Calcul au prorata temporis : salaire, prime, loyer, amortissement (2026)

⚡ En bref

Réponse directe : Le prorata temporis répartit un montant proportionnellement à une durée : montant proratisé = montant de référence × durée retenue ÷ durée de référence. Pour un salaire ou une prime, trois bases coexistent (jours calendaires, jours ouvrés avec les fériés 2026, mois de 30 jours) et donnent des résultats différents. Pour l'amortissement linéaire, le fisc impose la base de 360 jours (BOI-BIC-AMT-20-20-30).

  • 4 modes dans un seul calculateur : prime/salaire, temps partiel, loyer/abonnement, amortissement linéaire
  • Salaire ou prime : 3 méthodes comparées côte à côte (jours calendaires, jours ouvrés avec les 11 jours fériés 2026, mois de 30 jours)
  • Amortissement linéaire : plan complet année par année, base 360 jours conforme BOI-BIC-AMT-20-20-30
  • 3 cas pratiques chiffrés, recalculés à la main et vérifiés
  • Sources officielles datées : Code du travail (Légifrance), BOFiP, service-public.gouv.fr
✓ Mis à jour : 11 septembre 2026 — Sources : Légifrance (Code du travail), BOFiP BOI-BIC-AMT-20-20-30, service-public.gouv.fr

Calculateur de prorata temporis — 4 modes

Choisissez le cas à calculer. Résultat instantané, les 11 jours fériés 2026 sont intégrés à la méthode « jours ouvrés ».

Laissez entrée et/ou sortie vides si le salarié est présent sur toute la période de référence. Renseignez au moins l'une des deux dates.

Excel — jours calendaires : =Montant*(MIN(FinRef;Sortie)-MAX(DébutRef;Entrée)+1)/(FinRef-DébutRef+1)
Excel — jours ouvrés : =Montant*NB.JOURS.OUVRES(DébutPrésence;FinPrésence;Feries2026)/NB.JOURS.OUVRES(DébutRef;FinRef;Feries2026)
Excel — mois de 30 j : =Montant*JOURS360(DébutPrésence;FinPrésence;VRAI)/JOURS360(DébutRef;FinRef;VRAI)

Comment calculer un prorata temporis : méthode et bases légales

Le prorata temporis (« au prorata du temps ») répartit un montant proportionnellement à une durée réellement écoulée. La formule est toujours la même :

Montant proratisé = Montant de référence × Durée retenue ÷ Durée de référence

Ce qui change d'un cas à l'autre, c'est uniquement la base de calcul de la durée — jours calendaires, jours ouvrés, mois de 30 jours ou heures — car chacune donne un dénominateur différent.

1. Jours calendaires

Tous les jours de la période sont comptés, y compris week-ends et jours fériés, divisés par le nombre total de jours du mois ou de l'année (28, 29, 30, 31 ou 365/366). C'est la méthode la plus simple et la plus répandue pour un salaire mensuel : elle ne nécessite aucun calendrier des jours ouvrés.

2. Jours ouvrés (avec les jours fériés 2026)

Seuls les jours effectivement travaillés dans l'entreprise (en général du lundi au vendredi, hors jours fériés chômés) sont comptés. Cette méthode est souvent retenue par convention collective car elle reflète mieux l'activité réelle. Le calculateur ci-dessus déduit automatiquement les 11 jours fériés nationaux de 2026 publiés par Service-public.fr :

Jour fériéDate 2026
Jour de l'anjeudi 1er janvier
Lundi de Pâqueslundi 6 avril
Fête du Travailvendredi 1er mai
Victoire 1945vendredi 8 mai
Ascensionjeudi 14 mai
Lundi de Pentecôtelundi 25 mai
Fête nationalemardi 14 juillet
Assomptionsamedi 15 août
Toussaintdimanche 1er novembre
Armistice 1918mercredi 11 novembre
Noëlvendredi 25 décembre

Source : Service-public.fr, « Ponts, week-ends prolongés — Les jours fériés en 2026 » (service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18558). En Alsace-Moselle, le Vendredi saint (3 avril) et la Saint-Étienne (26 décembre) s'ajoutent à cette liste. Le calculateur n'intègre que les 11 jours fériés nationaux de France métropolitaine.

