuels, montant net. Ce document, signé par le salarié sans réserve, fait l'objet d'un effet libératoire au bout de 6 mois (sauf dénonciation par lettre recommandée). Conservez-le impérativement pendant 3 ans minimum (délai de prescription pour réclamer un complément, art. L.3245-1 Code du travail), idéalement 10 ans pour les cas complexes (inaptitude pro, contestation employeur, mise à la retraite avant 70 ans).

Conservez aussi : (1) le certificat de travail mentionnant les dates exactes d'entrée et de sortie pour justifier l'ancienneté (art. L.1234-19) ; (2) les bulletins de paie des 12 derniers mois et des 3 derniers mois pour justifier le salaire de référence ; (3) la copie de votre convention collective applicable (téléchargeable gratuitement sur legifrance.gouv.fr) ; (4) la lettre de mise à la retraite ou de demande de départ volontaire ; (5) en cas d'inaptitude, les deux certificats du médecin du travail (espacés de 15 jours sauf urgence) et la notification CPAM AT-MP si origine pro.

FAQ : 10 questions précises sur l'indemnité départ retraite 2026

Quelle est la formule officielle de l'indemnité de départ à la retraite 2026 ?
Pour une mise à la retraite à l'initiative de l'employeur (art. L.1237-7 Code du travail), la formule légale est : indemnité = 1/4 mois × salaire de référence × les 10 premières années d'ancienneté + 1/3 mois × salaire × chaque année au-delà de 10 ans (art. R.1234-2). Pour un départ volontaire (L.1237-9), il n'y a pas de formule légale unique : la convention collective fixe le minimum applicable, généralement 0,5 mois (10 ans), 1 mois (15 ans), 1,5 mois (20 ans), 2 mois (au-delà de 30 ans).
Quel est le salaire de référence pour calculer mon IDR ?
L'art. R.1234-4 Code du travail prévoit le salaire de référence le plus favorable entre : (a) la moyenne brute mensuelle des 12 derniers mois précédant le départ, OU (b) le tiers du salaire brut des 3 derniers mois (primes annuelles, 13ème mois, intéressement intégrés). Le salarié peut imposer le mode de calcul le plus avantageux. Les primes exceptionnelles ou de bilan sont prises au prorata temporis. Les indemnités kilométriques et frais professionnels sont exclus.
L'indemnité de départ retraite est-elle imposable en 2026 ?
Cela dépend du type de départ. L'indemnité de mise à la retraite (L.1237-7) est exonérée d'IR jusqu'au minimum légal ou conventionnel (art. 80 duodecies CGI), avec un plafond global de 5 fois le PASS (240 300 € en 2026). L'indemnité de départ volontaire (L.1237-9) est intégralement imposable comme un salaire ordinaire (art. 80 duodecies-2-c CGI), sauf cas particulier d'un PSE ou d'une cessation anticipée pour amiante. La CSG/CRDS suit la même logique : exonération sur la fraction non imposable.
Quelle est la différence entre départ volontaire et mise à la retraite ?
Le départ volontaire (art. L.1237-9) est à l'initiative du salarié, qui demande à partir et touche l'indemnité conventionnelle (généralement plus faible et imposable). La mise à la retraite (art. L.1237-7) est à l'initiative de l'employeur : automatique à 70 ans révolus du salarié, ou possible entre 67 et 70 ans avec accord du salarié (art. L.1237-5). L'indemnité de mise à la retraite est calculée selon le Code du travail (R.1234-2), souvent supérieure, et exonérée d'IR/CSG jusqu'au minimum légal.
L'inaptitude permet-elle une indemnité doublée ?
Oui. L'article L.1226-14 Code du travail prévoit que pour une inaptitude d'origine professionnelle (accident du travail ou maladie professionnelle reconnue), l'indemnité spéciale due au salarié est égale au double de l'indemnité légale de licenciement (R.1234-2). Pour une inaptitude d'origine non professionnelle (L.1226-2), seule l'indemnité de licenciement standard est due, sans doublement. La distinction repose sur la reconnaissance Sécurité sociale du caractère professionnel.
Mon ancienneté inclut-elle les périodes de maladie ou de congé parental ?
Pour le calcul du droit légal (R.1234-2), les périodes assimilées à du travail effectif sont incluses : congés payés, congé maternité, AT/MP. Sont également comptées intégralement : congé parental d'éducation (assimilé à 1/2 pour l'ancienneté), congé sabbatique selon CC. Sont exclues : périodes de mise à pied disciplinaire, grève (sauf accord), congé sans solde. La convention collective peut être plus favorable et inclure des périodes plus larges.
Mon employeur peut-il appliquer une indemnité inférieure au Code du travail ?
Non. L'article L.2254-1 Code du travail impose le principe de faveur : entre le Code du travail et la convention collective, le calcul le plus favorable au salarié s'applique. Si votre CC prévoit une indemnité inférieure au minimum légal R.1234-2, c'est le Code du travail qui prime. Inversement, si votre CC est plus généreuse (ex. SYNTEC, BTP, métallurgie), c'est elle qui s'applique. En cas de doute, demandez à votre RH le détail du calcul appliqué et comparez avec le simulateur ci-dessus.
Comment déclarer mon IDR sur la déclaration 2042 ?
Pour une mise à la retraite (L.1237-7) avec exonération partielle, la fraction imposable s'inscrit en case 1AJ ou 1BJ (salaires) sur la 2042. La fraction exonérée n'apparaît pas mais doit figurer en case 1AD ou 1BD (revenus exonérés). Pour un départ volontaire (L.1237-9) intégralement imposable, le montant total se déclare en case 1AJ/1BJ, et bénéficie de l'abattement 10 % salaires standard (plafond 14 426 € en 2026). Conservez votre solde de tout compte pendant au moins 3 ans (délai de reprise de l'administration).
Quel préavis dois-je respecter avant mon départ retraite ?
Pour un départ volontaire (L.1237-10), le préavis est identique à celui d'une démission : 1 mois si ancienneté < 6 mois, 2 mois si ancienneté entre 6 mois et 2 ans, 2 ou 3 mois selon la convention collective au-delà de 2 ans (souvent 3 mois pour les cadres). Pour une mise à la retraite (L.1237-6), le préavis est identique à celui d'un licenciement : 1 mois jusqu'à 2 ans d'ancienneté, 2 mois au-delà de 2 ans. Le préavis peut être effectué (avec rémunération normale) ou indemnisé (versement d'une indemnité compensatrice de préavis).
Quel est le plafond global d'exonération fiscale de l'IDR ?
L'art. 80 duodecies CGI prévoit un plafond global d'exonération à 5 fois le PASS, soit 240 300 € pour 2026 (PASS 48 060 €). Pour une mise à la retraite (L.1237-7), la fraction exonérée est le maximum entre : (a) le minimum légal R.1234-2, (b) le minimum conventionnel, (c) 50 % de l'indemnité totale dans la limite de 2 PASS (96 120 €). Au-delà, c'est imposable. Pour un départ volontaire (L.1237-9), aucune exonération sauf PSE ou cessation anticipée d'activité travailleurs amiante (art. 80 duodecies-2-c CGI).

