Calcul IRPP 2026 : barème, tranches et simulateur impôt sur le revenu

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⚠️ Information Fiscale

Les données présentées sont fondées sur la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 et le BOFiP actualisé au 7 avril 2026 (IR-LIQ-20-20). Ce simulateur ne remplace pas les conseils d'un fiscaliste ou d'un expert-comptable. Consultez impots.gouv.fr pour votre déclaration officielle.

⚡ En bref

Le barème de l'impôt sur le revenu 2026 (revenus 2025), issu de la loi de finances pour 2026, comporte cinq tranches : 0 % jusqu'à 11 600 €, 11 % entre 11 600 et 29 579 €, 30 % entre 29 579 et 84 577 €, 41 % entre 84 577 et 181 917 €, puis 45 % au-delà.

Barème IR 2026 (revenus 2025) : les 5 tranches de la LF 2026

L'article 4 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 (loi de finances pour 2026) a revalorisé les seuils de tranches de +0,9 % pour tenir compte de l'inflation des revenus 2025. Ce barème s'applique aux revenus perçus en 2025 et déclarés au printemps 2026. Ne pas confondre avec le barème 2026 (revenus 2024) — une erreur fréquente sur les sites concurrents.

Tranche de revenu par part Taux LF 2026 Seuil LF 2025 Revalorisation
0 € à 11 600 €0 %11 600 €+103 €
11 600 € à 29 579 €11 %29 579 €+264 €
29 579 € à 84 577 €30 %84 577 €+754 €
84 577 € à 181 917 €41 %181 917 €+1 623 €
Au-delà de 181 917 €45 %181 917 €
Impôt maximal par tranche (pour 1 part) :
Tranche 11 % : (29 579 − 11 600) × 11 % = 1 977,69 €
Tranche 30 % : (84 577 − 29 579) × 30 % = 16 499,40 €
Tranche 41 % : (181 917 − 84 577) × 41 % = 39 909,40 €
Tranche 45 % : illimité au-delà de 181 917 €/part

La revalorisation +0,9 % génère une économie concrète : un célibataire déclarant 30 000 € de revenu net imposable paie environ 48 € de moins en 2026 vs 2025. Pour les foyers TMI 41 %, l'effet de la revalorisation des seuils atteint plusieurs centaines d'euros.

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Barème utilisé :
Répartition de votre impôt par tranche
Impôt net estimé 2026 (IRPP)
0 €
Revenu net imposable
Parts fiscales
IR brut (avant décote)
Plafonnement QF appliqué
Décote appliquée
Réfaction DOM
Réductions / Crédits d'impôt
Taux marginal (TMI)
Taux moyen d'imposition

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PFU 31,4 % vs Barème progressif — vos dividendes/PV

Comparatif LF 2025 vs LF 2026 — votre économie

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Étape 1 : du revenu brut au revenu net imposable

Avant d'appliquer le barème, deux abattements forfaitaires réduisent la base imposable. Ces mécanismes sont définis par le CGI art. 83-3° (salaires) et le CGI art. 158-5a (pensions).

Abattement 10 % sur salaires (CGI art. 83-3°)

Il représente les frais professionnels estimés forfaitairement :

  • Minimum 2026 : 509 €
  • Maximum 2026 : 14 556 € par foyer fiscal
  • Formule : abattement = min(max(salaires bruts × 10 %, 509), 14 556)

Alternative aux frais réels : si vos dépenses professionnelles documentées (kilométrage, double résidence, repas) dépassent l'abattement 10 %, vous pouvez opter pour les frais réels (cases 1AK/1BK de la 2042). Voir notre calculateur frais réels 2026.