3. Mois de 30 jours (base 360)

Chaque mois est compté forfaitairement pour 30 jours, quelle que soit sa durée réelle (28 à 31 jours), et l'année pour 360 jours. Cette convention, héritée de la pratique comptable et bancaire (« méthode 30/360 »), est la base imposée par l'administration fiscale pour le calcul du prorata temporis de la première et de la dernière annuité d'amortissement linéaire (BOFiP BOI-BIC-AMT-20-20-30, § 220), et elle est parfois reprise en paie par certaines conventions collectives.

4. Temps partiel : proportion des heures contractuelles

Pour un salarié à temps partiel, ce n'est pas une durée calendaire qui est retenue mais le rapport entre les heures contractuelles et la durée légale ou conventionnelle (35 heures par défaut). L'article L3123-5 du Code du travail pose le principe : « la rémunération du salarié à temps partiel est proportionnelle à celle du salarié qui, à qualification égale, occupe à temps complet un emploi équivalent ». Exemple : un salaire temps plein de 2 600 € pour un contrat de 28 h/semaine (35 h légales) donne 2 600 × 28/35 = 2 080 €.

5. Amortissement dégressif : une base différente (à ne pas confondre)

Contrairement à l'amortissement linéaire, le prorata temporis de l'amortissement dégressif se calcule en mois entiers et non en jours : le mois de mise en service compte pour un mois complet, quelle que soit la date exacte d'acquisition dans le mois. Ce calculateur traite uniquement le mode linéaire, le plus courant pour les biens meubles standards.

Cas pratiques chiffrés

Ces trois exemples sont recalculés à la main avec les mêmes formules que le calculateur ci-dessus ; vous pouvez les reproduire en saisissant les mêmes valeurs.

Cas 1 — Prime annuelle, entrée en cours d'année (mode 1)

Données : prime annuelle de référence 1 200 €, période de référence l'année civile 2026 (01/01 au 31/12), entrée du salarié le 16 mars 2026 (toujours présent au 31/12).

  • Jours calendaires : présence du 16/03 au 31/12 = 291 jours, référence = 365 jours → 1 200 × 291/365 = 956,71 €
  • Jours ouvrés (fériés 2026 déduits) : présence = 201 jours ouvrés, référence = 252 jours ouvrés → 1 200 × 201/252 = 957,14 €
  • Mois de 30 jours (base 360) : présence = 285 jours/360, référence = 360 jours → 1 200 × 285/360 = 950,00 €
  • Écart entre la méthode la plus haute et la plus basse : 7,14 € (moins de 1 % du montant) — l'écart provient uniquement des jours fériés et week-ends comptés différemment.

Cas 2 — Loyer, sortie en cours de mois (mode 3)

Données : loyer mensuel 780 €, départ du locataire le 10 août 2026 (le mois d'août compte 31 jours réels).

  • Jours réels du mois : occupation du 1er au 10 août = 10 jours sur 31 → 780 × 10/31 = 251,61 €
  • Base 30 jours : 10 jours sur 30 → 780 × 10/30 = 260,00 €
  • Écart : 8,39 € en faveur du bailleur avec la base 30 jours, car le dénominateur (30) est plus petit que le nombre réel de jours du mois (31). Le contrat de bail détermine la méthode applicable ; à défaut de clause, les jours réels du mois s'appliquent généralement.

Cas 3 — Amortissement linéaire, achat en cours d'exercice (mode 4)

Données : matériel professionnel 8 400 € HT, durée d'utilisation 3 ans (taux linéaire 33,33 %), mis en service le 10 septembre N, exercice clôturé au 31 décembre.

  • Annuité pleine : 8 400 × 33,33 % = 2 800,00 €/an
  • Année N (10/09 au 31/12, base 360 jours) : 111 jours/360 → 2 800 × 111/360 = 863,33 €
  • Années N+1 et N+2 (annuités pleines) : 2 800,00 € chacune
  • Année N+3 (annuité de complément, 249 jours/360 restants) : 2 800 × 249/360 = 1 936,67 €
  • Total : 863,33 + 2 800 + 2 800 + 1 936,67 = 8 400,00 € — le plan comporte 4 lignes au lieu de 3 car le prorata de la première année génère un solde reporté sur une annuité de complément (même logique que l'exemple officiel du § 220 du BOFiP BOI-BIC-AMT-20-20-30).

