Calcul de l'ARCE 2026 : aide à la reprise ou création d'entreprise
⚡ En bref — ARCE 2026
L'ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d'Entreprise) permet à un demandeur d'emploi indemnisé de percevoir une fraction de ses droits ARE restants sous forme de capital versé en deux fois, plutôt qu'en allocation mensuelle. Le taux en vigueur depuis le 1er juillet 2023 est de 60 % du reliquat ARE, après déduction de 3 % au titre de la participation au financement des retraites complémentaires.
Formule rapide : ARCE versée = (ARE journalière × jours restants) × 60 % × 97 %. Chaque versement = ARCE versée ÷ 2.
🧮 Calculateur ARCE 2026 — taux 60 %, déduction 3 %
Saisissez votre ARE journalière brute et le nombre de jours d'indemnisation restants. Le calculateur applique la formule France Travail 2026 : 60 % du reliquat, retenue 3 % retraites complémentaires, versement en deux fois.
ARCE ou maintien de l'ARE : comparez vos options
L'alternative à l'ARCE est le maintien de l'ARE mensuelle, cumulable avec les revenus de votre nouvelle activité. Comparez les deux scénarios avant de choisir.
Comparer le cumul ARE →Qu'est-ce que l'ARCE ? Définition et fonctionnement
L'ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d'Entreprise) est un dispositif de France Travail (anciennement Pôle Emploi) qui permet à un demandeur d'emploi indemnisé de convertir ses droits ARE restants en un versement en capital. Au lieu de percevoir mensuellement son allocation chômage pendant toute la durée d'indemnisation, le créateur ou repreneur d'entreprise reçoit une somme d'un seul coup — en deux tranches — pour financer son projet.
Ce dispositif figure dans le règlement général annexé à la convention d'assurance chômage (Unédic), dans ses dispositions relatives à la reprise ou à la création d'activité. Il vise à faciliter la transition entre statut de demandeur d'emploi et statut d'entrepreneur, en fournissant un apport en trésorerie au moment où les besoins sont souvent les plus importants : achat de stock, équipements, dépôt de caution, financement du besoin en fonds de roulement.
Contrairement à une idée reçue, l'ARCE n'est pas un cadeau : c'est un avancement de droits acquis. Vous renoncez aux versements mensuels futurs de l'ARE en contrepartie d'un capital immédiat représentant 60 % du montant total restant dû — et non 100 %. La différence (40 %, majorée de la retenue de 3 %) correspond au coût de l'option capitalisation.
L'ARCE est distincte de l'ACRE (Aide à la Création et à la Reprise d'une Entreprise), qui est une exonération partielle de cotisations sociales gérée par l'URSSAF. L'ACRE est une condition préalable à l'ARCE, mais les deux dispositifs restent juridiquement indépendants.
Mehdi Kabbaj, spécialiste droit social sur MaCalculatriceEnLigne.com, a vérifié la conformité de cet outil avec les textes France Travail et Unédic en vigueur au 21 mai 2026.
Taux ARCE 2026 : 60 % et déduction de 3 %
Le taux de l'ARCE a été porté de 45 % à 60 % du reliquat des droits ARE pour toutes les ouvertures de droits consécutives à une fin de contrat de travail intervenue à compter du 1er juillet 2023 (décret n° 2019-797 modifié, règlement d'assurance chômage Unédic). En 2026, la quasi-totalité des bénéficiaires potentiels sont concernés par ce taux de 60 %, les droits ouverts avant juillet 2023 étant épuisés depuis longtemps (l'ARE ne dure au maximum que 27 mois pour les moins de 55 ans).
Le taux de 45 % ne concerne plus que les très rares cas où des droits ARE ont été ouverts avant le 1er juillet 2023 et seraient encore en cours — situation quasi résiduelle en 2026.
La retenue de 3 % : participation aux retraites complémentaires
Sur le montant de l'ARCE brute (60 % du reliquat), France Travail applique une retenue de 3 % au titre de la participation au financement des retraites complémentaires. Cette retenue est prélevée automatiquement avant le versement, à l'image de ce qui est fait sur les allocations mensuelles. Le bénéficiaire perçoit donc :
ARCE versée = reliquat ARE × 60 % × 97 %
ARCE versée = reliquat ARE × 58,2 %
Cette retenue de 3 % est distincte de l'imposition à l'impôt sur le revenu, qui interviendra lors de la déclaration de revenus de l'année suivante. L'ARCE est soumise à l'IR dans la catégorie traitements et salaires, et sera reportée sur la déclaration préremplie transmise par France Travail.
L'ARCE est-elle soumise à la CSG/CRDS ?
La retenue de 3 % remplace dans la pratique la CSG/CRDS prélevée sur les allocations mensuelles. Elle couvre la participation aux régimes de retraites complémentaires Agirc-Arrco. Le traitement fiscal en catégorie traitements et salaires reste identique à celui de l'ARE mensuelle.
