Cerfa S6909 : le certificat médical d'accident du travail (11138*04)

min de lecture · Mis à jour le par Claire Dubois
ℹ️ Site indépendant, non affilié à l'administration française ni à l'Assurance Maladie. Ce guide décrit un document officiel ; il ne donne aucun conseil médical.

🧭 L’essentiel — certificat médical accident du travail / maladie professionnelle (cerfa S6909)

  • 🩺 Ce certificat, imprimé « cerfa n° 11138*04 » (référence S6909d), est établi par le médecin — il ne se télécharge pas pour être rempli soi-même : le PDF public d’ameli.fr porte le filigrane « SPÉCIMEN » sur chaque page.
  • 📄 Il existe en 4 volets : les volets 1 et 2 partent directement du praticien vers l’organisme sous 24 heures, les deux autres sont remis à la victime.
  • 🏷️ Une seule case à cocher parmi quatre natures de certificat : initial, de prolongation, final ou de rechute.
  • 🕒 En cas de sorties autorisées, la victime doit rester à domicile de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h, sauf soins ou examens médicaux.
  • ⚠️ Sans présentation de la feuille d’accident du travail, les honoraires du médecin doivent être demandés à la victime (article L. 432-3 du Code de la sécurité sociale).
  • 🧾 Trois formulaires à ne pas confondre : le certificat médical AT/MP (cerfa 11138*04), l’avis d’arrêt de travail de droit commun (cerfa 10170*08) et la déclaration de maladie professionnelle (cerfa 16130*01).
  • 🔎 Le vérificateur et le calculateur de cette page vous aident à contrôler ce que le médecin a rempli et à suivre le circuit des 24 heures — sans se substituer à aucun avis médical.

📄 Statut de ce formulaire : pourquoi il n'y a pas de PDF à télécharger ici

Cerfa 11138*04 (CM-PRE, référence ameli S6909d) — document établi par le médecin

Contrairement aux autres formulaires présentés sur ce site, ce certificat n'est pas proposé au téléchargement, et ce choix est délibéré : le document est établi par le praticien, qui l'édite depuis son espace professionnel amelipro ou utilise un imprimé fourni par l'Assurance Maladie.

Deux constats vérifiés le 28 juillet 2026 le confirment : le PDF publié par ameli.fr porte le filigrane « SPÉCIMEN » sur chacune de ses cinq pages, et l'adresse formulaires.service-public.gouv.fr/gf/cerfa_11138.do répond « Le formulaire que vous demandez n'existe pas ». Mettre en ligne une copie remplissable de ce spécimen n'aiderait personne : un certificat rempli par l'assuré lui-même n'a aucune valeur.

Le numéro exact, lu sur la page de saisie du document officiel : cerfa 11138*04, sigle CM-PRE, référence S6909d. La page 1 du PDF est la notice (« NOTICE CM-PRE S 6909d ») : c'est pourquoi tant de sources affichent un numéro erroné.

Sources officielles : ameli.fr · fiche service-public.gouv.fr R43522 (spécimen). Les formulaires voisins, eux, sont bien téléchargeables : avis d'arrêt de travail 10170*08 et déclaration de maladie professionnelle 16130*01.

🧭 Quel formulaire dans votre situation ?

Quatre documents se croisent dans un dossier d'accident du travail, et ils ne sont pas remplis par les mêmes personnes. Deux questions suffisent à les distinguer. Aucune donnée n'est envoyée.

1. De quoi s'agit-il ?

2. Qui êtes-vous dans cette démarche ?

🔎 Vérificateur : ce que votre certificat doit comporter

Vous avez le certificat en main : saisissez ce qui y figure. L'outil signale les mentions manquantes, les dates incohérentes, et rappelle l'obligation attachée à chaque rubrique — d'après le document officiel lui-même. Il ne porte aucune appréciation médicale. Aucune donnée n'est envoyée.

⏱️ Calculateur : le circuit des volets et l'échéance des 24 heures

Les volets 1 et 2 « sont adressés directement par le praticien sous 24 heures à l'organisme dont dépend la victime » (article L. 441-6 du Code de la sécurité sociale). Saisissez la date et l'heure d'établissement du certificat : l'outil situe l'échéance et rappelle ce que chacun doit faire. Aucune donnée n'est envoyée.