Abattement 10 % sur pensions (CGI art. 158-5a)

  • Minimum 2026 : 450 € par pensionné
  • Maximum 2026 : 4 399 € par pensionné

Déductions directes du revenu global

Au-delà des abattements, certaines sommes réduisent directement le revenu net imposable :

  • PER (Plan d'Épargne Retraite) : les versements volontaires sont déductibles dans la limite de 10 % des revenus professionnels nets de l'année précédente. En 2026, le plancher est de 4 806 € (10 % du PASS 48 060 €) et le plafond de 35 194 € (8 × PASS). Levier majeur pour les TMI 30 %, 41 % et 45 %.
  • Déficit foncier : la fraction imputable sur revenu global (hors intérêts d'emprunt) est plafonnée à 10 700 €/an (ou 21 400 € pour travaux de rénovation énergétique, prorogé jusqu'au 31 décembre 2027).
  • Pensions alimentaires (CGI art. 156 II-2°) : déductibles sous conditions, non intégrées à ce simulateur simplifié.

Étape 2 : parts fiscales et quotient familial

Le quotient familial (QF) divise le revenu net imposable par un nombre de parts reflétant la composition du foyer, avant application du barème. Il atténue la progressivité de l'impôt pour les familles, mais son avantage est plafonné.

SituationParts baseDemi-parts supplémentaires
Célibataire / Divorcé1+0,5/enfant (1er, 2e) · +1/enfant (3e et +)
Marié / Pacsé (CGI art. 6)2+0,5/enfant (1er, 2e) · +1/enfant (3e et +)
Parent isolé case T (CGI art. 196 B)1+1 part pour le 1er enfant (au lieu de 0,5) · +0,5 suivants
Veuf(ve) avec enfants2+0,5/enfant (1er, 2e) · +1/enfant (3e et +)
Invalidité (CGI art. 195)+0,5Par personne invalide à charge · plafond 1 793 €/demi-part

Plafonnement du quotient familial (CGI art. 197 I-2)

L'avantage fiscal lié aux demi-parts supplémentaires est plafonné en 2026 :

  • 1 807 € par demi-part — cas général (enfants à charge)
  • 4 262 € pour la 1re demi-part supplémentaire du parent isolé (case T)
  • 1 079 € par demi-part — anciens combattants, titulaire carte invalidité seul
  • 1 793 € par demi-part — invalidité de 40 % et plus

Concrètement : si l'IR sans enfants est 12 000 € et que le QF avec 2 enfants donne 3 000 €, la réduction théorique de 9 000 € est plafonnée à 1 807 € × 2 demi-parts = 3 614 €. L'IR final est 12 000 − 3 614 = 8 386 € — et non 3 000 € comme le calcul brut sans plafonnement le donnerait.

Étape 3 : application du barème tranche par tranche

Une fois le revenu par part calculé (revenu net imposable ÷ nombre de parts), le barème s'applique progressivement sur chaque tranche. L'IR par part est multiplié par le nombre de parts pour obtenir l'IR théorique, puis le plafonnement QF éventuel est vérifié.

Formule pour 1 part (revenu par part = R) — barème LF 2026 :
Si R ≤ 11 600 € → IR/part = 0 €
Si R ≤ 29 579 € → IR/part = (R − 11 600) × 0,11
Si R ≤ 84 577 € → IR/part = 1 977,69 + (R − 29 579) × 0,30
Si R ≤ 181 917 € → IR/part = 18 477,09 + (R − 84 577) × 0,41
Si R > 181 917 € → IR/part = 58 386,49 + (R − 181 917) × 0,45
IR théorique = IR/part × nombre de parts

Si l'IR avec enfants est supérieur à l'IR sans enfants diminué du plafonnement QF, on retient l'IR plafonné. Ce mécanisme de plafonnement s'active principalement pour les hauts revenus avec un nombre réduit d'enfants (1 ou 2). Pour les familles nombreuses (3 enfants et plus), le QF reste rarement plafonné sauf revenus très élevés.

Étape 4 : décote si IR brut inférieur au seuil (CGI art. 197 I-4)

La décote est un mécanisme d'atténuation progressive prévu par le CGI art. 197 I-4. Elle s'applique automatiquement quand l'IR brut (après plafonnement QF) est inférieur à certains seuils, pour éviter un saut brutal d'imposition au franchissement de la première tranche.