Variantes et cas particuliers

Salarié à cheval sur deux exercices sociaux

Lorsque la période de référence d'une prime ne coïncide pas avec l'exercice comptable de l'entreprise (par exemple un exercice décalé du 1er avril au 31 mars), utilisez les dates réelles de la période de référence contractuelle du salarié, pas l'année civile — le mode 1 du calculateur accepte n'importe quelle période de début et de fin.

13e mois

Le 13e mois n'est pas un droit légal général : il résulte d'un usage d'entreprise, d'un accord collectif ou du contrat de travail. Quand il est prévu, son prorata en cas d'entrée ou de sortie en cours d'année suit en général la même méthode que celle retenue pour le salaire de base (jours calendaires le plus souvent) — reportez-vous au mode 1 avec la période de référence propre au 13e mois si elle diffère de l'année civile.

Prorata « couple » (avantages fiscaux communs)

Le terme « prorata couple » utilisé pour certains simulateurs ne désigne pas une règle spécifique de ce calculateur : il s'agit en général d'une répartition d'un plafond ou d'un avantage fiscal entre deux membres d'un foyer, régie par les textes propres au dispositif concerné (à vérifier au cas par cas, hors périmètre de cette page).

Amortissement : composants et immobilisations complexes

Pour une immobilisation décomposée en plusieurs composants (structure et composants à durées de vie différentes), chaque composant suit son propre plan d'amortissement avec son propre prorata temporis de départ, calculé à la même date de mise en service que l'ensemble.

Taxe foncière

Comme indiqué en section précédente, le prorata de taxe foncière lors d'une vente immobilière relève d'un accord entre les parties (clause de l'acte notarié), pas d'une méthode légale de calcul unique — ce calculateur ne couvre pas ce cas spécifique.

Erreurs fréquentes

  • Mélanger jours ouvrés et jours calendaires dans le numérateur et le dénominateur : la durée retenue et la durée de référence doivent toujours utiliser la même base.
  • Oublier de déduire les jours fériés chômés dans un calcul « jours ouvrés » — en 2026, cela peut fausser le résultat de plusieurs jours selon la période concernée (mai 2026 compte à lui seul 3 jours fériés).
  • Confondre la base 360 jours fiscale (amortissement) avec un calcul de salaire : cette convention comptable ne s'applique pas automatiquement à la paie, sauf si la convention collective le prévoit explicitement.
  • Appliquer le prorata dégressif comme le linéaire : le dégressif se calcule en mois entiers, pas en jours — le mois de mise en service compte toujours pour un mois complet.
  • Oublier qu'un mois de 31 jours pénalise le locataire en base 30 jours (voir cas pratique 2) : à l'inverse, un mois de 28 jours (février) l'avantage.
  • Ne pas vérifier la convention collective ou le contrat avant d'appliquer une méthode par défaut : pour un salaire ou une prime, le choix entre les trois bases n'est pas toujours libre.
  • Arrondir trop tôt dans le calcul : arrondissez uniquement le résultat final à 2 décimales, pas les valeurs intermédiaires (nombre de jours, taux), sous peine d'accumuler des écarts sur un plan d'amortissement complet.

FAQ — Questions fréquentes sur le prorata temporis

Comment faire un calcul prorata ?

La formule générale est : Montant proratisé = Montant de référence × Durée retenue ÷ Durée de référence. La difficulté n'est pas la formule elle-même mais le choix de la « durée » à utiliser : jours calendaires, jours ouvrés, mois de 30 jours ou heures contractuelles selon le cas (salaire, loyer, amortissement, temps partiel). Le calculateur ci-dessus applique automatiquement la bonne base pour chacun des 4 cas.

Quel est l'outil pour calculer le prorata temporis ?

Le calculateur de cette page couvre 4 cas dans un seul outil : prime ou salaire au prorata du temps de présence (avec 3 méthodes comparées), temps partiel, loyer ou abonnement, et amortissement linéaire avec plan complet année par année. Il fonctionne directement dans le navigateur, sans inscription.

Comment calculer l'amortissement au prorata temporis ?

Pour un amortissement linéaire, la première annuité est réduite au prorata du nombre de jours entre la date de mise en service et la clôture de l'exercice, sur une base de 360 jours (12 mois de 30 jours) : Annuité 1 = (Valeur HT ÷ Durée) × Jours écoulés ÷ 360. Les annuités intermédiaires sont pleines, et une annuité de complément clôture le plan sur le solde restant. Base légale : PCG art. 214-13 et BOFiP BOI-BIC-AMT-20-20-30 § 220. Pour l'amortissement dégressif, le calcul se fait en mois entiers et non en jours (§ 210 du même BOFiP).