📥 Où trouver ce certificat, et pourquoi il ne se télécharge pas pour être rempli

Si vous cherchez à télécharger ce document pour le remplir vous-même, autant le dire immédiatement : ce certificat ne se télécharge pas pour être rempli par vous-même. C'est une question qui revient régulièrement sur le forum des assurés d'ameli.fr, souvent sans réponse claire.

Ce n’est pas un document que l’assuré remplit et transmet. Il est établi par le médecin qui constate l’accident du travail, l’accident de trajet ou la maladie professionnelle, à l’occasion de la consultation. Le praticien l’édite depuis son espace professionnel amelipro, ou utilise un imprimé fourni par l’Assurance Maladie. Le PDF que l’on trouve en ligne sur ameli.fr, consulté le 28/07/2026, porte d’ailleurs le mot « SPÉCIMEN » en filigrane sur chacune de ses cinq pages : c’est un modèle de référence, pas un formulaire prêt à remplir.

Autre signal vérifié le même jour : l’adresse en ligne du téléservice de la Direction de l’information légale et administrative, formulaires.service-public.gouv.fr/gf/cerfa_11138.do, répond « Le formulaire que vous demandez n’existe pas ». Il n’existe donc pas de version en ligne officielle à remplir soi-même et à imprimer pour ce certificat, à la différence d’autres démarches administratives.

Ce que vous pouvez concrètement faire, à la place d’un téléchargement : présenter la situation à votre médecin lors de la consultation qui suit l’accident ou la constatation de la maladie, et lui laisser établir le certificat. Votre rôle, une fois le certificat en main, est de vérifier ce qui y figure — c’est l’objet du vérificateur proposé sur cette page — et de respecter le circuit des volets détaillé plus bas, en particulier ce que vous devez transmettre à votre employeur.

📋 À quoi sert ce certificat, et pour qui

Le titre imprimé en tête du document est sans ambiguïté : « certificat médical — accident du travail / maladie professionnelle ». Le texte imprimé sur la notice précise le champ d’application, à reprendre fidèlement : « Ce certificat médical doit être utilisé pour les salariés, les non salariés agricoles (chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole, collaborateurs d’exploitation ou d’entreprise agricole, aides familiaux, associés d’exploitation) victimes d’accidents du travail ou de trajet, de maladies [professionnelles]. »

Le document sert donc à faire constater médicalement, par écrit, la nature des lésions ou de la maladie, ainsi que leurs conséquences en matière de soins et d’arrêt de travail éventuel. C’est ce constat qui permet ensuite la prise en charge par l’organisme dont dépend la victime.

La base juridique imprimée sur le formulaire regroupe plusieurs articles du Code de la sécurité sociale : L. 441-6, L. 461-5, L. 433-1, L. 323-6, R. 433-15, R. 323-11-1. Vous les retrouverez cités à différents endroits de cette page, chacun rattaché à la mention précise qu’il encadre.

Sur la forme, le PDF public compte 5 pages : une page de notice explicative, suivie des 4 volets du certificat proprement dit. C’est un point qui explique une confusion fréquente sur l’identité exacte du document, détaillée plus loin dans la section consacrée aux versions.

🏷️ Les quatre natures de certificat : initial, de prolongation, final, de rechute

Chaque volet du certificat comporte une case « nature du certificat », avec la consigne imprimée « ne cocher qu’une seule case ». Quatre natures sont possibles, et la distinction conditionne la suite de la prise en charge :

Nature du certificatCe qu’il signifie
InitialPremier certificat établi après l’accident ou la première constatation médicale de la maladie professionnelle.
De prolongationÉtabli lorsque les soins ou l’arrêt de travail doivent se poursuivre au-delà de la période déjà couverte.
FinalClôt le suivi médical de l’accident ou de la maladie : le médecin y décrit les séquelles éventuelles.
De rechuteÉtabli en cas de réapparition de troubles liés à l’accident ou à la maladie déjà reconnus.

La notice précise que, lors de l’établissement du certificat médical final, le médecin décrit les séquelles. En cas de guérison ou de consolidation, il indique les conséquences définitives dans la rubrique « constatations détaillées » du volet. Le maintien de soins après consolidation reste possible « sur proposition du médecin traitant », mais cette possibilité est « soumise à l’accord du praticien conseil ».

