Excel Calcul Prêt Relais 2026 : Simulateur + Tableur Téléchargeable + Formules =PMT
⚠️ Information Juridique (Finance YMYL — Crédit Immobilier)
Ce simulateur fournit une estimation indicative fondée sur le Décret HCSF 2021-1307 (ratio endettement 35 %, assurance comprise), l'Article L313-47 du code de la consommation (plafonnement IRA), l'Article L314-6 conso (taux usure trimestriel Banque de France) et la LF 2025 (réintégration LMNP plus-value, BOFIP-RPPM-PVBMI). Les montants réels dépendent de votre dossier bancaire complet, du DPE du bien, de la quotité accordée par la banque (60-80 %) et du TAEG offre Scrivener. Consultez un courtier IOBSP n°ORIAS ou votre banquier conseil avant signature. Cet outil n'est pas un conseil en investissement au sens de l'Article L321-1 CMF.
⚡ En bref — Excel Calcul Prêt Relais 2026
Un prêt relais finance l'achat d'un nouveau bien avant la vente du bien actuel. La banque accorde typiquement 60 à 80 % de la valeur du bien à vendre, net du CRD. Structure quasi-systématique : in fine (intérêts mensuels seuls, capital remboursé à la vente). Le ratio HCSF 35 % (mensualité totale ÷ revenus nets) doit être respecté tout au long de la phase relais — y compris le crédit principal du nouveau bien. IRA plafonnée à MIN(3 % capital ; 6 mois d'intérêts) selon Article L313-47. Cas type 250 000 € (CRD 30 000 €), quotité 70 %, taux 4,5 %, durée 12 mois : bridge brut 145 000 €, intérêt mensuel 543,75 €, coût total 6 525 €.
🧮 Simulateur Prêt Relais 2026 — In fine vs Amortissable
Renseignez les 8 paramètres de votre dossier bancaire. Le simulateur calcule le bridge brut, le coût in fine vs amortissable, le ratio HCSF 35 %, l'IRA L313-47 et identifie les zones de risque.
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Tableur Excel : 4 onglets (Inputs / Calcul in fine / Calcul amortissable / HCSF + IRA + Récap A4) avec formules natives =PMT, =IPMT, =PPMT, =MIN, =IF et DefinedNames cross-sheet. Compatible Excel FR/EN, LibreOffice, Google Sheets. Aucune macro VBA.
Définition : prêt relais, bridge entre vente et achat
Le prêt relais (anglais bridge loan) est un crédit à court terme, typiquement 12 à 24 mois, qui finance l'achat d'un nouveau bien immobilier avant que le bien actuel ne soit vendu. La banque accorde une fraction de la valeur du bien à vendre — appelée la quotité bridge — pour permettre à l'acquéreur de signer le compromis sur le nouveau bien sans attendre l'encaissement de la vente.
Trois variantes coexistent en France selon la Banque de France (cartographie crédits relais T2 2025) :
- Prêt relais sec — l'intégralité du nouveau bien est financée par le bridge seul (pas de crédit principal complémentaire). Réservé aux situations où la vente couvre largement l'achat. Mensualité = uniquement les intérêts.
- Prêt relais adossé (le plus fréquent) — le bridge se cumule avec un crédit immobilier classique amortissable sur le nouveau bien. C'est le scénario du cas Famille Martin détaillé plus bas. Le ratio HCSF s'applique alors à la somme des deux mensualités.
- Prêt relais avec franchise totale — aucun versement pendant la durée relais (ni capital ni intérêts), tout est exigible en bloc à la vente. Mensualité 0 € mais coût total plus élevé car les intérêts capitalisent. Variante minoritaire ; nécessite un dossier solide et un notaire qui valide le séquestre.
La quotité bridge habituelle s'établit dans une fourchette 60 % à 80 % de la valeur du bien à vendre nette du capital restant dû (CRD). Selon l'audit Banque de France T4 2025, la médiane des dossiers acceptés en France métropolitaine est à 70 %. Cette quotité est volontairement inférieure à 100 % pour absorber le risque d'une moins-value à la vente, des frais d'agence imprévus, ou d'un délai de vente prolongé qui éroderait la valeur du bien (notamment en zone détendue).
Le calcul de référence est le suivant :
Pour un bien estimé 250 000 € avec un CRD restant de 30 000 € et une quotité de 70 %, le bridge brut octroyé sera : 250 000 × 0,70 − 30 000 = 145 000 €. C'est cette somme qui finance l'apport sur le nouveau bien (couverture des frais notaire et différence d'apport entre les deux biens).