Tutoriel pas-à-pas : reproduire la formule IDR dans votre Excel

Si vous préférez ne pas utiliser le XLSX prêt à l'emploi et créer votre propre fichier, voici les 5 étapes pour répliquer la formule R.1234-2 dans Excel ou Google Sheets.

  1. Cellule A1 : titre « Calcul IDR 2026 ». Cellule A2 : « Ancienneté (années) ». Cellule B2 : votre ancienneté (ex. 23,5).
  2. Cellule A3 : « Salaire de référence (€/mois) ». Cellule B3 : votre salaire (ex. 3 500). Note : utilisez la formule =MAX(moyenne 12 mois ; (somme 3 derniers / 3)) dans la cellule B3 si vous voulez que Excel choisisse automatiquement la valeur la plus favorable.
  3. Cellule A4 : « IDR brute (R.1234-2) ». Cellule B4 : la formule canonique =SI(B2<=10; (B2*B3)/4; (10*B3)/4 + (B2-10)*B3/3). Cette formule unique gère les deux cas (≤ 10 ans : ¼ mois ; > 10 ans : ⅓ mois au-delà).
  4. Cellule A5 : « CSG/CRDS retenu ». Cellule B5 : =SI(type="volontaire"; B4*0.097; 0) en supposant une cellule « type » ailleurs avec « volontaire » ou « mise ».
  5. Cellule A6 : « IDR nette versée ». Cellule B6 : =B4-B5-IR où IR est calculé selon le barème 2026 (formule du quotient familial).
Formule prête à copier dans la cellule IDR brute : =SI(B2<=10; (B2*B3)/4; (10*B3)/4 + (B2-10)*B3/3)
Formule prête à copier pour inaptitude pro (L.1226-14, doublée) : =2*SI(B2<=10; (B2*B3)/4; (10*B3)/4 + (B2-10)*B3/3)
Formule prête à copier pour salaire de référence le plus favorable : =MAX( MOYENNE(B10:B21) ; (B22+B23+B24)/3 ) où B10:B21 = vos 12 derniers salaires bruts, B22-B23-B24 = vos 3 derniers salaires bruts (primes incluses)

Ressources complémentaires et lien interne cluster retraite

Pour approfondir le sujet, consultez nos pages connexes du cluster Finance Retraite :

Sources gouvernementales et doctrine officielle

  1. Code du travail (officiel ministère) — Article L.1237-9 (départ volontaire à la retraite).
  2. Code du travail (officiel ministère) — Article L.1237-7 (mise à la retraite).
  3. Code du travail (officiel ministère) — Article R.1234-2 (formule indemnité légale).
  4. Code du travail (officiel ministère) — Article L.1226-14 (inaptitude origine pro, doublement).
  5. Légifrance — Article 80 duodecies CGI (régime fiscal des indemnités de rupture).
  6. service-public.fr — Fiche F13965 : Indemnité de départ à la retraite.
  7. service-public.fr — Fiche F1646 : Indemnité de mise à la retraite.

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4 modèles préformatés Word : départ volontaire L.1237-9, mise à la retraite L.1237-7, anticipée carrière longue, inaptitude L.1226-14. Chaque modèle inclut les mentions obligatoires + sources LEGIARTI verbatim. 1 email par mois max, désinscription 1 clic.

Bar chart : répartition de votre IDR (brut → CSG/CRDS → IR → net)

Décomposition de votre IDR pour 17 600 € bruts (selon type de départ sélectionné dans le calculateur) :

IDR brute
17 600 €
CSG/CRDS retenue
0 €
IR retenu
0 €
IDR nette versée
17 600 €

Ce bar chart se recalcule en temps réel selon votre saisie dans le calculateur ci-dessus.

📜 Mentions légales et limitation de responsabilité : Cette page fournit des informations à titre indicatif et pédagogique. Les chiffres et formules présentés sont exacts selon la législation en vigueur au 31 mai 2026 (Code du travail à jour ordonnance 2017-1387 + LF 2026 du 19 février 2026). Pour une décision impactant votre départ retraite ou votre solde de tout compte, consultez votre conseiller juridique, votre avocat en droit social, votre représentant syndical ou votre Direction Régionale de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS). MaCalculatriceEnLigne décline toute responsabilité quant à l'usage qui serait fait de ces informations en dehors du cadre purement éducatif.