La notice précise également qu’« une reprise de travail à temps complet peut être antérieure à la date de guérison ou de consolidation » : les deux évènements — reprise du travail et clôture médicale du dossier — ne surviennent pas nécessairement le même jour.

⭐ Le circuit des quatre volets : qui reçoit quoi, et sous quel délai

C’est le cœur pratique de ce certificat, et le point le moins bien expliqué ailleurs. Le document se compose de quatre volets, chacun portant sa propre mention imprimée en marge, et chacun suivant un circuit différent.

Les volets 1 et 2 « sont adressés directement par le praticien sous 24 heures à l’organisme dont dépend la victime (article L. 441-6 du Code de la sécurité sociale) ». Concrètement :

  • le volet 1 porte la mention « à adresser par le praticien à l’organisme dans les 24 heures » ;
  • le volet 2 porte la même échéance de 24 heures, avec la précision « (service administratif) ».

Les deux autres volets « sont à remettre à la victime ». Selon le texte imprimé, elle en conserve un, et « en cas d’arrêt de travail », elle adresse l’autre « à votre employeur ou au Pôle emploi si vous êtes en situation de chômage, afin de les informer ». Le dernier volet que la victime conserve porte, lui, la mention imprimée « à apporter lors de chaque consultation ».

Un constat de lecture, sans conclusion à en tirer : le formulaire distribué aujourd’hui mentionne encore « Pôle emploi », dénomination remplacée par France Travail au 1er janvier 2024. C’est un simple relevé de ce qui est imprimé sur le document tel que téléchargé le 28/07/2026, pas une indication sur la marche à suivre.

Le calculateur de circuit et de délais de cette page reprend cette mécanique : à partir de la date d’établissement du certificat, il rappelle l’échéance des 24 heures applicable aux volets 1 et 2, ainsi que ce que la victime doit faire de ses deux volets.

🕒 Les heures de sortie : ce que le certificat autorise ou non

Le certificat comporte une rubrique où le médecin « doit préciser si l’état de la victime autorise des sorties ». Le texte imprimé sur la notice détaille les deux situations possibles.

Si des sorties sont autorisées sans être libres, « la victime doit respecter les heures de présence à son domicile de 9 à 11 heures et de 14 à 16 heures, sauf en cas de soins ou d’examens médicaux ».

Si, « pour des raisons médicales », le médecin prescrit des sorties sans restriction d’horaire, il coche la case « oui » à cette rubrique, et dans ce cas « la victime n’a pas à respecter les heures de présence à domicile ». À l’inverse, si le médecin ne prescrit pas de sorties sans restriction d’horaire, il coche « non ».

La référence imprimée pour cette rubrique est l’article L. 433-1 du Code de la sécurité sociale. C’est une donnée à vérifier sur votre propre volet plutôt qu’à interpréter : le vérificateur de cette page vous permet de saisir ce qui figure sur votre certificat pour repérer une case manquante ou une incohérence, sans jamais se prononcer sur ce que votre état de santé justifie.

🗂️ Ce que contient chaque volet, rubrique par rubrique

Le volet du certificat s’organise en plusieurs bandeaux, tels qu’imprimés sur le document officiel.

Le bandeau « l’assuré(e) » recueille : le régime (général, agricole ou autre), le numéro d’immatriculation, le nom de famille (« de naissance, suivi le cas échéant du nom d’usage »), le prénom, « l’adresse où la victime peut être visitée (si différente de votre adresse habituelle) », le code postal, la ville, le téléphone, ainsi que le bâtiment, l’escalier, l’étage, l’appartement et le code d’accès de la résidence. Une mention imprimée peu connue mérite d’être mise en avant : « l’accord préalable de votre caisse est OBLIGATOIRE si cette adresse se situe hors de votre département de résidence ».

Vient ensuite la question « S’agit-il d’un accident du travail ? / d’une maladie professionnelle ? », suivie de la « date de l’accident ou de la 1re constatation médicale de la maladie professionnelle ».

Une rubrique « Présentation de la feuille d’accident du travail/maladie professionnelle : oui / non » est accompagnée d’une note imprimée que la section suivante détaille.

Le bandeau « l’employeur » recueille le nom ou la dénomination, l’adresse, le téléphone et le courriel.

