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⚠️ Information Juridique & Fiscale YMYL
Ce simulateur applique les barèmes en vigueur au 14 avril 2026 : Tarif S des émoluments notariaux (arrêté 25 février 2026), barème progressif des droits de mutation par décès (CGI art. 777), abattements par lien de parenté (CGI art. 779), exonération conjoint survivant et partenaire PACS (loi TEPA du 21 août 2007, CGI art. 796-0 bis), régime spécifique de l'assurance-vie (CGI art. 990 I et 757 B). Les résultats sont indicatifs. Une succession comporte des règles civiles (réserve héréditaire, dévolution, options des héritiers) qui nécessitent l'accompagnement d'un notaire. Déclaration à déposer dans les 6 mois suivant le décès (art. 641 CGI) sous peine d'intérêts de retard 0,20%/mois et majoration 10% au-delà de 7 mois.
⚡ En bref — réponse directe
Frais d'une succession 2026 = émoluments notaire + débours + droits de mutation par décès. Les émoluments suivent le Tarif S révisé (1,548% / 0,851% / 0,578% / 0,425% en 4 tranches sur l'actif brut + TVA 20%). Les droits sont progressifs selon le lien de parenté, après application des abattements CGI art. 779 : 100 000 € par enfant et par parent (rechargeable tous les 15 ans), 15 932 € frère/sœur, 7 967 € neveu/nièce, 1 594 € autres. Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont totalement exonérés depuis la loi TEPA du 21 août 2007. Pour une succession de 400 000 € entre deux enfants, les frais totaux ≈ 6 500 € d'émoluments + 0 € de droits (couverts par l'abattement 100 000 € × 2).
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🧮 Calculateur Frais de Notaire + Droits de Succession 2026
Saisissez les données — résultats recalculés automatiquement (Tarif S émoluments 2026, droits CGI art. 777, abattements 779, exonération conjoint TEPA).
📊 Décompte Succession Complet
Actif brut :—
Actif net (après passif) :—
Part théorique par héritier :—
Abattement applicable :—
⚖️ Frais de notaire (Tarif S)
Émoluments notaire HT :—
TVA 20% sur émoluments :—
Émoluments TTC :—
Débours et formalités :—
Total frais notaire :—
💰 Droits de mutation par décès (par héritier)
Part nette taxable (après abattement) :—
Droits par héritier :—
Droits cumulés (tous héritiers) :—
COÛT TOTAL SUCCESSION :—
Part nette reçue par héritier :—
Répartition du coût total :
Émoluments TTC
Débours
Droits de mutation
Barèmes : Tarif S émoluments arrêté 25/02/2026 (1,548% / 0,851% / 0,578% / 0,425%) + TVA 20%. Droits art. 777 CGI progressifs en ligne directe (5% à 45%). Abattements art. 779 CGI. Exonération conjoint/PACS loi TEPA 21/08/2007. Assurance-vie abattement 152 500 €/bénéficiaire (art. 990 I CGI).
Qu'est-ce que les frais d'une succession ?
Quand on parle de « frais de notaire pour une succession », on confond souvent deux choses distinctes qui pèsent pourtant différemment sur l'héritage : les émoluments du notaire (sa rémunération réglementée) et les droits de mutation par décès (impôt perçu par l'État via la DGFiP). Ajoutez à cela les débours (frais avancés par l'office) et vous obtenez le coût total d'une succession.
Sur une succession moyenne de 400 000 € entre deux enfants, la répartition typique est la suivante : environ 4 500 € d'émoluments TTC, 600 € de débours, et… souvent 0 € de droits si l'abattement de 100 000 € par enfant couvre la part reçue. Autrement dit, l'abattement et l'exonération conjoint/PACS font basculer la plupart des successions françaises dans la zone « frais modestes ». Les gros dossiers commencent au-delà de 200 000 € par héritier (en ligne directe).
Trois postes à distinguer absolument
Émoluments du notaire (Tarif S) — rémunération réglementée, barème dégressif sur l'actif brut successoral. Décret 2016-230, arrêté 25 février 2026.
Débours et formalités — publicité foncière, copies d'actes, attestation de propriété, frais de partage. Forfait indicatif 600 à 1 200 €.
