Tableau Excel calcul indemnité départ retraite 2026 : XLSX gratuit + simulateur 6 inputs + 4 cas types
📅 Publié le 7 mai 2026 · ✍️ Auteur : Mehdi Kabbaj · 🔄 Mis à jour selon LF 2026 art. 6 + PASS 2026 (48 060 €)
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📥 Tableau_Calcul_IDR_2026.xlsx — 3 onglets prêts à l'emploi
Le fichier Excel inclut : onglet 1 « Data salarié » (saisie ancienneté, salaires 12 mois, salaires 3 derniers, type départ, IDCC convention, âge), onglet 2 « Barème légal » (R.1234-2 + 6 conventions courantes : SYNTEC, métallurgie, BTP, transport routier, commerce, hôtellerie-restauration), onglet 3 « Simulation » (calcul automatique IDR brute + CSG/CRDS + IR + net selon les 4 types de départ).
⬇️ Télécharger le tableau Excel (gratuit, sans inscription)XLSX 11 KB · 3 feuilles · compatibilité Excel 2010+ / LibreOffice / Google Sheets · licence Etalab 2.0
Qu'est-ce que l'indemnité de départ à la retraite (IDR) en 2026 ?
L'indemnité de départ à la retraite désigne la somme versée par l'employeur au salarié à l'occasion de la rupture du contrat de travail liée au passage à la retraite. Sa qualification juridique et son montant dépendent du type de départ. Le Code du travail distingue quatre situations : le départ volontaire à l'initiative du salarié (article L.1237-9), la mise à la retraite à l'initiative de l'employeur (article L.1237-7), le départ pour inaptitude reconnue par le médecin du travail (articles L.1226-2 ou L.1226-14), et la rupture conventionnelle qui peut intervenir avec un salarié proche de la retraite. Chacune obéit à une formule de calcul propre et à un régime fiscal distinct.
Le terme « IDR » (indemnité de départ à la retraite) est un raccourci usuel utilisé par les professionnels du droit social et de la paie. Il englobe l'indemnité légale prévue par le Code du travail et l'indemnité conventionnelle prévue par la convention collective. En vertu du principe de faveur (art. L.2254-1 Code du travail), c'est toujours la disposition la plus favorable au salarié qui s'applique. Concrètement, si la convention collective du salarié prévoit 1,5 mois × ancienneté pour 15 années de présence, et que le Code du travail prévoit (¼ × 10 + ⅓ × 5) = 4,17 mois, c'est le calcul du Code du travail qui prime puisqu'il est plus avantageux. Inversement, si le calcul Code du travail donne 2 mois et la CC donne 3 mois, c'est la CC qui s'applique.
L'enjeu économique est significatif. Selon les statistiques 2024 de la DARES, le montant moyen d'une IDR en France en 2024 s'établissait à 11 200 € bruts pour un départ volontaire et 17 800 € bruts pour une mise à la retraite. La fiscalité de l'IDR fait l'objet d'une attention particulière : l'article 80 duodecies du Code général des impôts prévoit une exonération partielle pour la mise à la retraite (jusqu'à 5 fois le PASS, soit 240 300 € en 2026), tandis que le départ volontaire reste intégralement imposable. Ce différentiel de traitement explique pourquoi le choix entre démission proche retraite et mise à la retraite négociée peut générer plusieurs milliers d'euros d'écart net pour le salarié.
Calculateur indemnité départ retraite 2026 — 6 inputs réactif
Estimez votre IDR brute, CSG/CRDS, IR et net — résultat en temps réel
📐 Formule canonique (à copier-coller dans Excel)
Le calculateur ci-dessus encapsule cette formule unique compatible Excel/Google Sheets/LibreOffice :
B2 = ancienneté en années · B3 = salaire de référence (max entre moyenne 12 mois et 3 derniers mois × 1) · résultat = IDR brute en €
Source : article R.1234-2 Code du travail, applicable à la mise à la retraite (L.1237-7) et à l'inaptitude non pro (L.1226-2). Pour l'inaptitude pro (L.1226-14), multiplier par 2 le résultat.