Le bandeau « les renseignements médicaux » comporte les « constatations détaillées (siège, nature des lésions ou de la maladie professionnelle, séquelles fonctionnelles) », puis les « conséquences », avec deux lignes distinctes : soins (sans arrêt de travail) jusqu’au … et arrêt de travail jusqu’au …. Un détail imprimé mérite d’être signalé : la date de fin d’arrêt doit être portée « à compléter obligatoirement » en toutes lettres ET en chiffres, la mention « inclus » figurant en fin de ligne.

Le volet se termine par une case « date » et « signature du praticien », accompagnée d’une mention imprimée sur les sanctions encourues en cas de fraude : « Quiconque se rend coupable de fraude ou de fausse déclaration est passible de pénalités financières, d’amende et/ou d’emprisonnement (articles 313-1, 441-1 et 441-6 du Code pénal, article L. 162-1-14 du Code de la sécurité sociale) », ainsi que la mention relative à la loi 78-17 du 6 janvier 1978.

🧾 La feuille d’accident du travail et la question des honoraires

La rubrique « présentation de la feuille d’accident du travail/maladie professionnelle : oui / non » n’est pas une simple formalité administrative : elle conditionne directement la façon dont les honoraires du médecin sont réglés.

La note imprimée sur le certificat est explicite : « en cas de non présentation de la feuille, les honoraires doivent être demandés » à la victime, en référence à l’article L. 432-3 du Code de la sécurité sociale. Concrètement, si vous vous présentez à la consultation sans cette feuille, le praticien peut vous demander de régler ses honoraires vous-même, faute du document qui atteste votre prise en charge.

C’est pourquoi la feuille d’accident du travail est un document à part entière, distinct du certificat médical traité sur cette page. Elle porte la référence S6201 et permet la prise en charge à 100 % sans avance de frais lorsqu’elle est présentée au praticien. La conserver sur soi et la présenter à chaque consultation liée à l’accident ou à la maladie professionnelle évite d’avoir à avancer des frais.

⭐ Ne pas confondre : les trois formulaires du parcours accident du travail / maladie professionnelle

Trois formulaires reviennent constamment dans les questions des assurés, et ils sont régulièrement confondus. Chacun a pourtant un rôle précis et, surtout, n’est pas rempli par la même personne.

FormulaireNuméro et référenceQui l’établitÀ quoi il sert
Certificat médical AT/MPcerfa 11138*04 (S6909d)le médecinconstater les lésions d’un accident du travail, de trajet ou d’une maladie professionnelle
Avis d’arrêt de travailcerfa 10170*08 (S 3116j)le médecinarrêt de travail de droit commun (maladie non professionnelle)
Déclaration de maladie professionnellecerfa 16130*01 (S6100c)la victimedemander la reconnaissance d’une maladie professionnelle

Cette page traite uniquement le premier de ces trois formulaires, le certificat médical AT/MP. Si votre situation relève d’un arrêt de travail pour une maladie non professionnelle, le document qui vous concerne est le cerfa 10170*08, pas celui-ci. Si vous cherchez à faire reconnaître une maladie professionnelle en tant que victime, c’est vous-même qui déposez le cerfa 16130*01, et non votre médecin.

À ce circuit s’ajoute un quatrième document, déjà traité par une autre page du site : la déclaration d’accident du travail, établie par l’employeur, qui porte le numéro cerfa 14463*03. Le certificat médical de cette page et la déclaration de l’employeur sont deux démarches parallèles et complémentaires, l’une médicale, l’autre administrative.

Pour la cohérence de votre dossier, gardez ces repères en tête : l’employeur déclare l’accident du travail sous 48 heures (hors dimanches et jours fériés) via le cerfa 14463*03, et le salarié informe son employeur sous 24 heures. L’attestation de salaire permettant le calcul des indemnités journalières AT/MP est un document distinct, le cerfa 11137*03 (S6202), à ne pas confondre avec le cerfa 11135*04, qui concerne la maladie non professionnelle.

Utilisez l’assistant « quel formulaire dans ma situation » de cette page si vous hésitez encore entre ces quatre documents : il vous oriente vers le bon cerfa (11138, 10170, 16130 ou 14463) selon votre situation.

À lire ensuite : la déclaration d’accident du travail (cerfa 14463*03), l’attestation de salaire pour les indemnités journalières, et tous les formulaires CERFA travail & RH.