Versement en deux fois : calendrier et justificatifs
L'ARCE n'est pas versée en une seule fois. Le dispositif prévoit deux versements égaux, chacun représentant la moitié de l'ARCE versée :
Premier versement
Le premier versement (50 % de l'ARCE versée) est déclenché dès que le demandeur d'emploi remplit simultanément les conditions suivantes :
- Justifier du début effectif de l'activité : numéro SIRET attribué, extrait Kbis, déclaration d'activité libérale, ou numéro d'identification au registre national des entreprises (RNE).
- Avoir obtenu l'ACRE auprès de l'URSSAF (attestation d'attribution).
- Ne pas occuper simultanément un emploi salarié en CDI à temps plein.
Le versement intervient généralement dans les 15 jours suivant l'acceptation du dossier par France Travail. Le délai de traitement est de 2 à 4 semaines à compter du dépôt du dossier complet.
Deuxième versement
Le deuxième versement (50 % de l'ARCE versée) est conditionné à deux exigences cumulatives vérifiées 6 mois calendaires après la date du premier versement :
- L'activité est toujours exercée : justificatif d'exercice récent (extrait Kbis de moins de 3 mois, déclaration de CA, avis d'imposition BIC/BNC, ou attestation d'activité URSSAF).
- Le bénéficiaire n'occupe pas un CDI à temps plein : France Travail peut demander une attestation sur l'honneur.
France Travail contacte généralement le bénéficiaire par courrier ou message dans l'espace personnel entre le 5e et le 6e mois après le premier versement pour solliciter les pièces justificatives. L'absence de réponse entraîne le non-versement du solde.
Délai maximum pour déposer la demande
La demande d'ARCE peut être déposée auprès de France Travail à tout moment pendant les 3 ans suivant l'ouverture des droits ARE, à condition que des droits soient encore disponibles. Passé ce délai ou en cas d'épuisement des droits, l'ARCE n'est plus possible. Il est conseillé de déposer la demande dès le début effectif de l'activité.
Conditions d'obtention de l'ARCE : ACRE et activité
L'ARCE est soumise à quatre conditions cumulatives vérifiées par France Travail :
Condition 1 — Être bénéficiaire de l'ARE
Le demandeur doit être inscrit à France Travail et percevoir l'ARE (ou être en droit de la percevoir — ouverture de droits en attente du délai de carence ou du différé d'indemnisation). L'ARCE n'est pas accessible aux personnes ayant épuisé leurs droits ou n'y ayant jamais ouvert droit.
Condition 2 — Créer ou reprendre une entreprise
L'activité doit donner lieu à une immatriculation officielle : inscription au registre du commerce et des sociétés (RCS), au registre national des entreprises (RNE), au répertoire des métiers, ou déclaration d'activité libérale auprès de l'URSSAF. Les auto-entrepreneurs (micro-entrepreneurs) sont éligibles dès l'obtention du numéro SIRET et de l'ACRE.
Condition 3 — Avoir obtenu l'ACRE
L'ACRE (Aide à la Création et à la Reprise d'une Entreprise) est l'exonération partielle de cotisations sociales accordée par l'URSSAF lors de la première année d'activité. Elle est distincte de l'ARCE. La demande d'ACRE se fait via le formulaire dédié lors de la déclaration d'activité. Sans attestation d'attribution de l'ACRE, France Travail refuse l'ARCE.
L'ACRE exonère partiellement des cotisations patronales et salariales pendant 12 mois (taux d'exonération variable selon les revenus et le statut). Pour les micro-entrepreneurs, elle se traduit par un taux de cotisation réduit à 50 % pendant 1 an.
Condition 4 — Première ARCE pour cette entreprise
L'ARCE ne peut être perçue qu'une seule fois par entreprise créée ou reprise. En revanche, si le demandeur crée une nouvelle entreprise avec de nouveaux droits ARE (rechargement de droits), il peut prétendre à nouveau à l'ARCE pour ce nouveau projet.
Condition implicite — Droits ARE non épuisés
L'ARCE suppose qu'il reste des droits ARE à percevoir au moment de la demande. Plus vous créez tard dans votre période d'indemnisation, plus le reliquat — et donc l'ARCE — sera faible.
ARCE vs maintien de l'ARE : comparaison complète
Lors de la création ou de la reprise d'une entreprise, le demandeur d'emploi indemnisé doit choisir entre deux options exclusives. Ce choix est définitif et engage financièrement sur toute la durée du projet.
| Critère | ARCE — capital | Maintien ARE mensuel |
|---|---|---|
| Montant total perçu | 60 % × reliquat × 97 % soit ~58,2 % du reliquat | Jusqu'à 100 % du reliquat consommé progressivement |
| Mode de versement | Capital en 2 fois (50 % + 50 %) | Mensuel, réduit selon les revenus |
| Impact si revenus nuls | Indifférent (capital déjà versé) | ARE complète maintenue |
| Impact si bons revenus | Indifférent (capital déjà versé) | ARE réduite ou supprimée |
| Durée d'indemnisation | Cesse définitivement | Prolongée jusqu'à épuisement |
| Condition ACRE | Obligatoire | Non obligatoire |
| Idéal pour | Besoins en capital initial, revenus attendus rapidement | Démarrage progressif, activité de service légère |
| Réversibilité | Irréversible une fois choisi | Modifiable à la marge (déclaration CA) |
Quand l'ARCE est-elle plus avantageuse ?