Droits de mutation par décès (DMTG) — impôt dû par chaque héritier sur sa part nette (après abattement). Barème progressif CGI art. 777. Reversé à l'État, ce n'est pas une rémunération du notaire mais il le collecte.
Tarif S — barème dégressif (arrêté 28/02/2020 révisé par arrêté 25/02/2026) :
Tranche 1 : de 0 à 6 500 € → 1,548%
Tranche 2 : de 6 500 à 17 000 € → 0,851%
Tranche 3 : de 17 000 à 30 000 € → 0,578%
Tranche 4 : au-delà de 30 000 € → 0,425%
Base : actif brut successoral pour la déclaration de succession (art. A444-62 code de commerce). TVA 20% applicable. Des émoluments complémentaires s'appliquent pour l'attestation de propriété immobilière, les actes de partage, le procès-verbal d'ouverture de testament.
Sur un actif brut de 400 000 €, le calcul des émoluments HT s'effectue tranche par tranche (chaque taux s'applique uniquement sur la portion concernée) :
6 500 × 1,548% = 100,62 €
10 500 × 0,851% = 89,36 €
13 000 × 0,578% = 75,14 €
370 000 × 0,425% = 1 572,50 €
Total émoluments HT : 1 837,62 € — soit 2 205,14 € TTC (TVA 20%)
Émoluments complémentaires fréquents
Acte
Émolument indicatif
Quand ?
Attestation de propriété immobilière
0,520% de la valeur
Si la succession comprend un bien immobilier
Acte de partage
0,850% de la masse partagée
Si partage en pleine propriété entre héritiers
Procès-verbal d'ouverture de testament
~115 €
Si testament olographe ou mystique
Certificat de propriété mobilière
~58 €
Pour comptes bancaires < 5 000 €
Une remise sur émoluments est possible au-delà de 100 000 € d'assiette (art. A444-174 code de commerce, jusqu'à 20%). En pratique, elle est rarement accordée en succession car les émoluments de déclaration de succession restent modestes.
Abattements par héritier — article 779 CGI
Chaque héritier bénéficie d'un abattement personnel sur sa part nette avant application du barème des droits. C'est le mécanisme qui rend la majorité des successions françaises faiblement taxées, voire totalement exonérées.
Héritier
Abattement 2026
Base légale
Conjoint survivant / PACS
EXONÉRATION TOTALE
Loi TEPA 21/08/2007 — art. 796-0 bis CGI
Enfant (ou descendant représentant)
100 000 €
Art. 779 I CGI — rechargeable / 15 ans
Petit-enfant
1 594 €
Art. 779 V CGI (sauf représentation parent décédé)
Frère / Sœur
15 932 €
Art. 779 IV CGI (sauf exonération art. 796-0 ter)
Neveu / Nièce
7 967 €
Art. 779 III CGI
Autres héritiers / non-parents
1 594 €
Art. 788 IV CGI
Héritier handicapé (tous rangs)
+159 325 € cumulable
Art. 779 II CGI
Exonération frère/sœur sous conditions
Un frère ou une sœur peut bénéficier d'une exonération totale des droits de succession (art. 796-0 ter CGI) si trois conditions cumulatives sont remplies au moment du décès : 1) être célibataire, veuf, divorcé ou séparé de corps, 2) avoir plus de 50 ans ou être atteint d'infirmité empêchant de subvenir à ses besoins, 3) avoir vécu avec le défunt pendant les 5 années précédant le décès. Cette exonération transforme une fiscalité à 35-45% en 0 €.
Rechargement de l'abattement (règle des 15 ans)
L'abattement enfant de 100 000 € se « recharge » tous les 15 ans : si un parent a donné 100 000 € à son enfant en 2026 (utilisant ainsi l'abattement), l'enfant bénéficiera à nouveau de cet abattement en 2041 si le parent décède à ce moment. Cette mécanique est au cœur de toutes les stratégies de transmission anticipée.