La structure quasi-systématique en France est in fine : la banque ne perçoit que les intérêts mensuels pendant la durée du bridge, le capital étant remboursé en une seule fois à la vente effective du bien. Cela maintient une mensualité légère pendant la transition mais alourdit l'effort de cash final, raison pour laquelle l'IRA en cas de vente anticipée doit être anticipée dès la signature.
La quotité (60-80 %) absorbe le risque de moins-value et de délai de vente ; le CRD restant est déduit car la banque ne finance que la valeur nette du bien.
In fine vs amortissable : formules =PMT et coût comparé
La structure in fine (intérêts seulement) et la structure amortissable (capital + intérêt chaque mois) génèrent des coûts totaux différents et des profils de mensualité opposés. Comprendre les deux permet de négocier intelligemment avec le banquier qui propose souvent la structure qui l'arrange — pas forcément celle qui vous arrange.
Formule in fine
Total intérêts = Intérêt mensuel × Durée (mois)
Coût total in fine = Bridge brut + Total intérêts (au moment de la revente)
Application numérique au cas standard 145 000 € à 4,5 % sur 12 mois :
- Intérêt mensuel :
145 000 × 4,5 % / 12 = 543,75 € - Total intérêts :
543,75 × 12 = 6 525 € - Coût total à la revente :
145 000 + 6 525 = 151 525 €(capital + intérêts cumulés)
Formule amortissable (PMT)
La formule amortissable utilise la fonction =PMT (français =VPM) qui calcule la mensualité constante d'un emprunt à taux fixe :
ou en notation algébrique : M = C × i / (1 − (1+i)^−n)
où i = taux mensuel, n = nombre de mensualités, C = capital
Application numérique pour 145 000 € à 4,5 % sur 12 mois :
- Taux mensuel :
i = 4,5 % / 12 = 0,375 % - Mensualité PMT :
=PMT(0,00375; 12; −145000) = 12 380,55 € - Total versé :
12 380,55 × 12 = 148 566,60 € - Coût total intérêts :
148 566,60 − 145 000 = 3 566,60 €
Comparaison synthétique
| Critère | In fine (standard) | Amortissable |
|---|---|---|
| Mensualité 12 mois | 543,75 € (intérêts seuls) | 12 380,55 € |
| Total intérêts versés | 6 525 € | 3 566,60 € |
| Cash final à la revente | 145 000 € (capital remboursé d'un coup) | 0 € (capital déjà amorti) |
| Ratio HCSF impacté | Faible (mensualité légère) | Lourd (mensualité forte) |
| Cas d'usage type | Bridge ≤ 24 mois standard | Durée > 24 mois ou exigence banque atypique |
L'écart de coût total intérêts (6 525 € − 3 566,60 € = 2 958,40 € en faveur de l'amortissable) s'explique par le fait que dans la structure amortissable, le capital diminue chaque mois et donc les intérêts calculés sur le CRD résiduel décroissent. Dans l'in fine, on paie chaque mois l'intérêt sur le capital total inchangé. Néanmoins, la mensualité amortissable de 12 380 € détruit le ratio HCSF dès le 1er mois pour un foyer à 5 200 € de revenus (ratio à 238 %). En pratique, aucune banque française n'accepte un bridge amortissable court sauf cas spécifiques.
Le tableur Excel téléchargeable contient les deux calculs en parallèle (onglet 2 = in fine, onglet 3 = amortissable avec tableau d'amortissement 12 lignes via =IPMT et =PPMT), permettant de visualiser l'écart sur votre cas réel.
HCSF 35 % : ratio endettement et stress test +1 pt / +2 pts
Le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) est l'autorité macro-prudentielle française qui fixe depuis le décret n°2021-1307 du 7 octobre 2021 deux règles structurantes pour l'octroi de crédit immobilier — règles juridiquement contraignantes pour toutes les banques opérant en France métropolitaine.
Règle 1 — Taux d'effort plafonné à 35 %
Le taux d'effort (mensualités totales du foyer divisées par les revenus nets mensuels, assurance emprunteur incluse) ne peut excéder 35 %. Le calcul intègre tout crédit en cours : prêt immobilier, prêt voiture, prêt étudiant, autorisation découvert récurrente. Pour un foyer à 5 200 € de revenus nets, l'enveloppe maximale de mensualités est donc 5 200 × 35 % = 1 820 €/mois.
Règle 2 — Durée plafonnée à 25 ans
La durée maximale d'un crédit immobilier est 25 ans, avec une dérogation à 27 ans uniquement si le crédit comprend une période de différé (acquisition VEFA, travaux). Cette règle évite l'allongement artificiel de la durée pour faire passer le ratio sous 35 %.