Décote célibataire : si IR brut < 1 982 €
Décote = max(0 ; 897 − 0,4525 × IR brut)

Décote couple marié/PACS : si IR brut < 3 277 €
Décote = max(0 ; 1 483 − 0,4525 × IR brut)

IR après décote = IR brut − Décote (minimum 0, jamais négatif)

La décote maximale est de 897 € pour un célibataire (quand IR brut ≈ 0 €) et de 1 483 € pour un couple. Elle décroit progressivement et disparaît exactement à 1 982 € et 3 277 € respectivement. Exemple détaillé : célib avec IR brut 1 500 € → décote = 897 − (0,4525 × 1 500) = 897 − 679 = 218 € → IR net = 1 282 €.

La décote est calculée après le plafonnement QF et avant les réductions et crédits d'impôt. Attention : la décote s'applique à l'IR de l'ensemble du foyer, pas par part.

Hauts revenus 2026 : CEHR + CDHR (CGI art. 223 sexies)

La Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus (CEHR), créée par l'article 223 sexies du CGI (loi de finances 2011), s'applique en plus de l'IR dès que le revenu fiscal de référence (RFR) du foyer franchit certains seuils. Le projet de loi de finances 2026 (art. 49.3, voté le 2 février 2026) a reconduit le dispositif sans modifier les seuils, non indexés depuis 2012, et a réactivé en parallèle la Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus (CDHR).

Barème CEHR 2026 (calculé sur le RFR, pas sur le net imposable)

Célibataire, veuf, divorcé :
• RFR entre 250 001 € et 500 000 € → 3 % sur la fraction excédentaire
• RFR supérieur à 500 000 € → 4 % sur la fraction excédentaire

Couple marié ou pacsé (imposition commune) :
• RFR entre 500 001 € et 1 000 000 € → 3 % sur la fraction excédentaire
• RFR supérieur à 1 000 000 € → 4 % sur la fraction excédentaire

Assiette spécifique : la CEHR porte sur le RFR (revenus professionnels, fonciers, capitaux, plus-values imposables, revenus exceptionnels avec quotient) — pas sur le revenu net imposable après abattements. Le RFR ne tient pas compte du quotient familial, ce qui alourdit mécaniquement la charge des foyers avec charges de famille. Aucune demi-part supplémentaire ne diminue le seuil.

Exemple chiffré : célibataire avec RFR de 620 000 € en 2025.
• Tranche 3 % : (500 000 − 250 000) × 3 % = 250 000 × 3 % = 7 500 €
• Tranche 4 % : (620 000 − 500 000) × 4 % = 120 000 × 4 % = 4 800 €
CEHR totale = 12 300 €, à payer en plus de l'IR barème.

Mécanisme de lissage (atténuation des effets de seuil)

Un mécanisme de lissage prévu par l'art. 223 sexies I-1 atténue la CEHR quand le RFR dépasse le seuil de moins de 10 % au cours de l'année d'imposition (ex. 520 000 € pour un couple dont la moyenne triennale est inférieure). Le but : éviter une chute brutale de revenu net disponible à cause d'un revenu exceptionnel ponctuel (plus-value immobilière, prime de départ, cession d'entreprise). Le calcul compare le RFR de l'année N à la moyenne des RFR N-2 et N-1 ; si N > 1,5 × moyenne N-2/N-1 et que le foyer n'était pas assujetti à la CEHR ces années-là, la fraction excédentaire est pondérée.

CDHR 2026 : le plancher à 20 % sur l'ensemble IR + CEHR

La Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus (CDHR), introduite par la LF 2025 (Service Public A18878) et reconduite par la LF 2026 (art. 49.3 — vote 2 février 2026), garantit que les foyers dont le RFR franchit les seuils CEHR paient au minimum 20 % de leurs revenus cumulés en IR + CEHR. Si le taux moyen d'imposition cumulé (IR barème + CEHR) est inférieur à 20 %, une contribution complémentaire est appliquée pour ramener le taux global à 20 %. Seuils RFR identiques à la CEHR : 250 000 € (personne seule) ou 500 000 € (couple).