L'ARCE est structurellement plus avantageuse dans trois situations : (1) le projet nécessite un apport en capital significatif (commerce de détail, artisanat, reprise d'un fonds) ; (2) le créateur prévoit des revenus d'activité élevés dès les premiers mois, qui réduiraient de toute façon l'ARE mensuelle ; (3) le créateur a déjà une épargne de précaution suffisante pour couvrir les mois à revenu nul.
Quand le maintien de l'ARE est-il préférable ?
Le maintien mensuel est plus sécurisant lorsque le projet génère des revenus lentement (consulting B2B avec cycles de vente longs, formation, services aux entreprises), ou que le créateur n'est pas certain de la viabilité du projet. Dans ce cas, conserver la totalité des droits et les consommer progressivement réduit le risque financier en cas d'échec.
Méthode de calcul pas à pas
La formule ARCE comporte quatre étapes successives. Chacune est déductible des données communiquées par France Travail dans la notification d'ouverture de droits.
Étape 1 — Calculer le reliquat ARE
Le reliquat ARE est le montant total d'allocations encore dues à la date de création de l'entreprise. Il s'obtient en multipliant l'ARE journalière brute par le nombre de jours d'indemnisation restants :
Ces deux données figurent dans l'espace personnel France Travail, rubrique « Mes droits ». Attention : c'est bien le nombre de jours restants à la date de création effective qui compte, pas à la date de la demande d'ARCE.
Étape 2 — Calculer l'ARCE brute
Étape 3 — Appliquer la déduction de 3 % retraites complémentaires
La retenue de 3 % est prélevée par France Travail avant tout versement. Elle est définitive et ne peut être récupérée ni déduite fiscalement.
Étape 4 — Déterminer les deux versements
2e versement = ARCE versée ÷ 2 (6 mois calendaires après le 1er versement)
Les deux versements sont rigoureusement égaux. En cas de décimales, France Travail arrondit généralement le premier versement au centime supérieur.
Exemples chiffrés détaillés (3 profils 2026)
Les trois exemples suivants utilisent exclusivement les données vérifiées du data pack Sprint E, établies à partir des sources France Travail et Unédic en vigueur le 21 mai 2026. Mehdi Kabbaj a contrôlé chaque calcul.
Exemple 1 — Employé qualifié, ARE 45,05 €/jour, 480 jours restants
Ce profil correspond à un salarié licencié économique ayant cumulé 2 ans d'ancienneté. ARE journalière brute : 45,05 €. Reliquat d'indemnisation : 480 jours au moment de la création.
- Reliquat ARE = 45,05 € × 480 = 21 624,00 €
- ARCE brute = 60 % × 21 624,00 = 12 974,40 €
- Déduction 3 % = 12 974,40 × 0,03 = 389,23 €
- ARCE versée = 12 974,40 − 389,23 = 12 585,17 €
- 1er versement (à la création) = 6 292,59 €
- 2e versement (6 mois après) = 6 292,58 €
Ce capital de 12 585 € peut financer le stock initial d'un commerce de détail ou couvrir 4 mois de loyer professionnel dans une ville moyenne. Comparaison avec le maintien : si ce créateur génère des revenus mensuels de 1 200 € dès le 3e mois, France Travail réduirait l'ARE mensuelle à (45,05 × 30) − (1 200 × 0,70 ÷ 30) = 1 351,50 − 28 = environ 1 323 € par mois, soit 16 mois × 1 323 € = 21 168 € au total. Dans ce scénario, le maintien génère plus de revenus bruts — mais l'ARCE offre la disponibilité immédiate du capital.
Exemple 2 — Cadre intermédiaire, ARE 62,00 €/jour, 365 jours restants
Cadre commercial en rupture conventionnelle, en phase de création d'une agence de conseil. ARE journalière brute : 62,00 €. Reliquat : 365 jours (12 mois pleins restants).
- Reliquat ARE = 62,00 € × 365 = 22 630,00 €
- ARCE brute = 60 % × 22 630,00 = 13 578,00 €
- Déduction 3 % = 13 578,00 × 0,03 = 407,34 €
- ARCE versée = 13 578,00 − 407,34 = 13 170,66 €
- 1er versement = 6 585,33 €
- 2e versement = 6 585,33 €
Pour ce profil, le capital de 13 170 € finance aisément les premiers frais de structure (domiciliation, abonnement CRM, déplacements commerciaux). Étant donné que l'activité de conseil génère souvent des revenus significatifs dès le 2e ou 3e client, le maintien de l'ARE aurait de toute façon été rapidement amputé. L'ARCE s'avère ici bien adaptée.