Le détail légal : 4 articles du Code du travail à connaître
L'indemnité de départ à la retraite repose sur une architecture juridique précise issue de quatre articles principaux du Code du travail, complétés par l'article 80 duodecies du Code général des impôts pour la fiscalité.
Article L.1237-9 — Départ volontaire à la retraite (initiative salarié)
L'article L.1237-9 du Code du travail dispose que « tout salarié quittant volontairement l'entreprise pour bénéficier d'une pension de vieillesse a droit, sous réserve des dispositions plus favorables d'une convention ou d'un accord collectif de travail ou du contrat de travail, à une indemnité de départ à la retraite ». La rédaction laisse délibérément le calcul à la convention collective : il n'y a pas de barème légal applicable hors CC. En l'absence totale de stipulation conventionnelle, certaines jurisprudences (Cass. soc. 19 mars 2014 n° 12-27.770) renvoient au barème de l'indemnité de licenciement R.1234-2 par analogie, mais cette position reste minoritaire et discutée.
Les conventions collectives de branche prévoient typiquement un barème progressif. Exemples concrets pour 2026 (textes en vigueur consultables sur legifrance.gouv.fr) :
- SYNTEC IDCC 1486 — 1 mois pour 5-15 ans, 1,5 mois pour 15-25 ans, 2 mois au-delà de 25 ans (art. 32-3 SYNTEC).
- Métallurgie IDCC 0054 — 0,5 mois (10-15 ans), 1 mois (15-20 ans), 1,5 mois (20-25 ans), 2 mois (25-30 ans), 2,5 mois (au-delà de 30 ans).
- BTP cadres IDCC 2420 — barème aligné sur le minimum légal R.1234-2 sauf accord d'entreprise.
- Transport routier IDCC 0016 — 0,5 mois (10 ans), 1 mois (15 ans), 1,5 mois (20 ans), 2 mois (25 ans), 2,5 mois (30 ans et plus).
Article L.1237-7 — Mise à la retraite (initiative employeur)
L'article L.1237-7 du Code du travail autorise l'employeur à mettre un salarié à la retraite à condition que ce dernier ait atteint l'âge mentionné à l'article L.161-17-2 du Code de la Sécurité sociale (âge du taux plein automatique : 67 ans révolus pour les générations nées à partir de 1955). À partir de 70 ans, la mise à la retraite est possible sans accord du salarié. Entre 67 et 70 ans, l'employeur doit interroger le salarié 3 mois avant son anniversaire ; en cas de réponse négative, la mise à la retraite ne peut intervenir cette année-là, et la procédure recommence un an plus tard. Le salarié peut donc faire échouer la mise à la retraite jusqu'à ses 70 ans.
L'indemnité de mise à la retraite suit le barème légal de l'article R.1234-2 Code du travail (qui est aussi celui de l'indemnité de licenciement). C'est la formule canonique :
Si ancienneté ≤ 10 ans : IDR = ancienneté × salaire / 4
Si ancienneté > 10 ans : IDR = (10 × salaire / 4) + ((ancienneté - 10) × salaire / 3)
art. R.1234-2 Code du travail · indemnité minimum légale
Articles L.1226-2 et L.1226-14 — Inaptitude reconnue par le médecin du travail
Lorsque le départ retraite est lié à une inaptitude constatée par le médecin du travail (deux examens espacés de 15 jours, ou un seul si danger immédiat), deux régimes d'indemnisation coexistent selon l'origine de l'inaptitude. Pour une inaptitude d'origine professionnelle — accident du travail ou maladie professionnelle reconnue par la CPAM — l'article L.1226-14 Code du travail impose à l'employeur de verser une indemnité spéciale égale au double de l'indemnité légale de licenciement (R.1234-2). Pour une inaptitude d'origine non professionnelle (accident de la vie privée, maladie courante), c'est l'article L.1226-2 Code du travail qui s'applique avec l'indemnité légale standard (R.1234-2 sans doublement).