Barème progressif des droits de mutation par décès — art. 777 CGI
Ligne directe (parents ↔ enfants ↔ petits-enfants)
Part taxable (après abattement)
Taux
Jusqu'à 8 072 €
5%
8 072 à 12 109 €
10%
12 109 à 15 932 €
15%
15 932 à 552 324 €
20%
552 324 à 902 838 €
30%
902 838 à 1 805 677 €
40%
Au-delà de 1 805 677 €
45%
Autres liens de parenté
Frère / sœur : 35% jusqu'à 24 430 €, puis 45% au-delà (après abattement 15 932 €)
Neveu / nièce (au degré) : 55% sur la part taxable (après abattement 7 967 €)
Autres héritiers / non-parents : 60% sur la part taxable (après abattement 1 594 €)
Conjoint / PACS : 0% (exonération loi TEPA)
Réduction pour charges de famille
Chaque héritier ayant trois enfants ou plus vivants ou représentés au moment du décès bénéficie d'une réduction de droits : 610 € par enfant à partir du troisième en ligne directe ou entre époux/PACS, 305 € par enfant à partir du troisième pour les autres successions (art. 780 CGI).
Exemple concret — succession 400 000 € entre deux enfants
Actif net 400 000 € ÷ 2 enfants = 200 000 € par enfant. Abattement 100 000 € → part taxable = 100 000 €. Calcul en ligne directe : 8 072×5% + 4 037×10% + 3 823×15% + 84 068×20% = 403,60 + 403,70 + 573,45 + 16 813,60 = 18 194,35 € de droits par enfant, soit 36 389 € de droits cumulés. Auxquels s'ajoutent ~2 800 € de frais de notaire (émoluments + débours).
🎯 Exonération conjoint survivant / PACS — loi TEPA du 21 août 2007
C'est probablement la plus grande avancée fiscale française des 20 dernières années en matière de transmission : depuis la loi TEPA (Travail, Emploi et Pouvoir d'Achat) du 21 août 2007, le conjoint survivant marié et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession (art. 796-0 bis CGI). Quelle que soit la valeur de l'héritage — 100 000 € ou 10 millions — les droits sont de zéro euro.
Qui est concerné ?
✅ Conjoint marié (quel que soit le régime matrimonial : communauté, séparation de biens, participation aux acquêts)
✅ Partenaire de PACS (depuis la loi TEPA, à l'origine exclusif des unions hétérosexuelles avant 2013)
❌ Concubin (union libre sans formalité) — taxation à 60% après abattement 1 594 € seulement
❌ Ex-conjoint divorcé — aucun droit, considéré comme tiers (60%)
Scope de l'exonération
L'exonération porte sur tous les biens transmis, quel que soit leur nature : immeubles, comptes bancaires, placements, parts sociales, objets d'art, véhicules. Y compris l'assurance-vie désignant le conjoint comme bénéficiaire. Seul reste dû aux frais de notaire (émoluments Tarif S + débours) qui restent obligatoires car toute succession avec un conjoint survivant passe par un notaire pour l'attestation de dévolution et la liquidation du régime matrimonial.
Concubins : le handicap fiscal
Deux personnes non mariées ni pacsées sont considérées comme des tiers pour la fiscalité successorale, malgré 30 ans de vie commune. Sur un bien transmis de 300 000 €, les droits atteignent 60% sur 298 406 € (après abattement 1 594 €), soit 179 044 € de droits — contre 0 € pour un couple pacsé. La régularisation d'un PACS peut donc valoir plusieurs centaines de milliers d'euros. Le PACS produit ses effets fiscaux dès la date de signature.
Concurrence entre conjoint et enfants
En présence d'enfants du couple, le conjoint survivant a le choix entre l'usufruit de la totalité (droit légal) ou le quart en pleine propriété (art. 757 code civil). En présence d'enfants d'une précédente union, seul le quart en pleine propriété est disponible sauf donation au dernier vivant préalable. Dans tous les cas, les droits de succession dus par le conjoint survivant restent nuls.
5 stratégies d'optimisation patrimoniale
Quand les abattements ne suffisent pas (succession > 200 000 € par enfant), cinq leviers permettent de réduire la facture de 30 à 70%, à condition de les activer plusieurs années avant le décès.
1. Donation en ligne directe avec abattement 100 000 €
Chaque parent peut donner 100 000 € à chaque enfant tous les 15 ans sans droits (art. 779 I CGI). Soit 200 000 € par enfant pour un couple, et 600 000 € pour un couple avec 3 enfants sur 15 ans. L'abattement se recharge : nouveau plafond disponible 15 ans plus tard. Pour les dons d'argent en numéraire avant 80 ans à un enfant/petit-enfant/neveu-nièce majeur, abattement supplémentaire de 31 865 € (art. 790 G CGI).