Ce chevauchement de numéros, de références et de sigles proches (S6909, S6100, S3116, S6201, S6202) explique en grande partie la confusion visible sur le forum des assurés ameli : chaque document répond à une étape différente du même parcours, mais aucun d’eux ne renvoie explicitement aux autres sur le PDF lui-même. D’où le tableau ci-dessus : c’est en les regardant ensemble que la répartition des rôles devient lisible.

⚖️ Les obligations rappelées à l’assuré, et les sanctions en cas de fraude

Au-delà du contenu médical, la notice du certificat rappelle plusieurs obligations à la charge de l’assuré victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.

La première est « de vous rendre aux convocations qui vous seront éventuellement adressées par le service du contrôle médical », en référence aux articles L. 442-5, R. 442-2 et L. 315-2 du Code de la sécurité sociale.

La seconde est « de vous abstenir de toute activité non autorisée », en référence aux articles L. 433-1 et L. 323-6 du même code. La notice conclut sur ce point, en le soulignant : « Le non respect de ces dispositions peut entraîner la perte de vos indemnités journalières ».

Sur le volet lui-même, une mention distincte concerne le praticien et vise les fraudes ou fausses déclarations : « Quiconque se rend coupable de fraude ou de fausse déclaration est passible de pénalités financières, d’amende et/ou d’emprisonnement », en référence aux articles 313-1, 441-1 et 441-6 du Code pénal et à l’article L. 162-1-14 du Code de la sécurité sociale. Le document rappelle également que la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978, relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, s’applique aux réponses faites sur ce formulaire, et garantit un droit d’accès et de rectification pour les données concernant l’assuré.

Ces deux registres d’obligations, celles de l’assuré et celles du praticien, ne se substituent pas l’un à l’autre : ils figurent sur des parties distinctes du même document, l’un sur la notice, l’autre sur chaque volet signé. Le vérificateur de cette page permet de contrôler que les mentions attendues sur votre volet sont bien présentes, sans se prononcer sur le fond médical du certificat.

📄 Les versions du formulaire, et pourquoi d’autres sites affichent un numéro différent

Le volet de saisie du certificat imprime en tête, à gauche, « cerfa n° 11138*04 » et le sigle « CM-PRE ». La référence de l’Assurance Maladie associée est S6909d, imprimée en bas de chaque volet ; la page de notice porte pour sa part « NOTICE CM-PRE S 6909d ».

Un point mérite d’être signalé pour éviter une confusion fréquente : le numéro cerfa ne figure pas sur la première page du PDF. La page 1 est la notice explicative ; le numéro « 11138*04 » n’apparaît qu’en tête de la page de saisie, c’est-à-dire la page 2 du document. C’est la même configuration que l’on retrouve sur d’autres imprimés de l’Assurance Maladie, où le numéro de la notice et celui du formulaire ne sont pas sur la même page.

C’est ce qui explique, sans qu’il faille y voir une erreur volontaire, pourquoi d’autres pages affichent une version différente. La fiche service-public.gouv.fr référencée R43522 affiche « Cerfa 11138*0 » — une version tronquée — avec la référence « S6909c », soit une version antérieure à celle réellement distribuée aujourd’hui. La mention « 11138*04 » reste rare sur les pages qui décrivent ce certificat. Ce constat se traite sobrement, comme un simple relevé de fraîcheur documentaire, sans qu’il y ait matière à polémique : le document évolue, et toutes les pages qui le décrivent ne sont pas mises à jour au même rythme.

Cette lecture attentive de la première page n’est pas propre à ce certificat : elle vaut pour d’autres imprimés du même émetteur, où le numéro affiché en évidence sur la couverture est celui de la notice, et non celui du formulaire qu’elle accompagne. Vérifier systématiquement la page de saisie, plutôt que la seule couverture, reste le réflexe le plus fiable avant de vous fier à un numéro trouvé ailleurs qu’à la source.

Pour vérifier que le document que vous avez en main correspond bien à la version en vigueur, contrôlez qu’il porte « 11138*04 » en tête de la page de saisie, et la référence « S6909d » associée à la notice « S 6909d ».

❓ FAQ — Certificat médical accident du travail / maladie professionnelle (cerfa S6909)

Puis-je télécharger ce certificat pour le remplir moi-même ?

Non. Ce certificat est établi par le médecin, depuis son espace professionnel amelipro ou sur un imprimé fourni par l’Assurance Maladie. Le PDF public d’ameli.fr porte d’ailleurs le filigrane « SPÉCIMEN » sur chaque page, et le téléservice en ligne prévu pour ce numéro répond que le formulaire demandé n’existe pas.