Exemple 3 — Technicien spécialisé, ARE 38,50 €/jour, 240 jours restants
Technicien de maintenance souhaitant reprendre un atelier artisanal. ARE journalière brute : 38,50 €. Reliquat : 240 jours (8 mois restants).
- Reliquat ARE = 38,50 € × 240 = 9 240,00 €
- ARCE brute = 60 % × 9 240,00 = 5 544,00 €
- Déduction 3 % = 5 544,00 × 0,03 = 166,32 €
- ARCE versée = 5 544,00 − 166,32 = 5 377,68 €
- 1er versement = 2 688,84 €
- 2e versement = 2 688,84 €
Avec seulement 5 378 € de capital ARCE, ce profil devra compléter le financement par un prêt d'honneur (BpiFrance Initiative) ou une aide régionale. Le maintien de l'ARE représenterait ici 9 240 € sur 8 mois (38,50 × 240), soit 71,8 % de plus en valeur brute — mais sans capital immédiat disponible pour la reprise. La comparaison plaide pour un financement mixte : ARCE + prêt complémentaire.
Cas particuliers : échec du projet, reprise d'emploi salarié
Échec du projet avant le deuxième versement
Si l'activité cesse avant l'échéance du 2e versement (6 mois), seul le 1er versement a été effectué. Le solde n'est pas versé et est perdu. Le 1er versement, lui, est définitivement acquis — France Travail ne demande pas son remboursement, même en cas de liquidation rapide.
En revanche, si le bénéficiaire dispose de droits rechargés (nouveaux droits constitués par des périodes d'emploi postérieures à l'ouverture initiale), il peut ouvrir une nouvelle période d'indemnisation ARE classique après la cessation d'activité. Ces nouveaux droits peuvent eux-mêmes générer une nouvelle ARCE si une seconde création intervient.
Reprise d'un emploi salarié à temps plein pendant les 6 mois
Si le bénéficiaire de l'ARCE reprend un emploi en CDI à temps plein dans les 6 mois suivant le premier versement, France Travail considère que la condition d'exercice effectif de l'activité n'est plus remplie. Le deuxième versement est suspendu. Si l'activité entrepreneuriale n'est pas maintenue simultanément, le solde est annulé.
Un emploi à temps partiel ou en CDD est toléré dans certaines limites, à condition que l'activité indépendante soit maintenue. Il est conseillé de se rapprocher de son conseiller France Travail pour confirmer les modalités avant toute décision.
Reprise d'emploi après l'ARCE : retour aux droits ARE ?
L'ARCE met définitivement fin aux droits ARE correspondant au reliquat capitalisé. Après la perception de l'ARCE (les deux versements), il ne reste plus de droits ARE associés à cet épisode de chômage. En revanche, si le créateur ferme son entreprise et retrouve un emploi salarié pendant au moins 6 mois (130 jours / 910 heures), il peut constituer de nouveaux droits ARE rechargés, indépendants de l'ARCE perçue.
ARCE et cumul avec d'autres aides à la création
L'ARCE est cumulable avec les aides suivantes, souvent complémentaires :
- NACRE (Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d'Entreprise) — prêt à taux zéro de 1 000 à 8 000 € accordé par l'État via BpiFrance, avec accompagnement pendant 3 ans.
- Prêt d'honneur (Réseau Entreprendre, Initiative France) — jusqu'à 25 000 € à taux zéro, sans garantie personnelle.
- Aides régionales à la création (variables selon les conseils régionaux, souvent sous forme de subvention ou d'avance remboursable).
- ARCE et exonérations micro-entrepreneur : le statut micro-entrepreneur est éligible à l'ARCE dès lors que l'ACRE est accordée par l'URSSAF.
L'ARCE n'est en revanche pas cumulable avec le maintien mensuel de l'ARE pour les mêmes droits.
ARCE et auto-entrepreneur (micro-entrepreneur)
Le micro-entrepreneur est pleinement éligible à l'ARCE. La démarche est identique : demander l'ACRE auprès de l'URSSAF lors de la déclaration d'activité, puis déposer la demande d'ARCE auprès de France Travail avec le numéro SIRET et l'attestation ACRE. La particularité du micro-entrepreneur est que ses revenus d'activité sont déclarés mensuellement ou trimestriellement à l'URSSAF — mais cette obligation n'affecte pas le versement de l'ARCE, qui reste conditionné uniquement à l'exercice effectif de l'activité.
Fiscalité de l'ARCE en détail : IR, déclaration et impact trésorerie
L'ARCE est imposable à l'impôt sur le revenu dans la catégorie traitements et salaires. Ce point est souvent négligé lors du plan de financement initial, avec des conséquences parfois significatives sur la trésorerie de l'année suivante.