2. Assurance-vie avant 70 ans
Les primes versées avant le 70ᵉ anniversaire du souscripteur bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire désigné (art. 990 I CGI), tout bénéficiaire confondu sur tous les contrats. Au-delà, prélèvement forfaitaire 20% jusqu'à 852 500 €, puis 31,25%. Le bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie reçoit les capitaux hors succession : cela ne rentre pas dans la masse à partager, utile pour avantager un héritier spécifique (enfant d'une précédente union, concubin, ami).
3. Assurance-vie après 70 ans
Les primes versées après 70 ans sont intégrées à l'actif successoral avec un abattement global de 30 500 € (tous bénéficiaires confondus, art. 757 B CGI). Moins puissant qu'avant 70 ans, mais permet encore de capter les gains de placement (qui restent hors succession). L'arbitrage assurance-vie avant/après 70 ans est stratégique.
4. Démembrement de propriété (donation nue-propriété)
Donner la nue-propriété d'un bien tout en conservant l'usufruit permet de transmettre tout en gardant la jouissance (habitation, revenus locatifs). La valeur de la nue-propriété est réduite selon l'âge du donateur (art. 669 CGI) : à 60 ans, nue-propriété = 60% de la valeur, usufruit = 40%. À 70 ans, 70% / 30%. Au décès, la pleine propriété se reconstitue sans droits supplémentaires entre les mains du nu-propriétaire.
5. Donation au dernier vivant (entre époux)
Contrat notarié signé en couple (art. 1094-1 code civil) qui permet au conjoint survivant d'hériter plus que le minimum légal (1/4 ou usufruit). Trois options : totalité de l'usufruit · quart en pleine propriété + 3/4 en usufruit · quotité disponible (3/4 en pleine propriété si 1 enfant, 2/3 si 2 enfants, 1/2 si 3 enfants). Coût de rédaction : environ 300 à 500 € HT. À signer le plus tôt possible dans le mariage.
Pacte Dutreil (transmission d'entreprise)
Pour les entreprises familiales, le pacte Dutreil (art. 787 B CGI) permet une exonération de 75% de la valeur des titres transmis sous conditions d'engagement de conservation 2 ans + 4 ans par un héritier, et d'exercice d'une fonction de direction. Couplé à l'abattement 100 000 € et à un paiement différé+fractionné, la fiscalité peut être divisée par 8.
Actif et passif successoral : ce qui entre dans la base
Actif à déclarer (art. 750 ter CGI)
Immeubles : valeur vénale à la date du décès (abattement 20% sur la résidence principale occupée par le conjoint survivant ou un enfant mineur/protégé, art. 764 bis CGI)
Comptes bancaires, livrets, PEL, CEL, PEA
Portefeuille titres, actions, obligations, OPCVM
Mobilier et objets : forfait 5% de l'actif brut sauf inventaire (art. 764 CGI) ou évaluation précise par commissaire-priseur
Impôts restant dus (IR, IFI, taxes foncière/habitation)
Frais funéraires : forfait 1 500 € déductible (art. 775 CGI) sans justificatif, ou montant réel sur justificatifs
Frais médicaux des derniers 90 jours (sur justificatifs)
Indemnités de licenciement dues
Exclu de l'actif successoral
Capitaux d'assurance-vie (régime spécifique art. 990 I / 757 B CGI)
Biens transmis par donation antérieure (sauf rapport art. 843 code civil)
Pensions et rentes viagères réversibles (sauf exceptions)
PER (Plan Épargne Retraite) individuel sous conditions
Cas particuliers — PACS, enfants non-communs, handicap, indivision
Couple pacsé sans enfant
Le partenaire de PACS est exonéré au même titre que le conjoint marié (loi TEPA) mais il n'est pas héritier légal : à défaut de testament, il ne reçoit rien. Un testament désignant le partenaire bénéficiaire des biens (dans la quotité disponible si famille survivante, totalité si personne d'autre) est indispensable. Les frais de rédaction du testament authentique : environ 130 € HT.
Famille recomposée avec enfants non-communs
Les enfants nés d'une précédente union n'ont aucun droit légal sur les biens du conjoint survivant (qui n'est pas leur parent). Sans anticipation, ils n'héritent que de leur parent biologique. Pour protéger ces enfants ou au contraire le conjoint : donation entre époux, adoption simple (les enfants adoptés simples héritent avec réduction d'abattement), testament, démembrement.