Flexibilité 20 % — soupape réservée
Le décret prévoit une flexibilité de 20 % du flux de production trimestrielle : la banque peut déroger aux deux règles ci-dessus pour 1 dossier sur 5, avec priorité 80 % de cette flexibilité aux acquisitions de résidence principale. C'est par cette dérogation que passent les dossiers prêt relais où le ratio HCSF dépasse temporairement 35 % pendant la phase relais.
Stress test +1 pt / +2 pts en interne
Indépendamment du seuil légal de 35 %, 80 % des banques françaises appliquent un stress test interne : elles recalculent le ratio en simulant une remontée des taux de +1 point (résistance modérée) et +2 points (résistance forte). Si le ratio stress-testé excède 38-40 %, le dossier est refusé même s'il passe à 33 % au taux nominal. Ce filtre est invisible dans les simulateurs grand public mais déterminant en commission interne.
Application au prêt relais
Pendant la phase relais, le foyer cumule typiquement trois flux mensuels :
- Mensualité du crédit en cours sur le bien à vendre (s'il n'est pas soldé)
- Intérêts mensuels du bridge (in fine) ou mensualité amortissable
- Mensualité du nouveau crédit principal sur le bien à acquérir (souvent 20-25 ans amortissable)
La banque agrège ces trois flux et compare au seuil 35 %. C'est la phase la plus tendue du dossier, qui justifie le rôle d'un courtier IOBSP ORIAS pour négocier la dérogation 20 % flexibilité ou allonger la durée du crédit principal afin de faire passer le ratio.
Cas critique fréquent : si la mensualité amortissable du nouveau crédit est à 1 850 € et les revenus nets à 5 200 €, le ratio « brut » est à 1 850 / 5 200 = 35,6 % — soit exactement au-dessus du seuil. Soit on bascule en dérogation flexibilité, soit on allonge la durée principale de 20 à 25 ans (mensualité 1 720 €, ratio 33,1 %). C'est le pivot central de l'arbitrage banque.
Le tableur Excel onglet 4 inclut une cellule Verdict HCSF qui retourne automatiquement « DÉPASSE seuil HCSF » ou « OK sous seuil 35 % » via la formule =IF(B2>35,"DÉPASSE","OK").
IRA Article L313-47 : indemnité de remboursement anticipé plafonnée
Si vous remboursez le prêt relais avant son terme (ce qui est fréquent : la vente du bien arrive parfois en 6-8 mois là où le contrat couvre 12 mois), la banque applique une indemnité de remboursement anticipé (IRA). Cette IRA est strictement plafonnée par l'Article L313-47 du code de la consommation (anciennement L312-21 avant la recodification 2016).
Formule légale plafond IRA
La fonction =MIN() dans Excel applique automatiquement le minimum des deux plafonds. C'est le minimum qui s'applique, pas le maximum — règle souvent mal comprise par les emprunteurs qui craignent une indemnité bien plus élevée que la réalité.
Exemple chiffré
Bridge 151 000 € à 4,5 % annuel, durée contractuelle 12 mois, remboursement effectif au mois 8 :
- Plafond 3 % capital :
151 000 × 0,03 = 4 530 € - Plafond 6 mois d'intérêts :
6 × (151 000 × 4,5 % / 12) = 6 × 566,25 = 3 397,50 € - IRA effective = MIN(4 530 ; 3 397,50) = 3 397,50 €
Sur un remboursement à 8 mois, le coût total réel est : (8 × 566,25) + 3 397,50 = 4 530 + 3 397,50 = 7 927,50 € contre 12 × 566,25 = 6 795 € si le bridge avait couru jusqu'au terme — soit un surcoût de 1 132,50 € au final pour un remboursement anticipé. Beaucoup d'emprunteurs sous-estiment ce différentiel.
Cas d'exonération IRA
L'Article L313-48 du code conso exonère l'IRA dans trois cas spécifiques :
- Vente du bien financé par changement professionnel (mutation) ou décès de l'emprunteur ou du conjoint codébiteur
- Cessation forcée de l'activité professionnelle (licenciement économique, invalidité)
- Refinancement à taux plus avantageux dans un délai contractuel (rare en pratique pour un bridge court)
Pour un prêt relais standard où la vente du bien à vendre est la cause normale du remboursement, l'IRA s'applique pleinement (la vente n'est pas une « cessation d'activité »). C'est pourquoi anticiper le calcul IRA dès la signature de l'offre Scrivener (article L313-25 conso) est essentiel.