Déclaration automatique sur l'avis d'imposition
France Travail transmet chaque année à la Direction générale des finances publiques (DGFiP) le montant total versé aux allocataires, dont l'ARCE. Ce montant est pré-rempli sur la déclaration de revenus de l'année N+1. Si vous percevez l'ARCE en 2026, le montant brut figurera automatiquement sur votre déclaration déposée au printemps 2027. Vérifiez la case 1AP (ou 1BP selon votre situation familiale) lors de la vérification de votre déclaration préremplie.
Exemple chiffré : impact fiscal d'une ARCE de 12 585 €
Reprenons le profil de l'exemple 1 : ARCE versée 12 585,17 €. Si ce créateur dispose par ailleurs d'autres revenus imposables de 18 000 € sur l'année N (salaires partiels, revenus de l'activité débutante), son revenu imposable total atteint environ 30 585 €. Avec une tranche marginale à 30 %, le supplément d'impôt dû en N+1 sur l'ARCE seule représente environ 12 585 × 30 % = 3 775 € (après application de l'abattement de 10 %). Ce montant doit être provisionné dans la trésorerie de l'entreprise dès la perception de l'ARCE.
La retenue de 3 % n'est pas de l'IR
La retenue de 3 % prélevée à la source par France Travail au titre de la participation aux retraites complémentaires est distincte de l'impôt sur le revenu. Elle n'est pas récupérable et ne vient pas en déduction de l'IR dû ultérieurement. Les deux prélèvements sont cumulatifs : retenue 3 % à la source + IR lors de la déclaration N+1.
Optimisation fiscale : ARCE et revenus de l'activité
Si vous anticipez des revenus d'activité faibles la première année (démarrage progressif, charges élevées), l'impact fiscal de l'ARCE peut être atténué. En BIC ou BNC réel, les charges professionnelles déductibles réduisent le revenu imposable global. Un entrepreneur qui déduit 8 000 € de charges (matériel, loyer, assurance, formation) de ses revenus d'activité réduit d'autant la base imposable sur laquelle s'applique le taux marginal, limitant l'effet de l'ARCE sur l'impôt total. La micro-entreprise, en revanche, n'autorise pas de déduction réelle des charges — l'abattement forfaitaire (34 % à 71 % selon l'activité) s'applique uniquement au chiffre d'affaires, pas à l'ARCE.
ARCE et ACRE : deux dispositifs complémentaires à bien articuler
L'ACRE et l'ARCE sont fréquemment confondues, alors qu'elles relèvent d'administrations différentes et opèrent sur des assiettes distinctes. Comprendre leur articulation permet d'optimiser le financement du projet.
L'ACRE : réduction de charges sociales pendant 12 mois
L'ACRE (Aide à la Création et à la Reprise d'une Entreprise, gérée par l'URSSAF) réduit le taux de cotisations sociales la première année d'activité. Pour une micro-entreprise en 2026, le taux de cotisations est divisé par deux pendant les 12 premiers mois suivant l'immatriculation. Pour une société ou une entreprise individuelle au réel, l'exonération est totale jusqu'à 75 % du PASS (36 045 €), puis dégressive jusqu'à 100 % du PASS (48 060 €), et nulle au-delà. La demande se fait auprès de l'URSSAF lors de la déclaration de début d'activité, dans un délai de 45 jours.
Calendrier recommandé : ACRE d'abord, ARCE ensuite
La séquence à respecter est la suivante : immatriculer l'entreprise → déposer la demande d'ACRE auprès de l'URSSAF → attendre l'attestation d'attribution (délai habituel : 2 à 3 semaines) → déposer la demande d'ARCE auprès de France Travail avec l'attestation ACRE comme pièce justificative. Ne pas déposer la demande d'ARCE avant de disposer de l'attestation ACRE, sous peine de refus ou de délai supplémentaire.
Double avantage combiné : exemple chiffré
Un micro-entrepreneur avec un CA prévisionnel de 24 000 € en année 1 (activité de services, taux habituel 22 %) bénéficie avec l'ACRE d'un taux réduit à 11 % pendant 12 mois, soit une économie de cotisations de 24 000 × (22 % − 11 %) = 2 640 €. Cumulée avec une ARCE de 10 000 € (capital), le soutien financier total de la première année dépasse 12 000 €, sans emprunt bancaire.
Calendrier des deux versements ARCE : exemple mois par mois
Beaucoup de créateurs sont surpris par les délais réels entre le début d'activité et la réception des fonds. Voici un calendrier type basé sur les délais de traitement observés en 2026.