Héritier handicapé
L'héritier handicapé cumule l'abattement ordinaire (100 000 € si enfant) avec un abattement supplémentaire de 159 325 € (art. 779 II CGI), soit 259 325 € d'abattement global pour un enfant handicapé. Condition : être affecté d'une infirmité physique ou mentale empêchant de subvenir à ses besoins. Le certificat médical est à joindre à la déclaration.
Indivision prolongée
Quand plusieurs héritiers héritent ensemble d'un bien immobilier sans procéder au partage, ils restent en indivision. Cette situation est tolérée mais risquée : chaque indivisaire peut demander le partage à tout moment (art. 815 code civil). Le partage génère un émolument de 0,850% de la masse partagée + 2,5% de droit de partage (art. 746 CGI), déduit de la part de chacun.
Legs à une association
Les legs aux associations reconnues d'utilité publique, fondations, œuvres d'intérêt général sont exonérés de droits de mutation par décès (art. 794 CGI). Permet de transmettre sans frais à un organisme choisi tout en valorisant sa mémoire.
Renonciation à succession
L'héritier peut renoncer à la succession dans les 4 mois (ou plus long) — aucun droit, aucune obligation. Utile si le passif dépasse l'actif, ou pour faire bénéficier la génération suivante (les petits-enfants viennent par représentation avec double abattement cumulé). Formalisée au greffe du tribunal judiciaire.
⚠️ 7 erreurs fréquentes en succession
Sous-évaluer l'immobilier — le fisc contrôle les valeurs déclarées. Une sous-évaluation de 20% sur une résidence principale expose à un redressement + intérêts 0,20%/mois + majoration 10 à 80% (art. 1729 CGI). Fiez-vous aux évaluations de notaire ou aux bases DVF/Patrim.
Oublier de rapporter les donations antérieures — les donations reçues dans les 15 ans avant le décès (15 ans en ligne directe, art. 784 CGI) doivent être rapportées à la succession. Oubli = redressement.
Négliger l'assurance-vie — les contrats avec primes avant 70 ans restent hors succession, mais doivent quand même être déclarés au notaire pour le calcul des prélèvements sociaux et des droits éventuels.
Dépasser le délai de 6 mois — intérêts de retard 0,20%/mois dès le 7ᵉ mois, majoration 10% après 7 mois, 40% si mise en demeure non suivie d'effet (art. 1728 CGI).
Confondre exonération conjoint et droits légaux — le conjoint est exonéré de droits mais reste héritier au minimum légal. Une donation au dernier vivant est nécessaire pour l'avantager au-delà.
Oublier les concubins — ils sont taxés à 60% comme des tiers. Un PACS, même de dernière minute, change radicalement la fiscalité (exonération totale).
Attendre le décès pour optimiser — la plupart des leviers (donation, assurance-vie, démembrement, pacte Dutreil) doivent être activés 5 à 15 ans avant le décès pour produire leur plein effet. La règle des 15 ans pour les abattements rechargeables est le meilleur levier.
📚 Glossaire AEO — 10 termes clés
DMTG
Droits de Mutation à Titre Gratuit. Impôt dû sur les transmissions gratuites (succession et donation). Barème progressif selon lien de parenté et part nette taxable (art. 777 CGI).
Tarif S
Barème des émoluments du notaire pour les actes de succession : déclaration, attestation de propriété, partage. Distinct du barème Tarif A pour les ventes immobilières. Arrêté 25 février 2026 : 1,548% / 0,851% / 0,578% / 0,425%.
Loi TEPA
Loi Travail, Emploi, Pouvoir d'Achat du 21 août 2007. Source de l'exonération totale du conjoint survivant et du partenaire de PACS en matière de droits de succession (art. 796-0 bis CGI).
Abattement
Somme déduite de la part nette de chaque héritier avant application du barème des droits. Enfant : 100 000 €, frère/sœur : 15 932 €, handicap : +159 325 €. Rechargeable tous les 15 ans.
Réserve héréditaire
Part de la succession que la loi réserve aux héritiers réservataires (enfants). 1/2 de la succession si 1 enfant, 2/3 si 2, 3/4 si 3+ (art. 913 code civil). Le reste est la quotité disponible, librement dispositive par testament.