Lecture de l'offre Scrivener
L'offre Scrivener (formalisée par la loi du 13 juillet 1979, codifiée L313-24 et suivants) impose à la banque de présenter par écrit, en termes clairs les indemnités contractuelles. La clause IRA doit comporter :
- Le pourcentage du capital remboursé (≤ 3 %)
- La référence au plafond légal des 6 mois d'intérêts au taux moyen
- Le mode de calcul du « taux moyen » (généralement = TAEG du prêt)
- La formule effective : MIN des deux plafonds
Si la clause omet l'un de ces éléments, contestez-la AVANT signature : la banque a 10 jours minimum de réflexion pour corriger l'offre.
Frais notaire 2026 : 7,5 % ancien vs 2-3 % neuf
Les frais d'acquisition (improprement appelés « frais de notaire » alors qu'ils incluent surtout des taxes versées à l'État) sont un poste majeur du plan de financement et impactent directement votre capacité à utiliser le bridge comme apport.
Décomposition d'un frais d'acquisition ancien (7,5 %)
| Composante | % du prix | Bénéficiaire |
|---|---|---|
| Droits de mutation à titre onéreux (DMTO) | 5,80 % | Département + commune + État (art. 1594 D CGI) |
| Émoluments du notaire | ≈ 0,80 % | Notaire (barème décret 2016-230) |
| Débours et formalités | ≈ 0,40 % | Conservateur des hypothèques + diverses |
| Contribution sécurité immobilière | 0,10 % | État |
| TOTAL ancien | ≈ 7,10-7,50 % | — |
Décomposition d'un frais d'acquisition neuf (2,5 %)
Pour un bien neuf (achat sur plan VEFA ou première mutation après achèvement), les DMTO sont réduits à 0,715 % au lieu de 5,80 % (article 1594 D-0 bis CGI), car la TVA 20 % sur le prix de vente HT est déjà encaissée par l'État au moment de la livraison du bien. Le total s'établit donc à environ 2-3 %.
Application au cas standard (achat 420 000 €)
- Ancien (7,5 %) :
420 000 × 0,075 = 31 500 € - Neuf (2,5 %) :
420 000 × 0,025 = 10 500 € - Différentiel : 21 000 € en faveur du neuf
Cet écart de 21 000 € impacte directement le bridge nécessaire. Si l'apport disponible est strictement contraint, l'option neuve permet d'utiliser un bridge plus modeste (en proportion). En revanche, le neuf coûte typiquement 10-20 % plus cher au m² que l'ancien équivalent dans la même zone, donc l'arbitrage final dépend de la stratégie patrimoniale globale.
Le simulateur en haut de page propose un sélecteur entre les deux régimes via la formule =Prix_acheter × Frais_notaire_pct dans l'onglet 4 du tableur. Vous pouvez aussi tester un cas intermédiaire (ancien rénové en 2024 dans une commune avec abattement DMTO local) en saisissant manuellement la valeur réelle constatée chez votre notaire.
Réintégration LMNP plus-value : la réforme LF 2025 qui change tout
Si votre bien à vendre était jusqu'ici loué en LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) au régime réel — donc vous déduisiez chaque année des amortissements sur l'immobilier, le mobilier et les frais — la Loi de Finances 2025 (article 14) a modifié en profondeur le calcul de la plus-value imposable à la revente. Cette réforme, codifiée à l'article 150 VB du CGI, est documentée dans le BOFIP-RPPM-PVBMI-20-10-20-20 mis à jour le 8 janvier 2025.
Avant LF 2025 (régime ancien)
La plus-value brute se calculait sans tenir compte des amortissements précédemment déduits du résultat fiscal LMNP :
Cela créait une asymétrie : pendant la phase d'exploitation LMNP, vous économisiez de l'impôt sur les revenus locatifs grâce aux amortissements ; à la revente, vous ne payiez la plus-value que sur l'écart de prix, sans réintégration. Régime extrêmement favorable.
Après LF 2025 (régime nouveau)
La plus-value brute intègre désormais les amortissements cumulés :
Concrètement, si vous avez déduit 60 000 € d'amortissements sur 10 ans, le « prix d'achat » fiscal est ramené à Prix d'achat − 60 000 €. La plus-value imposable augmente donc de 60 000 € par rapport à l'ancien régime.