La distinction est cruciale en pratique : un salarié déclaré inapte suite à un accident reconnu AT-MP pour 23 ans d'ancienneté à 3 200 € de salaire de référence touchera environ 17 600 € (calcul standard R.1234-2) × 2 = 35 200 €, contre 17 600 € pour la même ancienneté en inaptitude non professionnelle. Le coût pour l'employeur est doublé, ce qui justifie une vigilance forte sur les déclarations d'AT-MP.
Article R.1234-4 — Salaire de référence le plus favorable
Le calcul du « salaire de référence » utilisé dans toutes les formules ci-dessus n'est pas neutre. L'article R.1234-4 Code du travail prévoit explicitement deux modes alternatifs et impose le plus favorable au salarié : (a) la moyenne mensuelle des salaires bruts sur les 12 derniers mois précédant le départ, ou (b) le tiers du total des salaires bruts des 3 derniers mois (avec proratisation des primes annuelles, intéressement, 13ème mois, gratifications exceptionnelles).
SR = MAX ( salaire moyen 12 mois ; (salaire 3 derniers mois × 4) / 3 )
art. R.1234-4 Code du travail
Cette règle profite particulièrement aux salariés ayant perçu une prime de 13ème mois ou une prime annuelle juste avant le départ. Exemple : un cadre commercial dont le salaire mensuel brut est de 4 200 € et qui touche en novembre une prime annuelle de 6 000 €. S'il part en décembre, sa moyenne 12 mois s'établit à (4 200 × 12 + 6 000) / 12 = 4 700 €. En revanche, sa moyenne 3 derniers mois (oct-nov-déc) ressort à (4 200 + 10 200 + 4 200) / 3 = 6 200 €. Le salaire de référence retenu = 6 200 €, soit 1 500 € de plus que la simple moyenne. Sur 25 ans d'ancienneté, l'écart d'IDR atteint plusieurs milliers d'euros.
Visualisation : multiplicateur IDR selon ancienneté et type de départ
La visualisation rend tangible un point essentiel : l'écart d'indemnité entre une mise à la retraite et un départ volontaire grandit linéairement avec l'ancienneté. Pour un salarié à 25 ans d'ancienneté, la mise à la retraite (formule R.1234-2) génère environ 9,2 mois de salaire d'indemnité, contre seulement 1,5 à 2 mois en départ volontaire dans la plupart des conventions. La courbe rouge (inaptitude pro) montre l'effet du doublement L.1226-14 : pour la même ancienneté de 25 ans, l'indemnité monte à 18,3 mois — un écart de plus de 16 mois de salaire avec un départ volontaire. C'est cette mécanique qui justifie l'attention portée par les RH et les avocats en droit social aux qualifications de la rupture (volontaire vs mise retraite vs inaptitude).
Cas chiffrés : 5 profils types et leur IDR réelle
Pour comprendre l'impact concret du choix de type de départ et de l'ancienneté, examinons cinq profils représentatifs. Tous les calculs s'appuient sur la formule R.1234-2, le PASS 2026 (48 060 €), le plafond d'exonération 80 duodecies CGI (5 PASS = 240 300 €) et les barèmes conventionnels de référence. Vous pouvez vérifier chaque ligne avec le simulateur ci-dessus en saisissant les inputs correspondants.