Démembrement
Séparation entre la nue-propriété (droit de disposer) et l'usufruit (droit d'usage et de percevoir les revenus). Barème fiscal art. 669 CGI selon l'âge de l'usufruitier. Stratégie de transmission très efficace.
Donation au dernier vivant
Contrat notarié entre époux permettant au survivant d'hériter plus que le minimum légal. Trois options : totalité usufruit, quart PP + 3/4 usufruit, quotité disponible. Art. 1094-1 code civil.
Rapport à succession
Obligation pour l'héritier réservataire de rapporter à la succession les donations reçues du défunt de son vivant (art. 843 code civil), afin de rééquilibrer les parts entre héritiers.
Dévolution légale
Ordre dans lequel la loi appelle les héritiers en l'absence de testament : descendants d'abord, puis conjoint en concurrence avec ascendants ou collatéraux privilégiés, etc. Art. 734 à 755 code civil.
Pacte Dutreil
Engagement collectif puis individuel de conservation des titres d'entreprise, permettant une exonération de 75% des droits de mutation (art. 787 B CGI). Utilisé pour transmettre les entreprises familiales.
❓ Questions fréquentes — Frais de notaire & droits de succession 2026
Quel est le barème des émoluments du notaire pour une succession en 2026 ?
Les émoluments de succession suivent le Tarif S du décret 2016-230, révisé par l'arrêté du 25 février 2026 : 1,548% jusqu'à 6 500 €, 0,851% de 6 500 à 17 000 €, 0,578% de 17 000 à 30 000 € et 0,425% au-delà de 30 000 €. TVA 20% applicable. Ces taux portent sur l'actif brut successoral pour la déclaration de succession (art. A444-62 code de commerce). Des émoluments complémentaires s'appliquent pour les attestations de propriété immobilière et les actes de partage.
Quels abattements s'appliquent en succession 2026 ?
Les abattements de l'article 779 CGI en 2026 : 100 000 € par enfant et par parent décédé (se recharge tous les 15 ans), 15 932 € pour frère/sœur, 7 967 € pour neveu/nièce, 1 594 € pour les autres héritiers et personnes non-parentes, 159 325 € supplémentaires pour une personne handicapée. Le conjoint survivant et le partenaire de PACS bénéficient d'une exonération totale depuis la loi TEPA du 21 août 2007 (art. 796-0 bis CGI).
Qui paye les frais de notaire en cas de succession ?
Les frais de notaire (émoluments + débours) sont payés sur l'actif de la succession avant partage entre les héritiers. Ils viennent en déduction de la masse à partager. Les droits de succession, eux, sont dus par chaque héritier sur sa part nette (après abattement). Chacun règle ses propres droits auprès du notaire qui les reverse à la DGFiP.
Le conjoint survivant paye-t-il des droits de succession ?
Non, le conjoint survivant est totalement exonéré de droits de succession depuis la loi TEPA du 21 août 2007 (art. 796-0 bis CGI). La même exonération s'applique au partenaire de PACS. Cette exonération porte uniquement sur les droits de mutation : les frais de notaire (émoluments, débours) restent dus. Les concubins, eux, sont taxés à 60% comme des tiers malgré toute vie commune.
Quelles stratégies pour réduire les droits de succession ?
Cinq stratégies légales : 1) Donation en ligne directe avec abattement 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans (art. 790 G CGI pour les dons d'argent), 2) Assurance-vie : primes versées avant 70 ans bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire (art. 990 I CGI), 3) Donation au dernier vivant au profit du conjoint, 4) Démembrement de propriété (donation de la nue-propriété, usufruit conservé), 5) Clause bénéficiaire démembrée pour l'assurance-vie. Un bilan avec un notaire ou un conseiller patrimonial est essentiel pour choisir.
Quel est le délai pour régler une succession auprès du notaire ?
La déclaration de succession doit être déposée dans les 6 mois suivant le décès si le décès a lieu en France, 12 mois si hors de France (art. 641 CGI). Les droits de succession sont exigibles à cette date. Tout retard génère des intérêts de retard de 0,20% par mois et une majoration de 10% au-delà de 7 mois (art. 1728 et 1727 CGI). Le notaire peut demander un paiement différé (5 ans pour la nue-propriété) ou fractionné (3 ans) aux Finances Publiques.