La CDHR cible les foyers qui ont bénéficié d'optimisations (PFU, crédits d'impôt massifs, défiscalisation immobilière, abattements dirigeants) ayant fait chuter leur taux effectif sous 20 %. Exemple : couple RFR 900 000 €, IR barème 65 000 €, CEHR 12 000 € → total 77 000 € = 8,6 % du RFR. CDHR = (20 % − 8,6 %) × 900 000 € = 102 600 € d'impôt complémentaire.

Plafond du quotient familial 2026 (rappel art. 197 I-2 CGI)

L'avantage fiscal procuré par chaque demi-part supplémentaire est plafonné à 1 807 € pour 2026 (revenus 2025), seuil revalorisé de +0,9 % par la loi n° 2026-103 du 19 février 2026. Pour le parent isolé bénéficiant d'une part entière au titre du 1er enfant (case T), le plafond monte à 4 262 €. Pour les anciens combattants ou invalides (cases P, F, W), le plafond est de 1 802 € pour la demi-part supplémentaire. Le plafonnement s'applique avant la décote et avant le calcul de la CEHR (l'écrêtement QF augmente l'IR brut mais n'affecte pas l'assiette RFR de la CEHR).

Sources officielles : BOFiP BOI-IR-LIQ-20-20-20-20 (plafonnement QF)BOFiP ACTU-2026-00022 (indexation LF 2026)Service Public F31130 (CEHR)Service Public A18878 (CDHR maintenue 2026).

Mariage/PACS vs concubinage : le comparateur

C'est la 2e question fiscale la plus posée en France. Pratiquement aucun simulateur grand public ne la calcule correctement. L'imposition commune (mariage ou PACS, CGI art. 6) est avantageuse quand les revenus des deux partenaires sont fortement déséquilibrés.

Mécanisme de l'avantage fiscal

En déclaration commune, les revenus cumulés sont divisés par 2 parts (minimum), ce qui "tire" le revenu du partenaire le plus aisé dans une tranche inférieure. En concubinage, chaque partenaire est imposé individuellement sur son seul revenu.

Quand l'imposition commune est la plus avantageuse :

  • Partenaire A à TMI 30 % ou plus + partenaire B avec faibles ou nuls revenus
  • Économie maximale si un partenaire ne travaille pas (la 2e part réduit l'IR de moitié)
  • Un cadre à 80 000 € de revenu net seul vs en couple avec conjoint sans revenus économise environ 5 500 € par an grâce à l'imposition commune

Quand l'imposition commune est neutre :

  • Revenus identiques entre les deux partenaires — la division par 2 parties ne modifie pas la tranche
  • Revenus très faibles (tous deux en tranche 0 % ou 11 %) — pas d'économie significative

Le simulateur calcule automatiquement les deux hypothèses quand vous sélectionnez "Marié/Pacsé".

DOM-TOM : réfaction 30 ou 40 % (art. 197 I-3 CGI)

Les résidents fiscaux des départements d'Outre-Mer bénéficient d'une réduction automatique (réfaction) de leur IR calculé selon le barème national. Ce mécanisme, prévu par l'article 197 I-3 du Code général des impôts, vise à compenser les surcoûts structurels de vie dans ces territoires.

TerritoireTaux réfactionPlafond annuel
Guadeloupe, Martinique, Réunion30 %2 450 €
Guyane, Mayotte40 %4 050 €
Réfaction DOM = min(IR après décote × taux réfaction, plafond)
IR final DOM = IR après décote − Réfaction DOM

Le plafond bloque le gain au-delà d'un certain niveau d'IR. Point de basculement : pour Guadeloupe/Martinique/Réunion, le plafond n'est contraignant que si IR après décote > 8 167 € (2 450 ÷ 0,30). En dessous, la réfaction de 30 % s'applique intégralement. Pour Guyane/Mayotte, seuil équivalent à 10 125 € (4 050 ÷ 0,40).