| Profil | Anc. | Salaire SR | Type | IDR brute | CSG/CRDS | IR | Net versé |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Cadre commercial 25 ans, mise retraite à 67 ans | 25 ans | 4 200 € | Mise retraite L.1237-7 | 31 500 € | 0 € (exonéré) | 0 € (sous min légal) | 31 500 € |
| Ouvrier métallurgie 30 ans, départ volontaire à 63 ans | 30 ans | 2 800 € | Volontaire L.1237-9 | 7 000 € | 698 € | 1 050 € (TMI 30 %) | 5 252 € |
| Technicien transport routier 18 ans, mise retraite à 65 ans | 18 ans | 2 600 € | Mise retraite L.1237-7 | 13 433 € | 0 € (exonéré) | 0 € (sous min légal) | 13 433 € |
| Cadre supérieur SYNTEC 32 ans, inaptitude AT, 60 ans | 32 ans | 5 800 € | Inaptitude pro L.1226-14 (×2) | 99 533 € | 0 € (sous 2 PASS) | 0 € (sous 2 PASS) | 99 533 € |
| Cadre dirigeant 35 ans, mise retraite à 70 ans (PASS dépassé) | 35 ans | 9 500 € | Mise retraite L.1237-7 (au-delà 5 PASS) | 102 917 € | 898 € (sur excès) | 3 200 € (sur excès TMI 41 %) | 98 819 € |
L'analyse de ce tableau met en évidence trois enseignements pratiques. Premièrement, le différentiel fiscal entre mise à la retraite (cas 1, 3, 4, 5) et départ volontaire (cas 2) est radical : pour le cas 2, près d'un quart de l'indemnité brute part en CSG/CRDS et IR. Deuxièmement, l'inaptitude professionnelle (cas 4) peut générer une indemnité qui dépasse facilement 100 000 € pour un cadre supérieur ancien, sans aucune fiscalité tant qu'on reste sous le seuil 2 PASS (96 120 €) ou que l'indemnité légale doublée justifie l'exonération. Troisièmement, le plafond 80 duodecies CGI (5 PASS = 240 300 €) ne joue qu'au-delà : le cas 5, à 35 ans d'ancienneté et 9 500 € de salaire de référence, voit une fraction de son indemnité dépasser le plafond et redevenir imposable au taux marginal du salarié.
Distinguer indemnité brute, CSG/CRDS, fiscalité IR et net versé
Beaucoup de salariés en partance retraite confondent les différents niveaux de l'indemnité. Le terme « indemnité brute » désigne le montant calculé selon la formule R.1234-2 ou la convention collective, avant tout prélèvement. Cette indemnité brute est ensuite soumise à un parcours fiscal et social qui dépend du type de départ.
Pour la mise à la retraite (L.1237-7) et l'inaptitude (L.1226-2 ou L.1226-14), l'art. 80 duodecies CGI prévoit une exonération étagée : (a) exonération intégrale d'IR jusqu'au minimum légal R.1234-2 ou conventionnel ; (b) exonération CSG/CRDS jusqu'à ce même minimum ; (c) exonération de la fraction excédant le minimum mais inférieure à 2 PASS (96 120 €) sur l'IR, et inférieure à 5 PASS sur la CSG/CRDS ; (d) au-delà, l'indemnité redevient pleinement imposable et sociale. Ce mécanisme protège les indemnités « moyennes » (jusqu'à 100 000 €) mais soumet à imposition les indemnités cadre dirigeant exceptionnelles.
Pour le départ volontaire (L.1237-9), l'art. 80 duodecies-2-c CGI ne prévoit aucune exonération. L'intégralité de l'indemnité conventionnelle est imposable comme un salaire ordinaire (cases 1AJ/1BJ de la 2042) et soumise à CSG/CRDS au taux normal salaires (9,7 %). Seules deux exceptions font basculer un départ volontaire dans le régime exonéré : le départ dans le cadre d'un Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) ou la cessation anticipée d'activité au titre de l'amiante (CAATA, art. 41 LF 1999).
Concrètement, pour un départ volontaire avec 7 000 € d'indemnité brute, le salarié supportera environ 9,7 % de CSG/CRDS (≈ 679 €) et l'IR au taux marginal de son foyer (typiquement 11 % à 30 % sur cette tranche). Net versé estimé : 5 200 à 6 000 € selon le TMI. Pour la même somme en mise à la retraite, l'intégralité reste exonérée si elle est inférieure au minimum R.1234-2 ou conventionnel.
Optimisations légales pour maximiser votre IDR
Plusieurs leviers permettent d'optimiser légalement votre indemnité de départ retraite, sans aucune optimisation agressive. Il s'agit simplement d'utiliser correctement les règles publiques.