Les frais de notaire sont-ils obligatoires pour une succession ?
Le recours à un notaire est obligatoire dès que la succession comprend un bien immobilier, des contrats d'assurance-vie à clause bénéficiaire, des parts de SCI, ou si un testament a été rédigé. Pour une succession composée uniquement de comptes bancaires et placements financiers d'une valeur inférieure à 5 000 € (art. L312-1-4 CMF), les banques acceptent une attestation signée des héritiers sans passage chez le notaire.
Comment est taxée l'assurance-vie en cas de décès ?
L'assurance-vie échappe en partie aux droits de succession classiques. Primes versées avant 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis prélèvement forfaitaire de 20% jusqu'à 852 500 € et 31,25% au-delà (art. 990 I CGI). Primes versées après 70 ans : abattement global de 30 500 € tous bénéficiaires confondus, puis intégration dans l'actif successoral pour les droits classiques (art. 757 B CGI). Le conjoint/PACS bénéficiaire est toujours exonéré (loi TEPA).
Peut-on refuser une succession en 2026 ?
Oui, l'héritier a trois options (art. 768 code civil) : accepter purement et simplement (paiement des dettes même au-delà de l'actif), accepter à concurrence de l'actif net (l'héritier ne paie les dettes que dans la limite des biens reçus), ou renoncer (aucun droit ni obligation, la part passe aux autres héritiers ou à l'État). Le délai pour choisir est de 4 mois (art. 771). La renonciation doit être formalisée au greffe du tribunal judiciaire.
Comment est évalué un bien immobilier dans une succession ?
Le bien immobilier est évalué à sa valeur vénale à la date du décès, c'est-à-dire le prix auquel il aurait pu être vendu dans des conditions normales de marché (art. 761 CGI). Deux méthodes : déclaration par les héritiers (avec abattement de 20% pour la résidence principale occupée par le conjoint survivant ou un enfant mineur/protégé, art. 764 bis CGI), ou expertise par un professionnel (géomètre-expert, notaire, expert immobilier). Une sous-évaluation expose à un contrôle fiscal avec redressement + pénalités art. 1729 CGI.
Abattements art. 779 CGI : enfant 100 000 €, frère/sœur 15 932 €, neveu/nièce 7 967 €, autres 1 594 €. Handicap +159 325 €. Rechargeable tous les 15 ans.
Exonération conjoint survivant & PACS : totale depuis la loi TEPA du 21 août 2007 (art. 796-0 bis CGI). Concubins taxés à 60% (tiers).
Barème DMTG ligne directe : 5% à 45% progressif (art. 777 CGI). Frère/sœur : 35% puis 45%. Neveu/nièce : 55%. Tiers : 60%.
Assurance-vie avant 70 ans : abattement 152 500 € par bénéficiaire (art. 990 I CGI), puis 20% / 31,25%. Hors succession, utile pour avantager un héritier spécifique.
5 stratégies d'optimisation : donation 100k/15 ans, assurance-vie, démembrement, donation au dernier vivant, pacte Dutreil pour entreprises.
Délai déclaration : 6 mois (12 si décès hors France, art. 641 CGI). Intérêts 0,20%/mois + majoration 10% au-delà de 7 mois.
📜 Sources officielles
Loi n° 2007-1223 du 21 août 2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (loi TEPA) — Légifrance
Décret n° 2016-230 du 26 février 2016 relatif aux tarifs des notaires — Légifrance
Arrêté du 28 février 2020 révisé par arrêté du 25 février 2026 — Tarif S émoluments succession
Article 777 CGI (barème progressif droits de mutation par décès)
Article 779 CGI (abattements personnels par héritier)
Article 796-0 bis CGI (exonération conjoint survivant et PACS)
Article 796-0 ter CGI (exonération frère/sœur sous conditions)
Article 990 I CGI (régime fiscal assurance-vie primes avant 70 ans)
Article 757 B CGI (régime fiscal assurance-vie primes après 70 ans)
Article 787 B CGI (pacte Dutreil transmission entreprise)
Article 669 CGI (barème usufruit / nue-propriété selon âge)
Articles 641, 1727, 1728, 1729 CGI (délai de déclaration, intérêts et majorations)
Articles 734 à 755 code civil (dévolution légale)
Articles 913, 1094-1 code civil (réserve héréditaire, donation au dernier vivant)