Combien de volets comporte ce certificat, et où vont-ils ?

Quatre volets. Les volets 1 et 2 sont adressés directement par le praticien à l’organisme dont dépend la victime, sous 24 heures. Les deux autres sont remis à la victime : elle en conserve un, et adresse l’autre à son employeur ou à France Travail (mentionné « Pôle emploi » sur le formulaire) en cas d’arrêt de travail.

Quelle différence entre un certificat initial, de prolongation, final et de rechute ?

Le certificat initial constate l’accident ou la maladie pour la première fois. Celui de prolongation couvre une poursuite des soins ou de l’arrêt. Le certificat final clôt le suivi et décrit les séquelles éventuelles. Celui de rechute est établi en cas de réapparition de troubles liés à l’accident ou à la maladie déjà reconnus. Une seule case est cochée par volet.

Que se passe-t-il si mon médecin ne présente pas de restriction d’horaire pour mes sorties ?

Si le certificat autorise des sorties sans en préciser de restriction, vous n’avez pas à respecter d’heures de présence à domicile. À défaut, la règle imprimée sur le certificat impose une présence de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h, sauf soins ou examens médicaux.

Que se passe-t-il si je ne présente pas la feuille d’accident du travail chez le médecin ?

La note imprimée sur le certificat indique qu’en cas de non-présentation de cette feuille, les honoraires du praticien doivent être demandés à la victime, en référence à l’article L. 432-3 du Code de la sécurité sociale.

Ce certificat est-il le même document que l’arrêt de travail pour maladie ?

Non. Ce certificat (cerfa 11138*04) concerne exclusivement l’accident du travail, de trajet, ou la maladie professionnelle. L’arrêt de travail pour une maladie non professionnelle relève d’un formulaire distinct, le cerfa 10170*08.

Dois-je remplir moi-même la déclaration de maladie professionnelle ?

Oui, mais ce n’est pas le même document que celui traité sur cette page. La déclaration de maladie professionnelle (cerfa 16130*01) est déposée par la victime elle-même, alors que le certificat médical AT/MP (cerfa 11138*04) est établi par le médecin.

Pourquoi certains sites affichent-ils un numéro de cerfa différent de 11138*04 ?

Parce que le numéro du formulaire n’apparaît pas sur la première page du PDF, qui est la notice, mais en tête de la page de saisie. Plusieurs pages, dont une fiche de service-public.gouv.fr, affichent encore une version tronquée ou antérieure (« 11138*0 », référence S6909c), qui ne correspond pas à la version distribuée aujourd’hui.

Qui déclare l’accident du travail auprès de l’organisme, et sous quel délai ?

C’est l’employeur qui déclare l’accident du travail, sous 48 heures hors dimanches et jours fériés, via le cerfa 14463*03. Le salarié, de son côté, informe son employeur sous 24 heures. Cette démarche est distincte du certificat médical traité sur cette page.

Comment savoir quel formulaire correspond à ma situation ?

L’assistant « quel formulaire dans ma situation » de cette page vous oriente parmi les quatre documents du parcours accident du travail / maladie professionnelle : le certificat médical (11138), l’avis d’arrêt de travail (10170), la déclaration de maladie professionnelle (16130) et la déclaration d’accident du travail par l’employeur (14463).

⚖️
Claire DuboisSpécialiste famille, justice et démarches administratives

Claire Dubois rédige les guides travail, santé et démarches sociales de MaCalculatriceEnLigne.com. Ce guide a été rédigé à partir du certificat médical officiel publié par l'Assurance Maladie sous la référence S6909 (téléchargé le 28 juillet 2026 sur ameli.fr), dont le numéro cerfa 11138*04 a été lu directement sur la page de saisie du document, ainsi que des formulaires 10170*08 et 16130*01 téléchargés le même jour sur formulaires.service-public.gouv.fr. Les numéros de formulaire font l'objet d'un contrôle automatisé hebdomadaire.

Contenu à titre informatif, qui ne remplace pas un conseil personnalisé : pour un cas particulier (accident grave, contentieux, régime agricole MSA), rapprochez-vous de la CPAM, de la MSA, de votre service de prévention ou d'un avocat en droit social. Ce site est indépendant de l'administration.

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