Mois 1 — Création et dépôt de dossier
Semaine 1 : immatriculation au RCS, RNE ou URSSAF (pour la micro-entreprise). Semaine 2 : réception du numéro SIRET et dépôt de la demande d'ACRE auprès de l'URSSAF. Semaine 3 : réception de l'attestation ACRE (délai moyen : 15 à 20 jours). Semaine 4 : dépôt du dossier ARCE auprès de France Travail avec les pièces requises (attestation ACRE, justificatif de début d'activité, RIB). À ce stade, France Travail dispose de 2 à 4 semaines pour instruire le dossier.
Mois 2 — Premier versement
Si le dossier est complet, France Travail notifie l'acceptation et procède au premier versement (50 % de l'ARCE versée) en début de mois 2. Ce premier versement est décisif : c'est lui qui déclenche le compteur des 6 mois pour le second. Notez la date exacte du virement sur votre relevé bancaire.
Mois 7 — Second versement
6 mois calendaires après la date du premier versement, France Travail envoie une demande de justificatifs. Préparez en avance : extrait Kbis de moins de 3 mois (ou attestation URSSAF de moins de 3 mois pour la micro-entreprise), et attestation sur l'honneur certifiant que vous n'êtes pas en CDI à temps plein. La transmission rapide des pièces conduit à un virement du second versement (50 % de l'ARCE versée) en semaine 2 ou 3 du mois 7. Tout retard dans la fourniture des pièces repousse le versement sans prolonger le délai légal.
Que faire si France Travail ne contacte pas au 6e mois ?
France Travail n'est pas tenu de relancer systématiquement. Si vous n'avez pas reçu de courrier ou de message dans votre espace personnel à 5 mois et demi après le premier versement, contactez proactivement votre agence France Travail par messagerie sécurisée. Joignez d'emblée vos justificatifs d'activité pour accélérer le traitement.
Profils-types de créateurs : qui choisit l'ARCE et pourquoi ?
L'analyse des situations les plus fréquentes permet d'identifier les profils pour lesquels l'ARCE apporte le plus de valeur.
Profil A — Le repreneur de commerce de détail
Ce créateur reprend un fonds de commerce ou un stock existant. Son besoin en capital immédiat est élevé (achat du stock, droit au bail, équipements). Son activité génère des encaissements dès l'ouverture. L'ARCE est ici très bien adaptée : le capital sert directement à financer l'acquisition, et les premiers revenus permettent de couvrir les charges courantes sans dépendre de l'allocation mensuelle. Droits ARE typiques : 18 à 24 mois, ARE journalière 45 à 65 €. ARCE potentielle : 12 000 à 22 000 €.
Profil B — Le consultant ou freelance en services aux entreprises
Ce créateur démarre une activité intellectuelle (conseil, formation, développement web, marketing). Ses charges fixes sont faibles, son besoin en capital initial limité (ordinateur, logiciels, abonnement CRM). Ses revenus arrivent avec un délai de 2 à 4 mois (prospection, premier contrat, délai de paiement). L'ARCE lui apporte une sécurité de trésorerie pendant les premiers mois sans revenus. Si ses premiers clients génèrent rapidement des honoraires significatifs, l'ARCE était préférable au maintien de l'ARE, qui aurait de toute façon été réduite. Droits ARE typiques : 18 à 27 mois, ARE journalière 55 à 90 €. ARCE potentielle : 15 000 à 35 000 €.
Profil C — Le micro-entrepreneur en activité annexe
Ce créateur lance une micro-entreprise en parallèle d'une recherche active d'emploi. Son activité génère des revenus faibles et irréguliers les premiers mois. Le maintien de l'ARE est souvent plus adapté ici, car le cumul ARE + revenus micro-entreprise permet de conserver l'essentiel des droits. L'ARCE ne sera pertinente que si l'activité micro prend une ampleur suffisante pour supplanter l'allocation. Droits ARE typiques : 6 à 18 mois. Recommandation : simuler les deux options avant de choisir.
Profil D — Le créateur avec un projet nécessitant un investissement lourd
Artisan, restaurateur, coiffeur indépendant : l'activité exige un investissement initial significatif (matériel professionnel, aménagement de local). L'ARCE sert de premier apport à une demande de prêt bancaire ou à un prêt d'honneur. Les banques et les réseaux d'accompagnement (Initiative France, Réseau Entreprendre) apprécient la présence de l'ARCE au dossier comme preuve d'engagement personnel. Cumulée avec un prêt d'honneur et un prêt bancaire, l'ARCE complète un plan de financement à 3 ou 4 étages.
Erreurs fréquentes à éviter
1. Confondre le reliquat ARE et le montant mensuel
Le reliquat ARE n'est pas l'allocation mensuelle : c'est le total des jours restants multiplié par l'ARE journalière. Un créateur qui dispose de 300 jours restants à 50 €/jour a un reliquat de 15 000 €, pas de 1 500 €. Cette erreur conduit à sous-estimer massivement l'ARCE potentielle.
2. Oublier la déduction de 3 %
Beaucoup de simulateurs en ligne calculent uniquement 60 % du reliquat sans appliquer la retenue de 3 %. Le montant réellement versé est 60 % × 97 % = 58,2 % du reliquat. Sur 20 000 € de reliquat, la différence est de 360 € (600 € de ARCE brute × 3 %).