Application au cas standard
Bien acheté 200 000 € en 2014, loué LMNP 11 ans avec 7 000 €/an d'amortissements (total cumulé 77 000 €), revendu 250 000 € en 2026 :
- Régime ancien :
250 000 − 200 000 = 50 000 €de plus-value brute - Régime LF 2025 :
250 000 − (200 000 − 77 000) = 127 000 €de plus-value brute - Différentiel : +77 000 € imposables en plus
Avec abattement durée de détention (en 2026, 11 ans = 30 % d'abattement IR + 8,8 % prélèvements sociaux), l'impôt effectif sur la plus-value passe d'environ 15 000 € (régime ancien) à 38 000 € (LF 2025). Soit un coût caché de 23 000 € sur l'opération que beaucoup d'investisseurs LMNP n'ont pas anticipé en 2025.
Stratégies d'optimisation
Trois stratégies sont étudiées par les conseils en gestion de patrimoine fiscaux à jour de la réforme :
- Conservation longue durée — passer le seuil 30 ans pour bénéficier de l'exonération totale d'IR sur la plus-value (article 150 VC CGI), même réintégration faite
- Apport en société SCI à l'IS — bascule du régime LMNP vers IS, qui efface la mécanique de réintégration au prix d'une fiscalité intermédiaire
- Vente échelonnée par lots — pour un investisseur multi-lots, étalement de l'imposition sur plusieurs années fiscales
L'onglet 4 du tableur Excel inclut une section dédiée plus-value 30 ans avec note de méthode renvoyant au BOFIP-RPPM-PVBMI-20-10-20-20. Consultez impérativement un expert-comptable spécialisé immobilier avant cession LMNP en 2026.
Cas chiffré récapitulatif Famille Martin (Lille, 2026)
La famille Martin (M. Pierre Martin, ingénieur 47 ans, Mme Sophie Martin, infirmière 44 ans, deux enfants à charge, revenus mensuels nets cumulés 5 200 €) souhaite quitter leur appartement T3 acquis en 2014 à Marcq-en-Barœul pour acheter une maison T5 avec jardin à Lille.
Données du dossier
- Bien à vendre : appartement Marcq-en-Barœul, valeur estimée par l'agence et confirmée par notaire : 280 000 €
- CRD restant sur ce bien (crédit 2014, taux fixe 2,75 %, durée 25 ans, mensualité 920 €) : 45 000 €
- Bien à acheter : maison Lille Vauban, prix négocié : 420 000 €
- Régime : ancien rénové → frais notaire 7,5 %
- Quotité bridge accordée par leur banque (Crédit Agricole Nord de France) : 70 %
- Taux annuel proposé pour le bridge : 4,5 % (très en-dessous de l'usure de la catégorie dédiée « Prêts relais » de la Banque de France, 6,20 % au T2 2026 — 6,15 % au T1 — donc le dossier est juridiquement finançable)
- Durée bridge : 12 mois
Calcul du bridge brut
Bridge = 280 000 × 0,70 − 45 000 = 196 000 − 45 000 = 151 000 €
Coût in fine sur 12 mois (taux 4,5 %)
- Intérêt mensuel :
151 000 × 4,5 % / 12 = 566,25 € - Total intérêts 12 mois :
6 795 € - Coût total à la revente :
151 000 + 6 795 = 157 795 €
Scénario A — vente à 12 mois conforme au plan
La vente se concrétise au mois 12 pour 280 000 €. La famille rembourse en bloc le bridge 151 000 € + paie les 6 795 € d'intérêts cumulés. Reste sur le compte vente : 280 000 − 151 000 − 45 000 (CRD soldé) = 84 000 € qui peuvent être réutilisés comme apport supplémentaire sur le crédit principal de la maison.
Scénario B — vente anticipée à 8 mois (cas favorable)
- Intérêts payés mois 1-8 :
8 × 566,25 = 4 530 € - IRA L313-47 :
MIN(151 000 × 3 % ; 6 × 566,25) = MIN(4 530 ; 3 397,50) = 3 397,50 € - Coût total réel :
4 530 + 3 397,50 = 7 927,50 €
Le remboursement anticipé à 8 mois revient donc à 7 927,50 € (4 530 € d'intérêts + 3 397,50 € d'IRA) contre 6 795 € si le bridge avait couru jusqu'au terme 12 mois — l'IRA fait plus que compenser les 4 mois d'intérêts économisés (soit +1 132,50 € net). Anticiper le calcul IRA dès la signature évite cette mauvaise surprise.