Comment calculer la prime proratisée temporis ?

Multipliez le montant annuel (ou de la période) de la prime par le nombre de jours de présence effective, puis divisez par le nombre de jours total de la période de référence. Exemple : une prime de 1 200 € pour une entrée le 16 mars dans une référence année civile donne, en jours calendaires, 1 200 × 291/365 = 956,71 € (voir cas pratique 1 ci-dessus pour les 3 méthodes comparées).

Comment calculer un prorata temporis en jours ouvrés en 2026 ?

Comptez les jours du lundi au vendredi de la période concernée, puis déduisez les jours fériés qui tombent un jour ouvré. En 2026, sur les 11 jours fériés nationaux, 8 tombent un jour de semaine (le 1er janvier, le 6 avril, le 1er mai, le 8 mai, le 14 mai, le 25 mai, le 14 juillet et le 11 novembre) ; les 3 autres (15 août, 1er novembre) tombent un week-end et n'ont donc pas d'impact sur le décompte des jours ouvrés. Le calculateur en mode 1 applique ce décompte automatiquement.

Quelle est la formule Excel du prorata temporis ?

En jours calendaires : =Montant*(DateFin-DateDébut+1)/(FinRéférence-DébutRéférence+1). En jours ouvrés : =Montant*NB.JOURS.OUVRES(Début;Fin;Fériés)/NB.JOURS.OUVRES(DébutRéf;FinRéf;Fériés). En base 30 jours (utile pour l'amortissement) : =Montant*JOURS360(Début;Fin;VRAI)/JOURS360(DébutRéf;FinRéf;VRAI). Chaque mode du calculateur affiche sa formule Excel équivalente sous le bouton « Calculer ».

Comment calculer le prorata temporis d'un loyer ?

Deux bases coexistent : les jours réels du mois (loyer × jours occupés ÷ nombre réel de jours du mois, entre 28 et 31) ou une base forfaitaire de 30 jours (loyer × jours occupés ÷ 30). Les deux donnent des résultats proches mais pas identiques dès que le mois compte 28, 29 ou 31 jours — voir le cas pratique 2 pour un exemple chiffré avec 8,39 € d'écart. Le bail détermine la méthode applicable ; à défaut de clause, les jours réels s'appliquent généralement.

Le salaire à temps partiel est-il calculé au prorata temporis ?

Oui, mais la base n'est pas une durée calendaire : c'est le rapport entre les heures contractuelles et la durée légale ou conventionnelle (35 h par défaut), conformément à l'article L3123-5 du Code du travail. Exemple : un temps plein à 2 600 € pour un contrat de 28 h/semaine donne 2 080 € (mode 2 du calculateur).

Quelle est la différence entre jours calendaires et jours ouvrés pour un prorata ?

Les jours calendaires comptent tous les jours de la période, week-ends et fériés inclus. Les jours ouvrés ne comptent que les jours effectivement travaillés (en général lundi-vendredi hors fériés chômés). Sur une même période, le résultat diffère légèrement selon la méthode car le numérateur et le dénominateur ne varient pas dans les mêmes proportions (voir cas pratique 1 : 956,71 € contre 957,14 € sur un montant de 1 200 €).

Le prorata temporis du 13e mois se calcule-t-il comme celui du salaire ?

En général oui : le 13e mois, quand il existe (il ne résulte que d'un usage, d'un accord collectif ou du contrat, jamais d'une obligation légale générale), suit le plus souvent la méthode des jours calendaires appliquée au salaire de base. Utilisez le mode 1 du calculateur avec la période de référence propre à votre 13e mois si elle diffère de l'année civile.

Quelle base retenir pour l'amortissement dégressif : jours ou mois ?

Pour l'amortissement dégressif, le prorata temporis se calcule en mois entiers, pas en jours : le mois de mise en service compte pour un mois complet quelle que soit la date exacte d'acquisition (BOFiP BOI-BIC-AMT-20-20-30, § 210). C'est uniquement pour le mode linéaire que la base est en jours sur 360 (§ 220). Ce calculateur traite le mode linéaire ; pour un dégressif, comptez simplement les mois entiers restants jusqu'à la clôture.