3. Demander l'ARCE sans ACRE
L'ACRE est une condition préalable non négociable. Sans attestation d'attribution de l'ACRE par l'URSSAF, France Travail refuse le dossier ARCE. La demande d'ACRE doit être déposée lors de la déclaration d'activité (ou dans les 45 jours suivant le début d'activité pour certains statuts). Un dossier incomplet retarde le premier versement de plusieurs semaines.
4. Calculer sur les droits initiaux plutôt que les droits restants
L'ARCE se calcule sur le reliquat à la date de création, pas sur les droits initialement accordés à l'ouverture. Un demandeur qui a déjà consommé 6 mois d'ARE avant de créer son entreprise ne peut pas inclure ces mois dans le calcul. Plus vous attendez pour créer, moins l'ARCE est élevée.
5. Croire que l'ARCE est exonérée d'impôt
L'ARCE est soumise à l'impôt sur le revenu au titre de l'année de perception. La retenue de 3 % retraites complémentaires est prélevée à la source, mais l'IR est dû l'année suivante lors de la déclaration. Un créateur percevant 12 000 € d'ARCE en année N devra intégrer ce montant dans son revenu imposable N et anticiper l'impôt supplémentaire correspondant dans sa trésorerie.
6. Négliger le second versement
Certains bénéficiaires oublient de transmettre les justificatifs pour le 2e versement à 6 mois. France Travail ne relance pas systématiquement : si les pièces ne sont pas fournies dans le délai imparti, le solde est annulé. Programmez un rappel 5 mois après le 1er versement.
Récapitulatif des formules ARCE 2026
ARCE brute = reliquat ARE × 60 %
ARCE versée = ARCE brute × 97 % (déduction 3 % retraites complémentaires)
ARCE versée = reliquat ARE × 60 % × 97 % = reliquat ARE × 58,2 %
1er versement = ARCE versée ÷ 2 (à la date de création)
2e versement = ARCE versée ÷ 2 (6 mois calendaires après)
Source des taux : règlement d'assurance chômage 2026, Unédic ; service-public.fr fiche F15252 ; France Travail. Vérification : Mehdi Kabbaj, 21 mai 2026.
❓ Questions fréquentes sur l'ARCE 2026
Comment est calculée l'ARCE ?
L'ARCE = 60 % du reliquat de droits ARE, diminué d'une retenue de 3 % au titre de la participation au financement des retraites complémentaires. Formule complète : ARCE versée = (ARE journalière × jours restants) × 60 % × 97 %. Le versement s'effectue en deux fois égales : moitié à la création, moitié 6 mois après.
ARCE ou maintien de l'ARE : que choisir ?
L'ARCE procure un capital immédiat (60 % des droits, déduction 3 %) mais met définitivement fin à l'ARE. Le maintien de l'ARE permet de cumuler revenus d'activité et allocation mensuelle réduite, en conservant 100 % des droits consommés plus lentement. L'ARCE convient aux projets à revenus rapides nécessitant un apport en capital (stock, équipement). Le maintien est préférable si l'activité met plusieurs mois à démarrer.
L'ARCE est-elle imposable ?
Oui. L'ARCE est soumise à l'impôt sur le revenu dans la catégorie traitements et salaires. Elle est déclarée automatiquement sur la déclaration préremplie transmise par France Travail. La retenue de 3 % retraites complémentaires est prélevée à la source avant versement. Intégrez l'imposition future dans votre plan de trésorerie, notamment pour l'année N+1.
Quand est versée la deuxième partie de l'ARCE ?
Le deuxième versement (50 % de l'ARCE) intervient 6 mois calendaires après la date du premier versement. France Travail exige à ce stade un justificatif d'exercice de l'activité (extrait Kbis ou déclaration d'activité récente) et la preuve que vous n'occupez pas un emploi en CDI à temps plein.
Quelles sont les conditions pour obtenir l'ARCE ?
Quatre conditions cumulatives : (1) être bénéficiaire de l'ARE (ou en ouverture de droit) ; (2) créer ou reprendre une entreprise (inscription RCS, RNE, début d'activité libérale) ; (3) avoir obtenu l'ACRE auprès de l'URSSAF ; (4) ne pas avoir déjà perçu l'ARCE pour la même entreprise. La demande se dépose auprès de France Travail avec justificatif de création.
Peut-on cumuler ARCE et maintien de l'ARE ?
Non. L'ARCE et le maintien mensuel de l'ARE sont deux options exclusives l'une de l'autre. En choisissant l'ARCE, vous percevez un capital et renoncez définitivement au versement mensuel de l'ARE pour les droits concernés. En revanche, l'ARCE est cumulable avec d'autres aides à la création : NACRE, prêt d'honneur, aides régionales.