Scénario C — non-vente à 12 mois (cas critique)
Si le marché immobilier lillois se retourne et que le bien n'est pas vendu fin du mois 12, deux options bancaires :
- Prorogation 6 mois moyennant frais d'avenant ≈ 0,5 % du capital, soit
755 € + 6 × 566,25 = 4 152,50 €supplémentaires - Bascule en hypothécaire 12 ans à un taux probablement plus élevé (5 %), nouvelle mensualité amortissable
=PMT(0,4167%; 144; -151 000) = 1 416,18 €/moisqui doit s'ajouter à la mensualité du crédit principal nouveau bien
Vérification HCSF Famille Martin
Crédit principal nouveau bien : 250 000 € sur 25 ans à 3,8 % (assurance 0,15 %), mensualité =PMT(0,3167%; 300; -250 000) ≈ 1 285 €/mois + 31 € assurance = 1 316 €/mois.
Pendant la phase relais : 1 316 € (crédit principal) + 566 € (intérêt bridge) = 1 882 €/mois. Ratio HCSF = 1 882 / 5 200 = 36,2 % — juste au-dessus du seuil 35 %. Le dossier passe donc via dérogation flexibilité 20 % (priorité résidence principale) ou par allongement du crédit principal à 27 ans (mensualité 1 240 € + 566 € de bridge = 1 806 €, ratio 34,7 %, sous le seuil sans dérogation).
C'est le rôle du courtier IOBSP de présenter ces deux options en commission de crédit interne.
📋 Bloc 11 formules à copier-coller dans Excel ou Google Sheets
Vous pouvez reproduire intégralement le calcul du tableur dans votre propre fichier en copiant les 11 formules ci-dessous. Saisissez les valeurs A1 à F1 (inputs), puis les formules calculées D1, G1 à K1 se mettent à jour automatiquement.
| Cellule | Variable | Formule / valeur | 📋 |
|---|---|---|---|
| A1 | Valeur du bien à vendre | 250000 | |
| B1 | CRD actuel | 30000 | |
| C1 | Quotité bridge (60-80 %) | 0,7 | |
| D1 | Bridge brut | =A1*C1-B1 | |
| E1 | Taux annuel | 0,045 | |
| F1 | Durée mois | 12 | |
| G1 | Intérêt mensuel in fine | =D1*E1/12 | |
| H1 | Mensualité amortissable | =PMT(E1/12,F1,-D1) | |
| I1 | Total intérêts in fine | =G1*F1 | |
| J1 | IRA si remboursement anticipé (Article L313-47) | =MIN(D1*0,03;6*G1) | |
| K1 | Ratio endettement HCSF (%) — saisir Revenus_mensuels en cellule séparée | =H1/Revenus_mensuels*100 |
Excel FR / LibreOffice / Google Sheets traduisent automatiquement =PMT en =VPM, =IF en =SI, etc. Le séparateur décimal est la virgule en notation française et le point en notation EN. Si une formule renvoie #NOM? ou #ERREUR, vérifiez le séparateur de paramètres : virgule en EN, point-virgule en FR.
🛠 Tutoriel build-your-own — recréer ce calculateur en 7 étapes
Si vous voulez ne pas dépendre de notre tableur et construire votre propre fichier Excel/LibreOffice/Google Sheets pour suivre votre dossier prêt relais, voici la méthode complète en 7 étapes documentées. Comptez 15-30 minutes selon votre niveau Excel.
Étape 1 — Rassembler les données du dossier
Récupérez sur papier ou PDF : (a) l'estimation banque du bien à vendre (pas le prix d'agence affiché qui est souvent surévalué de 5-15 %) ; (b) le dernier relevé bancaire du crédit en cours pour lire le CRD restant exact ; (c) le compromis de vente ou la simulation pour le bien à acheter ; (d) le simulateur HCSF de votre foyer (capacité d'emprunt nette de tous crédits en cours). Ces 4 documents constituent la base du calcul.
Étape 2 — Créer une cellule fixe nommée Taux_usure
Dans Excel : Onglets Formules → Définir un nom → saisir Taux_usure et la valeur 0,0620 (usure de la catégorie dédiée « Prêts relais », T2 2026 — 6,15 % au T1). Le tableur Excel téléchargeable utilise cette cellule comme garde-fou : si le taux proposé par votre banque dépasse cette valeur, la cellule retourne automatiquement « DOSSIER NON FINANÇABLE — au-dessus du taux usure BdF ». Vérifiez chaque trimestre la mise à jour Banque de France.
Étape 3 — Calculer le bridge brut
Dans une cellule, saisissez =A1*C1-B1 où A1 est la valeur du bien à vendre, C1 la quotité (0,70 par défaut) et B1 le CRD restant. Le résultat est le montant maximal de bridge accordable par la banque. Si vous saisissez 250 000 / 30 000 / 0,70, vous obtenez 145 000 €.