Levier 1 : négocier une mise à la retraite plutôt qu'un départ volontaire. Lorsque vous approchez l'âge du taux plein automatique (67 ans), proposez à votre employeur une mise à la retraite L.1237-7 au lieu d'un départ volontaire. L'écart d'indemnité (formule R.1234-2 vs barème CC) peut représenter 10 000 à 30 000 € de différence pour 20-30 ans d'ancienneté, et la fiscalité est radicalement plus favorable (exonération vs imposition pleine). L'employeur peut être réticent — il devra payer une cotisation patronale spécifique de 30 % sur l'indemnité (art. L.137-12 CSS) — mais une négociation argumentée fonctionne souvent.
Levier 2 : optimiser le timing du départ pour maximiser le salaire de référence. Si votre employeur verse une prime annuelle ou un 13ème mois en novembre-décembre, partir en début d'année suivante (janvier-février) maximise la formule (b) du R.1234-4 — moyenne 3 derniers mois × 4 / 3 — qui inclura cette prime sur le tiers de calcul. Inversement, partir en septembre-octobre réduit ce salaire de référence. Pour un cadre commercial avec une prime annuelle de 8 000 €, le décalage de 3 mois peut générer 1 500 à 3 000 € d'IDR supplémentaire.
Levier 3 : faire reconnaître l'inaptitude d'origine professionnelle. Si votre départ retraite intervient suite à un AT ou MP reconnu (TMS, lombalgie, exposition amiante, burnout reconnu), la qualification L.1226-14 (indemnité doublée) peut multiplier votre IDR par 2. Le délai de reconnaissance MP par la CPAM est de 4 à 12 mois — à anticiper avant le départ effectif. La reconnaissance suppose un certificat médical initial et une déclaration auprès de la Sécurité sociale.
Levier 4 : étaler la perception de l'indemnité sur deux années fiscales. Pour la fraction imposable d'une IDR (départ volontaire ou excès au-delà du minimum légal), l'art. 163-0 A bis CGI permet le système du quotient fiscal. Vous demandez à étaler l'indemnité imposable sur 4 ans (au lieu d'être taxée d'un coup), ce qui lisse la TMI applicable. Économie potentielle : 500 à 5 000 € selon le montant et la TMI normale du foyer.
Levier 5 : vérifier votre IDCC convention collective sur votre fiche de paie. Beaucoup de salariés ignorent leur IDCC réel. La fiche de paie (mention obligatoire art. R.3243-1 Code du travail) indique le code à 4 chiffres. Comparez votre cas avec le barème de votre CC sur legifrance.gouv.fr ou code.travail.gouv.fr. Si votre RH applique le minimum R.1234-2 alors que votre CC prévoit plus, vous pouvez réclamer le différentiel pendant 3 ans (art. L.3245-1 Code du travail).
Quels documents conserver pour justifier votre IDR ?
L'employeur doit remettre au salarié partant un solde de tout compte détaillé (art. L.1234-20 Code du travail) qui mentionne explicitement le calcul de l'IDR : ancienneté retenue, salaire de référence, formule appliquée, montant brut, prélèvements éventuels, montant net. Ce document, signé par le salarié sans réserve, fait l'objet d'un effet libératoire au bout de 6 mois (sauf dénonciation par lettre recommandée). Conservez-le impérativement pendant 3 ans minimum (délai de prescription pour réclamer un complément, art. L.3245-1 Code du travail), idéalement 10 ans pour les cas complexes (inaptitude pro, contestation employeur, mise à la retraite avant 70 ans).
Conservez aussi : (1) le certificat de travail mentionnant les dates exactes d'entrée et de sortie pour justifier l'ancienneté (art. L.1234-19) ; (2) les bulletins de paie des 12 derniers mois et des 3 derniers mois pour justifier le salaire de référence ; (3) la copie de votre convention collective applicable (téléchargeable gratuitement sur legifrance.gouv.fr) ; (4) la lettre de mise à la retraite ou de demande de départ volontaire ; (5) en cas d'inaptitude, les deux certificats du médecin du travail (espacés de 15 jours sauf urgence) et la notification CPAM AT-MP si origine pro.
FAQ : 10 questions précises sur l'indemnité départ retraite 2026
Quelle est la formule officielle de l'indemnité de départ à la retraite 2026 ?
Quel est le salaire de référence pour calculer mon IDR ?