Que se passe-t-il si l'entreprise est liquidée avant 6 mois ?
Le deuxième versement (50 % de l'ARCE) n'est pas effectué si l'activité a cessé avant le 6e mois. Le premier versement (50 %) est définitivement acquis. Si vous disposez de droits rechargés ou non épuisés, il est possible de rouvrir une indemnisation ARE dans les conditions habituelles.
L'ACRE est-elle obligatoire pour obtenir l'ARCE ?
Oui. L'ACRE (exonération partielle de cotisations sociales, gérée par l'URSSAF) est une condition préalable à l'ARCE. Elle est demandée auprès de l'URSSAF via le formulaire de déclaration d'activité (DSI). Sans ACRE accordée, France Travail refuse l'ARCE.
Quel est le délai pour demander l'ARCE ?
La demande d'ARCE peut être déposée auprès de France Travail à tout moment pendant les 3 ans suivant l'ouverture des droits ARE, à condition que des droits soient encore disponibles. Il est conseillé de déposer la demande dès le début effectif de l'activité, car le premier versement n'est pas rétroactif.
Le taux ARCE de 45 % s'applique-t-il encore en 2026 ?
Non, dans quasiment tous les cas. Le taux de 45 % ne concerne que les droits ARE ouverts à la suite d'une fin de contrat de travail antérieure au 1er juillet 2023 — cas devenu résiduel en 2026, car l'ARE dure au maximum 27 mois. Le taux applicable en 2026 est 60 % pour toute ouverture de droits depuis le 1er juillet 2023.
Comment justifier le deuxième versement de l'ARCE ?
Pour obtenir le deuxième versement, vous devez fournir à France Travail : un justificatif d'exercice effectif de l'activité (extrait Kbis de moins de 3 mois, dernier avis d'imposition sur BIC/BNC, ou attestation d'activité), et une attestation sur l'honneur certifiant que vous n'occupez pas un emploi salarié en CDI à temps plein.
L'ARCE peut-elle être versée si j'ai déjà travaillé en tant qu'entrepreneur ?
L'ARCE est liée à une entreprise spécifique : vous ne pouvez pas percevoir l'ARCE deux fois pour la même création. Si vous créez une deuxième entreprise avec de nouveaux droits ARE, l'ARCE peut à nouveau être sollicitée. En revanche, une activité antérieure non déclarée lors de l'ouverture de droits ARE peut entraîner des complications avec France Travail.
L'ARCE est-elle imposable à l'impôt sur le revenu et comment la déclarer ?
L'ARCE est imposable à l'impôt sur le revenu dans la catégorie traitements et salaires. France Travail transmet le montant brut versé à la DGFiP, qui le pré-remplit sur la déclaration de revenus de l'année suivante (case 1AP ou 1BP). La retenue de 3 % retraites complémentaires est prélevée avant versement mais n'est pas déduite de l'IR dû. Provisionnez environ 20 à 30 % de l'ARCE selon votre tranche marginale pour faire face au solde d'impôt en N+1.
ARCE et ACRE : dans quel ordre faire les démarches ?
La séquence obligatoire est : (1) immatriculer l'entreprise et obtenir le numéro SIRET ; (2) déposer la demande d'ACRE auprès de l'URSSAF lors de la déclaration d'activité (dans les 45 jours) ; (3) attendre l'attestation d'attribution ACRE (délai habituel : 15 à 20 jours) ; (4) déposer la demande d'ARCE auprès de France Travail avec l'attestation ACRE, le justificatif de début d'activité et un RIB. Toute demande ARCE soumise avant l'obtention de l'ACRE sera refusée ou retardée.
Sources officielles
- France Travail — dispositif ARCE, taux 60 %, versement en 2 fois, conditions : francetravail.fr
- Unédic — règlement d'assurance chômage 2026, déduction 3 % retraites complémentaires : unedic.org
- service-public.fr — fiche F15252 (ARCE — aide à la reprise ou à la création d'entreprise) : service-public.fr/F15252
- service-public.fr Entreprendre — ACRE et conditions d'éligibilité : entreprendre.service-public.fr
- URSSAF — ACRE (exonération de charges sociales), demande et conditions 2026 : urssaf.fr
- BpiFrance — NACRE (prêt à taux zéro création/reprise), cumulable avec l'ARCE : bpifrance.fr
Données vérifiées le par Mehdi Kabbaj, spécialiste droit social — MaCalculatriceEnLigne.com.
Rédigé et vérifié par
Mehdi Kabbaj
Spécialiste droit social, assurance chômage et financement de la création d'entreprise — MaCalculatriceEnLigne.com
Mehdi Kabbaj accompagne les demandeurs d'emploi créateurs d'entreprise dans la compréhension des dispositifs ARE, ARCE et ACRE. Il vérifie personnellement chaque chiffre présenté sur ce site à partir des sources officielles France Travail, Unédic et URSSAF. Dernière vérification : .
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