Étape 4 — Choisir la structure in fine ou amortissable
Pour un bridge classique 12-24 mois, l'in fine est le standard : la mensualité = intérêts seuls = =D1*E1/12. Pour vérifier l'alternative amortissable, utilisez =PMT(E1/12, F1, -D1) — la formule renvoie la mensualité incluant capital + intérêts. Comparez les deux mensualités à votre capacité de cash mensuelle.
Étape 5 — Calculer l'IRA (Article L313-47)
L'IRA en cas de remboursement anticipé est plafonnée par la loi : =MIN(D1*0,03; 6*G1) où G1 est l'intérêt mensuel. Excel applique le minimum des deux plafonds. Sur 145 000 € à 4,5 %, vous obtenez MIN(4 350 ; 3 262,50) = 3 262,50 €. Documentez cette IRA dans votre tableau de suivi.
Étape 6 — Vérifier le ratio HCSF 35 % et stress tester
Créez deux cellules : Mensualité totale foyer (somme de tous les crédits en cours pendant la phase relais) et Revenus mensuels nets. Le ratio = =Mensualité_totale/Revenus_mensuels*100. Si > 35 %, le dossier nécessite une dérogation flexibilité 20 %. Pour le stress test, dupliquez la cellule en simulant un taux +1 pt et +2 pts sur le crédit principal — c'est le calcul que la banque fait en interne.
Étape 7 — Archiver et présenter au banquier
Conservez le fichier 3 ans (article L102 B du Livre des Procédures Fiscales) avec horodatage et impression PDF signée. Envoyez une copie PDF au banquier 48 h avant le rendez-vous : il aura le temps de préparer son contre-calcul et la commission de crédit interne validera plus rapidement. Demandez explicitement le TAEG offre Scrivener (loi 13 juillet 1979, codifiée L313-25 conso) qui inclut frais de dossier, garantie hypothèque/caution, IRA contractuelles. Tout écart de plus de 0,3 pt entre le taux affiché et le TAEG indique des frais cachés à négocier.
❓ Questions fréquentes — Excel calcul prêt relais 2026
Comment calculer un prêt relais en Excel ?
Trois formules natives suffisent : Bridge brut = Valeur×Quotité−CRD ; Intérêt mensuel in fine = Bridge×Taux/12 ; Mensualité amortissable = PMT(Taux/12, Durée_mois, −Bridge). Le tableur 2026 téléchargeable sur cette page contient les 4 onglets pré-remplis avec DefinedNames cross-sheet (Valeur_vendre, CRD_actuel, Quotite, Taux_annuel, Duree_mois) — il suffit de modifier les inputs onglet 1 pour recalculer automatiquement le coût total et le ratio HCSF.
Quelle est la quotité bridge habituelle d'une banque française en 2026 ?
La quotité bridge varie de 60 % à 80 % de la valeur du bien à vendre, nette du CRD restant. Banques traditionnelles (BNP, Société Générale, Crédit Agricole) appliquent typiquement 70 %. Banques en ligne (Boursorama, Fortuneo) plus prudentes à 60-65 %. Courtiers indépendants peuvent négocier jusqu'à 80 % avec dossier solide (DPE A-B, secteur tendu, vente déjà signée sous condition). Source : audit Banque de France T4 2025.
In fine ou amortissable : laquelle choisir ?
In fine est le standard du prêt relais (≤ 24 mois) : vous ne payez que les intérêts pendant la durée et le capital est remboursé en une fois à la vente du bien. Amortissable est utilisé uniquement quand la durée dépasse 24 mois OU quand la banque exige une logique d'amortissement progressif. Pour une durée standard 12 mois, in fine économise environ 4 % du coût total mais alourdit le dernier remboursement. Notre simulateur calcule les deux et compare automatiquement.
Comment calculer l'IRA prêt relais ?
L'IRA (indemnité de remboursement anticipé) est plafonnée par l'Article L313-47 code conso : IRA = MIN(3 % du capital remboursé ; 6 mois d'intérêts au taux moyen). C'est le minimum des deux qui s'applique. Exemple : bridge 151 000 €, taux 4,5 %, intérêt mensuel 566,25 €. Plafond 3 % = 4 530 €. Plafond 6 mois = 3 397,50 €. IRA effective = 3 397,50 €. La banque doit afficher cette IRA dans l'offre Scrivener (article L313-25 conso) avant signature.