L'indemnité de départ retraite est-elle imposable en 2026 ?
Quelle est la différence entre départ volontaire et mise à la retraite ?
L'inaptitude permet-elle une indemnité doublée ?
Mon ancienneté inclut-elle les périodes de maladie ou de congé parental ?
Mon employeur peut-il appliquer une indemnité inférieure au Code du travail ?
Comment déclarer mon IDR sur la déclaration 2042 ?
Quel préavis dois-je respecter avant mon départ retraite ?
Quel est le plafond global d'exonération fiscale de l'IDR ?
Tutoriel pas-à-pas : reproduire la formule IDR dans votre Excel
Si vous préférez ne pas utiliser le XLSX prêt à l'emploi et créer votre propre fichier, voici les 5 étapes pour répliquer la formule R.1234-2 dans Excel ou Google Sheets.
- Cellule A1 : titre « Calcul IDR 2026 ». Cellule A2 : « Ancienneté (années) ». Cellule B2 : votre ancienneté (ex. 23,5).
- Cellule A3 : « Salaire de référence (€/mois) ». Cellule B3 : votre salaire (ex. 3 500). Note : utilisez la formule
=MAX(moyenne 12 mois ; (somme 3 derniers / 3))dans la cellule B3 si vous voulez que Excel choisisse automatiquement la valeur la plus favorable. - Cellule A4 : « IDR brute (R.1234-2) ». Cellule B4 : la formule canonique
=SI(B2<=10; (B2*B3)/4; (10*B3)/4 + (B2-10)*B3/3). Cette formule unique gère les deux cas (≤ 10 ans : ¼ mois ; > 10 ans : ⅓ mois au-delà). - Cellule A5 : « CSG/CRDS retenu ». Cellule B5 :
=SI(type="volontaire"; B4*0.097; 0)en supposant une cellule « type » ailleurs avec « volontaire » ou « mise ». - Cellule A6 : « IDR nette versée ». Cellule B6 :
=B4-B5-IRoù IR est calculé selon le barème 2026 (formule du quotient familial).
Ressources complémentaires et lien interne cluster retraite
Pour approfondir le sujet, consultez nos pages connexes du cluster Finance Retraite :
- Calcul indemnité départ retraite (page mère) — explications détaillées de chaque article du Code du travail.
- Abattement fiscal retraite 2026 — règle des 10 % sur pensions et abattement spécial 65 ans, complémentaire au régime IDR.
- Calcul pension de réversion 2026 — droits du conjoint survivant en cas de décès du salarié partant.
- Calcul retraite net 2026 — distinguer la pension nette versée par les caisses et la pension imposable.
- Plafond PER 2026 — un versement PER l'année du départ retraite réduit le RFR et peut faire basculer dans un palier d'abattement supérieur.
Sources gouvernementales et doctrine officielle
- Code du travail (officiel ministère) — Article L.1237-9 (départ volontaire à la retraite).
- Code du travail (officiel ministère) — Article L.1237-7 (mise à la retraite).
- Code du travail (officiel ministère) — Article R.1234-2 (formule indemnité légale).
- Code du travail (officiel ministère) — Article L.1226-14 (inaptitude origine pro, doublement).
- Légifrance — Article 80 duodecies CGI (régime fiscal des indemnités de rupture).
- service-public.fr — Fiche F13965 : Indemnité de départ à la retraite.
- service-public.fr — Fiche F1646 : Indemnité de mise à la retraite.
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📜 Mentions légales et limitation de responsabilité : Cette page fournit des informations à titre indicatif et pédagogique. Les chiffres et formules présentés sont exacts selon la législation en vigueur au 31 mai 2026 (Code du travail à jour ordonnance 2017-1387 + LF 2026 du 19 février 2026). Pour une décision impactant votre départ retraite ou votre solde de tout compte, consultez votre conseiller juridique, votre avocat en droit social, votre représentant syndical ou votre Direction Régionale de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS). MaCalculatriceEnLigne décline toute responsabilité quant à l'usage qui serait fait de ces informations en dehors du cadre purement éducatif.