La réfaction s'applique uniquement aux résidents fiscaux domiciliés dans le DOM au 31 décembre de l'année d'imposition (art. 4 B CGI). Elle ne couvre pas les TOM (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Saint-Barthélemy), qui disposent de régimes fiscaux propres.

PFU 31,4 % vs barème progressif sur capitaux mobiliers (Art. 200 A CGI)

Depuis le 1er janvier 2018, les revenus du capital (dividendes, intérêts, plus-values de cession de valeurs mobilières) sont soumis de plein droit au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 31,4 %, décomposé en :

  • 12,8 % d'impôt sur le revenu (IR flat tax)
  • 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG 10,6 % + CRDS 0,5 % + contributions additionnelles)

Le PASS 2026 est de 48 060 €. Le PFU est neutre quel que soit le revenu — il ne dépend pas du barème progressif.

Option pour le barème progressif

Sur option expresse dans la déclaration 2042, le contribuable peut soumettre ses revenus du capital au barème progressif. Cette option est globale — elle s'applique à tous les revenus du capital (on ne peut pas choisir poste par poste). Avantages :

  • Abattement de 40 % sur les dividendes éligibles (sociétés françaises et UE soumises à l'IS)
  • CSG déductible : 6,8 points récupérables l'année suivante sur le revenu global
  • Favorable si TMI < 30 % (tranches 0 % et 11 %)
Comparer PFU vs Barème pour des dividendes qualifiés :
PFU = dividendes × 31,4 %
Barème = (dividendes × 60 %) × TMI + (dividendes × 18,6 %)
— l'abattement 40 % réduit la base IR à 60 % —
Seuil d'équivalence : TMI ≤ 21,3 % → barème préférable
En pratique : TMI 0 % ou 11 % → barème / TMI 30 % et + → PFU

Pour les plus-values mobilières, il n'existe pas d'abattement pour durée de détention depuis la réforme de 2018 (sauf PEA et PEA-PME). L'option barème est donc rarement avantageuse pour les PV, sauf si le contribuable est en tranche 0 % ou 11 %.

Exemples chiffrés (barème LF 2026 confirmé)

Ex. 1 — Célibataire salarié 35 000 € brut annuel, Métropole

Salaires bruts35 000 €
Abattement 10 % salaires−3 500 €
Revenu net imposable31 500 €
1 part fiscale
Barème : (11 600 × 0 %) + (17 979 × 11 %) + (1 921 × 30 %)
IR brut calculé2 554 €
IR brut < 1 982 € ?NON → pas de décote
IR à payer : 2 554 €
TMI30 %
Taux moyen8,1 %

Ex. 2 — Couple marié 2 salaires 42 000 + 28 000 €, 2 enfants mineurs

Revenu net imposable cumulé63 000 €
Parts fiscales (2 + 0,5 + 0,5)3
Revenu par part21 000 €
IR/part : (11 600 × 0) + (9 400 × 11 %)1 034 €
IR théorique × 33 102 €
IR sans enfants (2 parts)12 339 €
Plafond QF (1 807 × 2 demi-parts)3 614 €
IR plafonné : 12 339 − 3 6148 725 €
IR à payer : 8 725 €
TMI30 %

Ex. 3 — Résidente Martinique, retraitée 24 000 € pension

Pension brute24 000 €
Abattement 10 % pensions−2 400 €
Revenu net imposable21 600 €
1 part — IR : (11 600 × 0) + (10 000 × 11 %)1 100 €
Décote : 897 − (0,4525 × 1 100)−399 €
IR après décote701 €
Réfaction Martinique 30 % : min(701 × 30 %, 2 450)−210 €
IR final : 491 €
Taux moyen effectif2,0 %
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❓ Questions fréquentes (10 réponses)

Comment calcule-t-on l'impôt sur le revenu 2026 étape par étape ?