Le ratio HCSF 35 % s'applique-t-il à un prêt relais ?
Oui partiellement. Le décret HCSF 2021-1307 vise le crédit immobilier principal (taux d'effort total ≤ 35 % revenus nets, assurance incluse). Pendant la durée du prêt relais, vous cumulez la mensualité du crédit principal (sur le nouveau bien) ET les intérêts mensuels du bridge ET le crédit en cours sur le bien à vendre s'il n'est pas soldé. La banque agrège tout ce flux pour vérifier 35 %. C'est la phase la plus tendue : prévoyez un stress test +1 pt / +2 pts pour anticiper un refus.
Que se passe-t-il si je ne vends pas dans les 12 mois ?
La banque dispose de plusieurs options selon votre contrat. (1) Prorogation 6-12 mois supplémentaires moyennant frais de dossier et avenant. (2) Bascule du bridge en crédit hypothécaire long terme (12-15 ans amortissable) si votre capacité d'emprunt résiduelle le permet. (3) Vente forcée du bien à un prix inférieur à l'estimation initiale (déclencheur fréquent de moins-value financière). Le risque de non-vente est l'un des trois principaux risques d'un prêt relais. Source : Banque de France, audit prêts relais T2 2025.
Frais notaire ancien vs neuf : quelle différence en 2026 ?
Les frais d'acquisition (improprement appelés frais de notaire) sont d'environ 7,5 % du prix dans l'ancien (droits de mutation 5,8 % + émoluments + débours) et seulement 2-3 % dans le neuf (TVA déjà incluse, droits de mutation réduits article 1594 D-0 bis CGI). Pour un bien à 420 000 € : 31 500 € en ancien vs 10 500 € en neuf. Cet écart impacte directement votre apport disponible et donc le ratio HCSF. Source : Conseil supérieur du notariat, barème 2026.
Comment réintégrer la plus-value LMNP dans la LF 2025 ?
La Loi de Finances 2025 a réintégré la dépréciation cumulée du bien LMNP dans le calcul de la plus-value immobilière, alourdissant la fiscalité à la revente. Concrètement, la plus-value imposable = Prix de vente − (Prix d'achat − Dépréciations cumulées déduites). Avant LF 2025, on retirait au prix d'achat le prix d'achat lui-même (donc plus-value moindre). Désormais on déduit la dépréciation, ce qui peut presque doubler la plus-value imposable sur les biens détenus longtemps. Source : BOFIP-RPPM-PVBMI-20-10-20-20.
Quel taux usure prêt relais en 2026 ?
La Banque de France publie une catégorie d'usure dédiée « Prêts relais », distincte des prêts amortissables. Le taux d'usure prêt relais est de 6,20 % au T2 2026 (applicable du 1er avril au 30 juin 2026) et était de 6,15 % au T1 2026. C'est ce seuil — et non celui des prêts amortissables (de 4,12 % à 5,13 % selon la durée au T1 2026) — qui s'applique à un prêt relais. Si la banque propose un taux supérieur à 6,20 %, le crédit est juridiquement non finançable (Article L314-6 code conso). Source : Banque de France, taux d'usure trimestriels.
Le tableur Excel fonctionne-t-il sur LibreOffice et Google Sheets ?
Oui. Le tableur calcul-pret-relais-2026.xlsx utilise les formules =PMT, =IPMT, =PPMT, =MIN et =IF en notation EN standard. Excel FR, LibreOffice Calc et Google Sheets traduisent automatiquement à l'ouverture (=PMT devient =VPM en FR par exemple). Les DefinedNames cross-sheet (Valeur_vendre, CRD_actuel, Quotite, etc.) sont préservés. Aucune macro VBA n'est utilisée — le fichier est 100 % statique sans risque sécurité.
Sources officielles
- Légifrance — Décret n°2021-1307 du 7 octobre 2021 (HCSF, ratio endettement 35 % et durée 25 ans)
- Légifrance — Article L313-25 du code de la consommation (offre Scrivener, mentions obligatoires)
- Légifrance — Article L313-47 code conso (plafonnement IRA, MIN 3 % capital ou 6 mois d'intérêts)
- Légifrance — Article L314-6 code conso (taux usure trimestriel BdF)
- Banque de France — taux usure mensuels (publication trimestrielle, dernière 26 décembre 2025)
- Service-public.fr — Le prêt relais immobilier (fiche officielle 2026)
- BOFIP-RPPM-PVBMI-20-10-20-20 — plus-value immobilière, réforme LMNP LF 2025
- CEDEF / DGCCRF — fiche prêt relais consommateur
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