Cinq étapes : (1) Calculer le revenu net imposable après abattement 10 % (salaires 509–14 556 €, pensions 450–4 399 €) ; (2) Déterminer le nombre de parts fiscales (situation familiale + enfants à charge) ; (3) Diviser le revenu par le nombre de parts et appliquer le barème LF 2026 (0/11/30/41/45 %) tranche par tranche ; (4) Multiplier l'impôt par part par le nombre de parts et vérifier le plafonnement QF (1 807 € par demi-part au-delà de 2 parts) ; (5) Appliquer la décote si IR brut < 1 982 € (célibataire) ou 3 277 € (couple), puis déduire les réductions et crédits d'impôt.

Qu'est-ce que le taux marginal (TMI) exactement ?

Le TMI est le taux de la tranche dans laquelle se situe votre dernier euro de revenu net imposable par part. En France 2026 : 0 % jusqu'à 11 600 €, 11 % jusqu'à 29 579 €, 30 % jusqu'à 84 577 €, 41 % jusqu'à 181 917 €, 45 % au-delà. Un célibataire à 40 000 € de revenu net a un TMI de 30 % mais ne paie pas 30 % sur tout son revenu — seulement sur la fraction au-dessus de 29 579 €. Son taux moyen réel est bien inférieur.

Différence entre taux moyen et taux marginal ?

Le taux moyen = IR total ÷ revenu net imposable. Il représente votre charge fiscale réelle. Le TMI = taux de votre dernière tranche, appliqué uniquement à la fraction de revenu qui dépasse le seuil. Exemple : célib 50 000 € net, TMI 30 %, IR total ≈ 4 730 €, taux moyen = 9,5 %. Utilité : TMI pour estimer le coût d'un euro supplémentaire, taux moyen pour mesurer la pression fiscale globale.

Comment fonctionne le quotient familial ?

Le QF divise le revenu net imposable par le nombre de parts avant d'appliquer le barème. Base : 1 part (célibataire), 2 parts (couple). Chaque enfant à charge ajoute 0,5 part (1er, 2e) ou 1 part (3e et +). Parent isolé : 1 part entière pour le 1er enfant. Le gain par demi-part est plafonné à 1 807 € (cas général) pour éviter un avantage disproportionné pour les hauts revenus (CGI art. 197 I-2).

Mariage, PACS ou concubinage : quel impact fiscal ?

Mariage et PACS créent une imposition commune (CGI art. 6) : revenus cumulés, divisés par 2 parts minimum. Favorable quand les revenus sont très déséquilibrés. Le concubinage implique 2 déclarations séparées. L'imposition commune est toujours neutre ou bénéfique par rapport au concubinage sur l'IR seul — jamais défavorable. Le simulateur calcule les deux hypothèses automatiquement quand vous sélectionnez "Marié/PACS".

Qu'est-ce que la décote et qui en bénéficie ?

La décote (CGI art. 197 I-4) atténue progressivement l'IR pour les faibles revenus. En 2026 : célib avec IR brut < 1 982 € → décote = 897 − (0,4525 × IR brut). Couple avec IR brut < 3 277 € → décote = 1 483 − (0,4525 × IR brut). Exemple : célib IR brut 1 100 € → décote = 897 − 498 = 399 € → IR net = 701 €.

PFU 31,4 % ou barème progressif sur mes dividendes : lequel choisir ?

Le PFU (12,8 % IR + 18,6 % PS = 31,4 %) s'applique par défaut. L'option barème permet un abattement de 40 % sur les dividendes qualifiés et récupère 6,8 points de CSG l'année suivante. Avantageuse uniquement si TMI < 30 % (tranches 0 % ou 11 %). À TMI 30 % et au-delà, le PFU est presque toujours préférable. L'option est globale : elle s'applique à l'ensemble des revenus du capital.

Le barème 2026 est-il moins favorable que celui de 2025 pour le contribuable moyen ?

Non, le barème 2026 est légèrement plus favorable grâce à la revalorisation de +0,9 % des seuils de tranches (article 4 de la loi de finances pour 2026). Concrètement, les seuils de 2025 (11 600 / 29 579 / 84 577 / 181 917 €) passent à 11 600 / 29 579 / 84 577 / 181 917 €. Un célibataire déclarant 30 000 € de revenu net imposable paie en 2026 (revenus 2025) environ 2 510 € d'IR contre 2 558 € sous l'ancien barème — soit 48 € d'économie. L'effet est plus marqué pour les tranches hautes. Le comparateur "Avant/Après LF 2026" du simulateur chiffre votre écart personnel.

Si je gagne 1 000 € de plus l'an prochain, combien paierai-je réellement en plus ?

Votre taux marginal (TMI) donne la part d'impôt sur le revenu seul, mais pas la perte nette réelle. Un salarié à la tranche 30 % paiera effectivement 300 € d'IR supplémentaires, mais peut aussi perdre des droits : prime d'activité (dégressive après 1,5 SMIC), bourses scolaires, exonération de taxe d'habitation résidences secondaires, CMU-C, plafonds allocations familiales modulées. Le simulateur "Et si je gagne 1 000 € de plus" intègre ces effets de seuil pour chiffrer le gain réel poche : en moyenne, 520 à 680 € nets pour un foyer TMI 30 % — pas 700 €. Essentiel pour arbitrer heures supplémentaires, augmentation ou freelance.

Je suis résident fiscal en Guadeloupe, comment ma réfaction DOM s'applique-t-elle ?

L'article 197 I-3 du CGI prévoit une réfaction automatique de l'impôt calculé selon le barème national : 30 % aux Antilles-Réunion (Guadeloupe, Martinique, Réunion), plafonnée à 2 450 € ; 40 % en Guyane et à Mayotte, plafonnée à 4 050 €. Exemple : IR barème national 5 000 €, résident Martinique → réfaction = min(5 000 × 30 %, 2 450 €) = 1 500 €, IR final 3 500 €. Le plafond "bloque" le gain au-delà d'un certain niveau d'impôt. Le simulateur applique automatiquement la réfaction si vous cochez "Résident DOM" + choisissez votre département. À noter : la réfaction ne s'applique qu'aux résidents fiscaux domiciliés en DOM à date de clôture de l'exercice (Art. 4 B CGI pour la résidence fiscale).

MK
Mehdi Kabbaj — Fiscaliste, expert finance & mathématiques financières
Spécialisé en fiscalité des particuliers et des entreprises. Mise à jour : 15 avril 2026 — barème LF 2026 (art. 4 loi n° 2026-103) et BOFiP IR-LIQ-20-20 actualisé au 7 avril 2026. Données PASS 2026 issues du BOSS.

Sources officielles

  • Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 — art. 4 (barème IR)
  • CGI art. 197 I-1 à I-4 — Barème, quotient familial, décote, réfaction DOM
  • CGI art. 83-3° — Abattement 10 % frais professionnels salariés
  • CGI art. 158-5a — Abattement 10 % pensions de retraite
  • CGI art. 200 A — Prélèvement forfaitaire unique (PFU 31,4 %)
  • CGI art. 4 B — Résidence fiscale (condition réfaction DOM)
  • CGI art. 6 — Imposition commune mariage/PACS
  • CGI art. 196 B — Parts fiscales parent isolé (case T)
  • BOFiP IR-LIQ-20-20 (actualisation 7 avril 2026)
  • BOSS — PASS 2026 : 48 060 €
  • service-public.fr — Calcul IR (R2740, F1419, A18045)
  • impots.gouv.fr — Simulateur officiel de l'impôt sur le revenu

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